Tag archives : médicaments

Dépenses de santé en France : les remèdes choc de la Cour des Comptes

Le rapport annuel de la Cour des Comptes sur la situation et les perspectives des finances publiques accable la gestion du quinquennat Hollande. Les dépenses de santé qui représentent plus de 11% du PIB doivent être davantage maîtrisées si la France souhaite conserver ses indicateurs de santé au vert. Un contexte idéal pour resserrer la vis. Au menu : renforcement des GHT, « rationalisation des prescriptions » au travers de contrats d’objectifs, suppression des négociations conventionnelles au profit d' »accords multi-professionnels », etc.

Lire : Quand l’État se défausse sur l’Assurance maladie pour limiter ses dérives budgétaires

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Les produits de santé vus par le CEPS -ou le Ministère de l’Économie…

A l’occasion de la publication du rapport d’activité 2014 du Comité Economique des Produits de Santé, sous l’égide du Ministère de la Santé mais aussi celui de l’Economie, retour sur l’analyse faite par le CEPS sur les produits de santé, sujet d’actualité dans la discussion du PLFSS s’il en est. Au programme : 180 pages traitant des ventes des produits de santé remboursables, des accords cadre et des mesures de régulation ainsi que des statistiques d’activité du comité. Le programme risquant d’en faire fuir quelques uns dès le début, nous ne rentrerons pas dans les détails statistiques… Dans ce rapport, le CEPS souligne le véritable contre-pied pris par le marché global des médicaments remboursables par rapport aux deux années précédentes : progression du marché global de +2% des médicaments remboursables (suite…)

PLFSS 2014 : les industriels montent au créneau

Un courrier signé de 25 patrons d’entreprises internationales du médicament alerte la présidente de la commission des affaires sociales sur les dangers du PLFSS 2014. L’ancien président de l’assemblée nationale sous l’ère Sarkozy, Bernard Accoyer, dans un entretien paru dans le journal Les Echos, n’y va pas par quatre chemins : le PLFSS 2014 est « mau-vais », et conduit « vers une indéniable étatisation du système de soins ». C’est vite oublier que l’étatisation a été inscrite dans le marbre par un certain Raymond Soubie dans les années 90 et que l’évangélique rapport « santé 2010 » a servi de pensée unique à la haute fonction publique pendant 20 ans pour tricoter les lois. Car après tout, qui présidait les débats parlementaires sur la Loi HPST, pierre de voûte d’une étatisation commencée (suite…)

Prescription pharmaceutique : la CNAMTS distribue ses mauvais points

Une analyse de la prescription des médicaments de spécialité réalisée par la CNAMTS donne au PLFSS 2014 une occasion d’accroître le contrôle dans les hôpitaux.

Le n° 41 de Points de repère, intéressant petit document d’information de la CNAMTS de juin 2013, fait une analyse de la prescription des médicaments. Ses conclusions ne sont pas tombées dans l’oreille d’une sourde : le PLFSS 2014 dans son article 41 prévoit un renforcement du contrôle sur les médicaments de la liste en sus prescrits par les médecins des hôpitaux.

Cocorico

Dans un graphique montrant la remarquable dégringolade de la consommation des médicaments délivrés en officine depuis 10 ans, la CNAMTS s’envoie des fleurs : la politique de maîtrise finit par payer. Trois facteurs expliquent selon ses calculs cette décroissance continue :

  • « des mesures de régulation constantes depuis plusieurs années sur les médicaments de ville avec une maîtrise des volumes, d’importantes baisses de tarifs (baisses de prix et passages au tarif forfaitaire de responsabilité, TFR) et le développement des génériques »
  • « un ralentissement de la croissance sur des classes de médicaments qui contribuaient significativement à la croissance ces dernières années non relayé par de nouvelles classes à fort potentiel »
  • « des baisses brutales de prescriptions de médicaments dont les indications ou l’évaluation de l’apport thérapeutique a été modifié ».

Baisse des tarifs et substitution par des génériques… Lire la suite…

…en boite

Editorial de la 228 Un premier acte sur les abus, un intermède sur le Mediator, un couplet sur la visite médicale, une levée de rideau sur la surconsommation des médicaments, un coryphée qui se lamente sur la privatisation de la sécurité sociale, une multitude de notes sur des banalités en tout genre, et même un grondement de baryton sur l’aide médicale d’Etat qui privilégierait des gens qui n’ont même pas de papiers… Voici la partition minimale d’une chansonnette populaire qui marche à tous les coups. L’auteur du livre « Santé, le grand fiasco » qui se retrouve en tête de gondole dans les Relay des gares et aérogares précise dans une interview au « choix des libraires » qu’elle compare son bouquin à un opéra de Peer Gynt. N’exagérons rien… Car ce livre de (suite…)

Patients consommateurs et consommateurs impatients

La première façon de cerner la réalité des maladies est de constater ce que les patients consomment, c’est-à-dire ce qu’ils paient pour leur santé… ou plutôt ce que paient leurs organismes d’assurance maladie.

1 – La consommation de biens er de services médicaux

a – dépenses globales de santé

Que dépensent les malades pour leur santé ? La réponse est difficile pour deux raisons :

  1. La première tient à ce qu’une partie des soins n’est pas prise en charge par un système d’assurance (public ou privé) Or, il n’est pas aisé de savoir ce que paient les gens de leur poche.
  2. La seconde tient à l’imperfection des statistiques qui rend compliqué de tracer une ligne précise entre ce qui est remboursé par les caisses d’assurance maladie, les organismes complémentaires, l’Etat, les collectivités locales…

Le rapport de la MECSS (mission d’évaluation et de contrôle des politiques de sécurité sociale) dans son rapport de juin 2008, présenté par le sénateur Vasselle souligne cette difficulté (si vous n’avez pas la migraine, vous pouvez toujours aller voir ici). Les rapports intermédiaires du Haut Conseil du Financement de la Protection Sociale (HCFi-PS novembre 2012 et juin 2013) fait un tour d’horizon complet de la situation.

Lire notre article : "rapports du HCFi : pré-shampoing avant la douche"

Dans les subtilités de la comptabilité publique, il faut distinguer :

  • La CSBM : consommation de soins et de bien médicaux
  • La DCS : la dépense courante de santé
  • La DNS : la dépense nationale de santé
  • La CTS : la dépense totale de santé

La plus utilisée est la CSBM (184 milliards d’euros en 2012). La plus réaliste est la DCS (dépense courante de soins : dépasse 240 milliards d’euros)
Quelle que soit la méthode utilisée, il faut retenir la répartition suivante qui, sur les 2 dernières décennies, montre une remarquable stabilité.

Caisses

Complémentaires

Etat et autres

ménages

CSBM %

77%

13%

1,3%

8,5%

Y-a-t-il une modification importante sur le long terme de cette répartition ?

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