Tag archives : FHF

Une fin de quinquennat sous le signe de la grogne

Éditorial de la 402ème Le bilan du quinquennat Hollande « pèse incontestablement« , de l’aveu même de Benoît Hamon, dans la course à la présidentielle. L’ancien frondeur, devenu le candidat du Parti Socialiste, compte désormais désabusé les ralliements à Emmanuel Macron et assiste impuissant à la montée fulgurante de Jean-Luc Mélenchon. Pour lequel il votera certainement au deuxième tour, a-t-il confié sur le plateau de l’émission On n’est pas couché, après « une bonne sieste« . Une badinerie qui ne passe pas auprès des socialistes… Pourtant, il y a matière à défendre le quinquennat passé. Lors du Conseil des Ministres, mercredi dernier, un livret de 75 pages intitulé « Un quinquennat pour la France et les Français » a été remis aux membres du Gouvernement. Les pages 29-30 sont consacrées à la santé et reviennent sur les (suite…)

Santé dans les présidentielles 2017 : divertir pour que rien ne bouge

Éditorial de la 393 Les populaces acéphales en redemandent : elles aiment à entendre le bruit des vertèbres qui craquent. Pollice verso ! Qu’on l’achève. Les boules puantes, les casseroles et les fumées sans feu ont fait voler en éclat le paradigme d’un clivage gauche/droite désormais désuet. L’obsession de l’agitation fascinatrice, dans un ultime bain de sang médiatique, aura capté jusqu’à maintenant l’attention des foules aveuglées. Mais, pour autant, avant d’imploser, ce système, menacé de corruption et de dépassement, avait produit des rejetons pour assurer sa survie : des trublions anti-systèmes, rapidement illégitimes sans le système qui les a créés… Le plus ancien, le plus connu et le plus grossier de ces rejetons est le Front National, suivi de près dans son populisme par La France Insoumise de Mélenchon(s) (dont on ne sait (suite…)

Présidentielles 2017 : la révolution de la santé en marche ?

Éditorial de la 392 Les urnes se sont prononcées. Avec près de 2 millions d’électeurs, les primaires de gauche ont désigné Benoît Hamon pour candidater aux présidentielles. Il devance ainsi Manuel Valls avec 58,65% des voix et pourra promettre Hamon et merveilles avec son revenu universel. Lire : Pauvreté et minima sociaux, vers une nouvelle donne ? Une proposition chiffrée par l’Institut Montaigne à hauteur de 349 Md€ par an à terme, soit 20% du PIB actuel. Un projet irréaliste pour certains. Et pour octroyer les 750€ pour tout citoyen majeur, entièrement financé par l’État, Benoît Hamon avance quelques pistes de financement : fusion des aides existantes (minima sociaux et famille), suppression de niches fiscales, taxation des robots et augmentation des taxes et impôts pour les riches. En matière de santé, on ne (suite…)

La marée et les astres

Éditorial de la 374 Alors qu’à l’approche des présidentielles, les équipes des cabinets ministériels se recasent à qui mieux mieux avant la tempête, Marisol Touraine semble à la manoeuvre pour positionner ses troupes. Une vraie marée descendante. Le Monde passe au crible ce « sauve-qui-peut » qui semble avoir doublé par rapport à la fin du précédent mandat. « Pas moins de 57 membres de cabinets ministériels et à la présidence de la République ont cessé leurs fonctions, soit un peu plus de 10 % des effectifs. Par comparaison, ce nombre était de 28 en 2011 sur une période identique. » Dans ces eaux troubles et mouvantes, pourtant, les gros navires manoeuvrent : le 28 septembre prochain se dérouleront l’élection par son conseil d’administration du prochain président de la Fédération hospitalière de France (FHF). Et vendredi dernier, deux candidatures ont été enregistrées : (suite…)

Croissance : le syndrome d’Ulysse

Éditorial de la 358 L‘accélération surprise de la croissance dans la zone euro au premier trimestre (+0,6%) surprend par sa vigueur. Il n’en fallait pas moins pour que François Hollande se réjouisse (enfin) des prémonitions de ses pythonisses et annonce une possible baisse d’impôts. Selon Ingrid Feuerstein des Echos, « l’exécutif y voit un moyen de conforter l’idée que « ça va mieux » et de continuer à redistribuer les fruits d’une croissance qui repart. » Reste à savoir qui en bénéficiera. Bercy n’en finit pas de faire ses comptes en rajoutant cette annonce aux 4 Md€ de dépenses nouvelles déjà annoncées depuis le début d’année. « La trajectoire budgétaire ne sera pas facile à tenir, sans compter le risque d’un dérapage des dépenses liées à la prime d’activité« . On se souvient du rapport Malvy-Lambert sur la finance publique. (suite…)

Les esprits animaux

Éditorial de la 316 La reprise française n’est plus seulement une affaire d’alignement des astres et de facteurs extérieurs de soutien« . Bercy l’a dit. Plusieurs indicateurs conjoncturels semblent le confirmer. Une note de l’INSEE pour 2015 affirme même que la « reprise se diffuse en France » comme dans la zone euro. Après une première hausse en France de 0,6% au premier trimestre à laquelle personne ne croyait vraiment, le PIB progresserait de 0,3% au deuxième, de 0,3% au troisième, puis de 0,4 % au quatrième trimestre, représentant sur l’ensemble de l’année, une croissance de 1,2 %, au lieu de 0,2 % en 2014. On ne saura jamais si l’astrologie de Hollande suivait les méandres de son cœur ou ceux de sa raison. Mais le ciel semble s’éclaircir par l’entremise de ces auspices (suite…)

MEDEF, le retour

Après un long silence, les patrons de l’hexagone s’intéressent à nouveau à la bonne santé des Français. Quand les stars du CAC tracent un « cap » qui décape. On les avait perdus de vue. Les vieux barons du CNPF avaient pris de la bouteille, les anciens « maîtres de forge » de la vieille UIMM étaient même morts avec la fermeture des usines. La désindustrialisation de la France avait fait émerger une nouvelle génération de patrons aux neurones davantage câblés sur les marchés financiers que sur le bien-être des salariés. Le couple FO/CNPF a fonctionné pendant plus de 25 ans jusqu’à son coup de grâce dans la décennie 90. Relisez l'article : « Blondel, la mort d’un éléphant » Devenue MEDEF, l’organisation patronale a gardé un œil sur les URSSAF, mais s’est évertuée à dénoncer (suite…)

L’hôpital, rien que l’hôpital

La FHF revendique une plus grande liberté de gestion et une diminution sensible de la pression de la tutelle de l’État au prix d’une politique de terre brûlée à l’égard de la médecine de ville. Opportune austérité Le registre lexical du document de la FHF peut surprendre. Comme si plusieurs mains avaient participé à la construction de l’édifice sans un plan de masse commun tant il renferme de contradictions. Le texte de la FHF commence par un paradoxe : le plan de redressement présenté par Manuel Valls « peut devenir une chance pour le secteur hospitalier« . Assertion assez redoutable car si l’on se réjouit de réduire la production des soins au nom des économies utiles, c’est qu’assurément on ne se sent pas concerné. Les économies sont pour les autres. « En clair, (suite…)

Petit marquis et grand maquis

Éditorial de la 255 C’est reparti. Les révélations de Mediapart sur les conflits d’intérêts d’Aquilino Morelle, la plume d’Hollande virée la semaine dernière, alimentent une gouaille stérile ; Le Point donne à l’article de Jérôme Béglé le titre de « honte et déshonneur » – n’exagérons rien – et l’ancien président de l’assemblée nationale, Bernard Accoyer, va jusqu’à demander dans Le Journal du Dimanche l’audition par les parlementaires de l’ancien conseiller du président. L’affaire Cahuzac exhale ses remugles ; la politique du moment n’a pas besoin de ses relents. Au moment où l’industrie pharmaceutique s’évertue à redorer son blason et réussit presque à faire oublier ses frasques anciennes, voici qu’un ancien dirigeant de Lundbeck, probablement dégagé de lien contractuel, en d’autres termes, viré depuis du laboratoire danois, étale sur la place publique des méthodes (suite…)

Les étranges convergences entre le MEDEF et la FHF

À quelques semaines d’intervalle, la Fédération Hospitalière de France et le MEDEF publient leur plateforme respective. On y relève quelques étonnants points communs.

La Lettre de GaliléeAllons donc ! Ne nous mettons pas à imaginer que les scribouillards de la Fédération Hospitalière de France et les gratte-papier du Medef se réunissent à la nuit tombée pour tremper leur plume dans le même encrier quelque part entre l’avenue Bosquet et la rue Cabanis.
Notons seulement qu’à la lecture des propositions de la FHF, présentées par son fringant président, Frédéric Valletoux, le 11 avril dernier, on y pêche quelques similitudes avec la « contribution du Medef au débat sur la stratégie nationale de santé » parue en février dernier.

Lire : Touraine en mode mineur

Desserrer l’étau de l’État

O n peut s’en douter, quand l’État annonce 10 milliards d’économie sur l’assurance maladie, on entend rugir des sauve-qui-peut dans les fonds de cales. Même s’il n’est pas facile à identifier, le plan de redressement économique annoncé par le premier ministre aura au moins la vertu de stimuler les cerveaux de l’intelligentsia sanitaire pour trouver des exécutoires et sauver son pré-carré.

La FHF en vient à considérer le plan comme une chance pour l’avenir du secteur hospitalier.

La FHF en vient à considérer le plan comme « une chance pour l’avenir du secteur hospitalier. En clair, il s’agit de faire rapidement des économies à court terme, comme la lutte contre les prescriptions inutiles, tout en mettant fin à l’inflation de procédures bureaucratiques source de surcoûts prohibitifs ».

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