Accueil / Conventionnement / [Re]vue de Web : RSA, C and Co

[Re]vue de Web : RSA, C and Co

Cette semaine, la [re]vue de Web s'attarde sur le quotidien des médecins. Sur son blog, docdu 16 nous raconte quelques consultations croustillantes. Des tranches de vie, des échantillons de patients.

 "Madame A, vous me demandez un rendez-vous en urgence, je vous trouve une place entre deux patients, vous en profitez pour me demander votre ordonnance habituelle pour laquelle vous auriez pu prendre un rendez-vous sans urgence et, en plus, cerise sur le gâteau, vous me demandez un certificat pour la salle de sport. Eh bien, zut. Vous charriez. Je crois que je ne vais plus être votre médecin traitant... - Vous ne pouvez me parler comme cela. - Si."

La Lettre de Galilée

 

Mais la réalité de ce quotidien cache quelques exaspérations de la part des médecins : quelques-uns n’hésitent pas à appliquer des dépassements d’honoraires en dehors de 9h-17h. Une pratique a priori légale pour ces horaires puisque, selon le code de santé publique (article R.4127-53), "Les honoraires du médecin doivent être déterminés avec tact et mesure, en tenant compte de la réglementation en vigueur, des actes dispensés ou de circonstances particulières". 

Lire : Conventionnement des professionnels libéraux : la fin d'un système ?

 

Autre point de crispation : dans le département du Haut-Rhin. Ce département a voté, selon le Parisien, le "conditionnement du versement du RSA à des heures de bénévolat". Une plate-forme numérique sera même créée pour mettre en relation les allocataires avec les besoins des associations, maisons de retraite ou autres établissements publics. Décision qui n'a pas manqué de faire bondir notre Ministre de la Santé...

L'occasion pour rappeler la situation catastrophique de certains départements face à l'explosion des dépenses sociales. Le Figaro indique que des négociations sont en cours pour partager entre Etat et département la prise en charge du RSA. Les dépenses sociales des départements (RSA, APA et PCH) ont bondi de 4,3% en 2014, atteignant 35 milliards d'euros. Soit près de 60% du budget des collectivités territoriales. "Les dépenses de RSA bondissent en moyenne chaque année de 9,1% depuis 2012 et se sont élevées, en 2014, à 9,7 milliards d'euros. Deux facteurs expliquent ce boom. D'abord, la hausse du nombre de bénéficiaires qui suit, en décalé, l'augmentation du chômage. Ensuite, le plan pauvreté du gouvernement qui vise à augmenter le RSA de 10% sur le quinquennat".

Crédits photos : Gideon.

À propos de Vincent Fromentin

Blogueur santé et directeur de publication de La Lettre de Galilée. Voir tous ses articles.
Contenu non disponible.
Merci d’accepter les cookies en cliquant sur « Accepter » sur la bannière.
x

Lisez-aussi

Pauvreté et minima sociaux : vers une nouvelle donne ?

Le 15 avril dernier, Manuel Valls a dressé le bilan du plan ...

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer