Archives de cet auteur: Jean Halligon

Le Dr Jean Halligon, médecin généraliste phlébologue et ancien président de la Conférence des présidents des CME de l’hospitalisation privée, donne son point de vue dans les brèves d'Alex pour La Lettre de Galilée.

Michel Drucker, Le Point et la HAS…

Le 5 janvier dernier, au sein de La Chapelle St Louis de l’hôpital de la Pitié – Salpêtrière Michel Drucker passait une nuit avec les professionnels de santé. Au-delà de la performance de services phares, comme une maternité où l’actrice Esa Zylberstein a montré de jolies larmes, de la disponibilité et de la compétence des urgentistes du SAMU, récemment soulignées à juste titre à l’occasion des attentats de l’an passé, de louanges parfois méritées décernées par le patron de l’AP – HP, Martin Hirsch, on n’a pas eu beaucoup à s’appesantir sur une analyse des forces et faiblesses du système de santé : l’hôpital est performant, tout va bien, dormez bonnes gens, même en cas d’attentat vous serez soignés, tout cela a un coût, mais ces professionnels de santé sont tellement (suite…)

Le juste prix

En matière de services comme dans l’industrie, le bon prix est celui qui permet au producteur de payer son personnel, salaires et charges, ses fournisseurs, ses impôts et taxes, ses investissements, ses coûts de fonctionnement, et lui laisse de quoi se rémunérer. Dans la vie commerciale et industrielle « normale », si les charges salariales par exemple, où les coûts de production augmentent, le producteur peut jouer soit sur l’effet volume soit sur l’effet prix, en augmentant l’un ou l’autre pour maintenir son niveau de rémunération. Si le coût unitaire de la production augmente, on ne peut augmenter que le volume d’activité, qui a de toute façon une limite. Quand cette borne est franchie, le producteur se retourne vers l’autorité qui fixe le prix unitaire en réclamant une hausse de (suite…)

Maternités : proximité ou efficience ?

Le récent rapport de la Cour des Comptes remet sur le devant de la scène le problème des petites maternités, réalisant moins de 300 accouchements par an. Lire : Faut-il fermer les petites maternités ? Voici revenue la contradiction proximité / efficience : peut-on avoir auprès de chez soi une maternité idéale, avec tous les professionnels nécessaires, entraînés, disponibles 24 heures sur 24 en tous points du territoire ? La question se pose aussi, bien évidemment, pour les blocs opératoires effectuant moins de 1000 interventions par an, et on peut parier qu’elle va resurgir bientôt dans l’actualité pour ce secteur-là aussi. Outre que cela dépasse les possibilités financières de la nation, la démographie des chirurgiens, des obstétriciens, des anesthésistes, force à répondre clairement non à cette double question. À supposer même (suite…)

« Bouffer du malade »…

Faut-il que l’exaspération des médecins hospitaliers publics soit à son comble pour qu’un de nos collègues, responsable syndical de surcroît, utilise une telle expression… Connaissant les deux mondes hospitaliers, public et privé, on peut assurer à notre confrère qu’il y a partout des moments de surcharge de travail, et même des postes qui y exposent en permanence ; que certaines circonstances donnent aux praticiens le sentiment de faire de l’abattage, et que le volume d’activité est souvent mal réparti. Mais est-on bien sûr que le responsable en soit la fameuse tarification à l’activité dite T2A, ou un manque chronique d’effectifs ? N’y aurait-il pas comme un problème d’organisation, de répartition des tâches ou de gestion des ressources humaines ? Rémunérer un établissement en fonction de son volume de production de soins (suite…)

Sortir de la pensée unique

On s’étonne aujourd’hui de la lenteur pour obtenir les fonds destinés au fonctionnement des maisons de santé pluridisciplinaires (MSP). Les CME de l’hospitalisation privée peuvent offrir des leçons de patience à leurs collègues de la médecine ambulatoire : elles attendent depuis plus de 10 ans des fonds ou, au moins, un ciblage d’une partie de l’enveloppe qui est allouée aux établissements pour la coordination des praticiens entre eux et avec l’établissement. Si on en croit une ancienne Directrice de la DHOS, ce financement est inclus dans la rémunération des GHS ; on peut parier que la réponse aux responsables de MSP sera du même ordre, tout aussi démobilisante : qu’on fasse ou pas la coordination, la rémunération est la même… Lire : Loi de santé: le mal-être des présidents de (suite…)

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