Tag archives : lobbying

Le « Mois sans alcool » tombe à l’eau

Éditorial de la 479ème Tout était prêt. Le site internet, le compte Twitter. Près de 600 000€ pour lancer la campagne de communication (une broutille quand on est acteur institutionnel). Santé publique France, l’agence nationale de santé publique française, comptait lancer officiellement prochainement un mois de janvier sans alcool, sur le modèle de ce qui se fait dans d’autres pays européens, comme en Angleterre (« Dry January »). L’Élysée a étouffé le projet dans l’oeuf.   ➡Ca arrive à grand pas le #MoisSansAlcool, on est prêt à recevoir toutes vos questions ! pic.twitter.com/3fmYKlBPAw — MoisSansAlcool (@Moissansalcool) November 11, 2019 Une campagne mûrie de longue date François Bourdillon, premier directeur nommé à la tête de cette nouvelle agence créée par la loi Touraine en 2016, souhaitait, après le tabac, s’attaquer à l’alcool. Se (suite…)

Plan anti-tabac : l’enfumage de Touraine

À l’occasion de la journée sans tabac, le Figaro a fait fuiter quelques mesures anti-tabac prévues par Marisol Touraine dans le cadre du projet de loi qu’elle présentera le 17 juin prochain. Interdiction de la cigarette électronique dans les lieux publics, paquets neutres et sans logo, possibilité d’actions de groupe contre les fabricants, renforcement de l’aide au sevrage, etc. autant de propositions, non démenties pour l’heure par le Ministère, qui tendraient à faire de la France « un des pays les plus en pointe dans les mesures anti-tabac« . Au même moment, un rapport du Comité National contre le Tabagisme (CNCT) enfonçait le clou en rappelant les relations encore troubles des industriels du tabac avec les parlementaires et les médias. Depuis les années 1970, les ventes de tabac ont chuté L‘image du cow-boy (suite…)

État et pharma : qui a peur du grand méchant loup ?

En raison des récents scandales médiatiques autour du médicament, les gouvernements comme les laboratoires pharmaceutiques cherchent à regagner la confiance du public. Mais, face à de tels enjeux, les Français seront-ils convaincus par ces démarches ?

Montrez patte blanche…

 

Well, the people, I would say. There is no patent, could you patent the sun?

 

La Lettre de Galilée la vaccination en France

Crédits : Yousuf Karsh/Retna

Cette célèbre réplique de Jonas Salk, concepteur du vaccin contre la poliomyélite, en avril 1955 souligne à quel point l’éradication de maladies telles que la polyomiélite ou la diphtérie relevait alors d’un combat de santé publique majeur dans le monde. Patenting the sun, (« breveter le soleil » en français), telle est l’étendue céleste, quasi démiurgique, qu’avait le vaccin antipolyomiélite aux yeux de son inventeur. Et pourtant, c’est par cette maxime de Salk que s’ouvre l’ère de la virologie industrielle. Brevet ou pas, l’industrie pharmaceutique suscite rapidement intérêts et convoitises.

Aux États-Unis, le développement des compagnies pharmaceutiques a rapidement été encadré par le gouvernement en réaction à des accidents vaccinaux survenus en 1901 sur des enfants, l’un suite à la contamination d’un vaccin antidiphtérique par le tétanos ayant causé la mort de 13 enfants à St Louis (Missouri), le second impliquant un vaccin antivariolique contaminé tuant 9 enfants à Camden (New Jersey). La première loi de régulation des produits pharmaceutiques et de protection des consommateurs nommée « U.S Biologics Control Act » est votée au Congrès en 1902, elle sera suivie en 1906 de la création par le président Roosevelt du « Pure Food and Drug Act », ancêtre de la Food and Drug Administration (FDA) que nous connaissons aujourd’hui.

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