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Médecins libéraux, ces mal-aimés

Éditorial de la 446ème

Contrairement à ce qu'affirmaient les syndicats de médecins, ici ou , lors des dernières réunions du comité de pilotage du tiers payant, qui mettaient en garde le Gouvernement contre tout retour possible du tiers payant généralisé obligatoire tant que les pré-requis techniques n'étaient pas réunis, la Fédération des Mutuelles de France (FMF) le 03 avril dernier, réagissant dans un communiqué en ligne, au rapport de l'IGAS sur la généralisation du tiers-payant, inversait la vapeur et jetait le discrédit sur les médecins libéraux en estimant que "pour la part complémentaire, tous les défis techniques ont été relevés par les mutuelles, en prenant soin d’apporter une réponse satisfaisante aux exigences des professionnels de santé. Les dispositifs retenus répondent notamment aux demandes de simplicité afin de préserver le temps médical. Les obstacles à la généralisation du tiers payant se trouvent, en premier lieu, du côté de certains médecins. Ceux-ci redoutent notamment une visibilité accrue des dépassements d’honoraires."

Lire : Qare au gorille !

Ce week-end, lors du Congrès de Médecine Générale, Agnès Buzyn, la Ministre de la Santé, invitée pour l'occasion, a reconnu que "la médecine générale est la discipline-clé de la transformation du système de santé" tout en appelant -PLFSS oblige- à "améliorer la pertinence des prescriptions et des parcours". Elle a également fait le voeu que l'"exercice en équipe de soins coordonnée" devienne "prédominant d’ici à 2022"Les médecins généralises doivent être de vieux misanthropes à l'exercice bien solitaire ! Heureusement les (presque) premières infirmières en pratique avancée (IPA) feront leur rentrée, malgré quelques vaines réticences ici ou .

Lire : La désertification médicale, mythes et réalités

Ah ! Ces médecins libéraux qui crachent dans la soupe et redoutent une étatisation du système ! Comment ne pas les croire quand on voit que les cinq grands chantiers de la stratégie de transformation du système de santé sont pilotés par des technocrates : aucun libéral (comme d'ailleurs au collège de la HAS...) ! Dominique Le Guludec, patronne de la HAS, Olivier Lyon-Caen, Assurance maladie, Alain Michel Ceretti, président de France Assos SantéJean-Marc Aubert, directeur de la Drees, Dominique Pon, directeur général de la clinique Pasteur, Annelore Coury, Assurance maladie, Aurélien Rousseau, PDG de la Monnaie de Paris, Norbert Nabet et Pierre Pribile, ARS. On attend leurs conclusions fin mai.

Lire : Qui sont les suppôts de l’ubérisation du système de santé ?

Si les technocrates n'achèveront peut-être pas la médecine libérale, les vocations de MG quant à elles ne risquent pas de révolutionner les déserts médicaux...

Crédits photos : Scott Beale.

À propos de Vincent Fromentin

Blogueur santé et directeur de publication de La Lettre de Galilée. Voir tous ses articles.
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