Tag archives : Didier Migaud

La Cour des Comptes a-t-elle la dent dure ?

Éditorial de la 438ème  En matière de finances publiques, j’ai tout à fait conscience du fait que le message de la Cour, comme les allers-retours de Sisyphe, peut paraître répétitif (44’56) ». C’est par ces mots que Didier Migaud, le président de la Cour des Comptes, a accueilli hier le Président de la République, Emmanuel Macron, lors de sa traditionnelle audience solennelle de rentrée. Un impératif de sincérité des prévisions de finances publiques Rappelant que si « trop souvent par le passé, la cigale a pris le pas sur la fourmi« , « en 2017, le déficit public devrait passer sous le seuil des 3 points du PIB. Cela permettrait de sortir, enfin, après dix années, de la procédure de déficit excessif, en 2018. (…) Ce résultat serait obtenu en grande partie grâce à l’amélioration cela conjoncture qui a (suite…)

[Re]vue de Web : La Cour des Comptes accable une nouvelle fois les comptes de la Sécurité sociale

Dans le tumulte des scandales de la rentrée, la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, tente de se faire entendre pour présenter le chantier de sa Stratégie Nationale de Santé. Manque de bol, l’IGAS et la Cour des Comptes font le buzz à sa place… Agnès Buzyn dévoile sa Stratégie Nationale de Santé Lundi 18 septembre, la Ministre de la Santé a officiellement lancé, à l’aune d’un rapport du Haut Conseil de la Santé Publique, les travaux de sa Stratégie Nationale de Santé (SNS) autour de 4 grandes priorités : la prévention et la promotion de la santé, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins, la pertinence et la qualité des soins, et l’innovation. Un grand exercice de démocratie sanitaire est prévu jusqu’en décembre. Ensuite, Agnès Buzyn (suite…)

On badine à Versailles, on folâtre à Nancy

Éditorial de la 414ème La Cour des Comptes a publié son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. L’équilibre des comptes ne sera pas au rendez-vous.  « En 2017, sans mesures fortes de redressement, le déficit public dépasserait l’objectif de 0,4 point de PIB, pour atteindre 3,2 points de PIB ; en 2018 et au-delà, un effort d’économies sans précédent serait nécessaire pour respecter la trajectoire du Programme de stabilité. » Lire : Dépenses de santé, les remèdes choc de la Cour des Comptes L’INSEE nous apprend d’ailleurs qu’à la fin du premier trimestre 2017, la dette publique s’élève à 2 209,6 Md€, (+62,3 Md€ au cours des 3 derniers mois), soit 98,9 % du PIB. Autrement dit, sans recourir une nouvelle fois à la dette, l’État n’aura bientôt plus un seul kopeck (suite…)

La Cour… toujours

Le roboratif rapport annuel de la Cour des Comptes fait le point sur les suites données à ses contrôles. Le Gouvernement n’est pas le plus mauvais élève. Mais on ne sait rien sur les communes. Élections obligent.

La Lettre de Galilée

Une remise d’Oscars à l’envers pour la Cour des Comptes

La publication du rapport de la Cour des Comptes est toujours un événement. Entre les primés de la mauvaise gestion et les nominés du laxisme, la Cour mériterait une remise de prix largement diffusée sur les chaînes de télévision publiques, avec smokings et nœuds pap’, magistrats en robe et hermine, gardes républicains en tenue d’apparat.
Une remise d’Oscars à l’envers en quelque sorte avec une distribution de bonnets d’âne.
« Le prix de la gestion la plus désordonnée est attribué à… la CIPAV (caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse des professions libérales) ».
« Le prix du meilleur fiasco financier est attribué à… la coopération franco-britannique en matière de porte-avions ».
« Le prix de la débrouille est décerné… aux 800 000 personnes qui voyagent à l’œil à la SNCF. »
Et ainsi de suite, car les 1 500 pages du rapport regorgent de données qui auraient certainement fait le bonheur de Jean-Pierre Pernaut il y a quelques années dans une émission nunuche, « Combien ça coûte ? », malheureusement susceptible de réapparaître sur la chaîne de Bouygues pour le grand bonheur du contribuable moyen.

Le plus succulent sous embargo

Si l’accès public aux contrôles et avis intégraux de la Cour est une exigence démocratique, la vulgarisation par les médias est à prendre avec des pincettes. Le Monde en a fait une présentation plutôt intelligente avec cette tentation cependant (comme nous l’avons fait ci-dessus) de ne retenir que les sujets les plus friands. Idem pour Libération. Mais Le Point fait sa manchette sur le privilège des cheminots et BFMTV fait la même chose, alors que, tout bien pesé, la SNCF n’est pas sur le podium des plus nuls mais dans la catégorie des élèves à surveiller.
C’est là tout le danger. Chaque média puise dans les rayons des comptes publics ce qui correspond à son lectorat au risque de shunter l’essentiel, parler de la fuite du lavabo alors que le pays est inondé.

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