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La pauvreté dans les villes : des disparités préoccupantes

Les récentes publications de l’INSEE sur la pauvreté des métropoles françaises interroge notre modèle social. Dans les centres-villes français, le taux de pauvreté avoisine les 20% de la population alors même que les revenus y sont constitués quasiment pour moitié par des prestations sociales. En temps de crise, malgré l’embellie annoncée, la pression exercée sur les dépenses publiques risque d’exacerber davantage encore ces fractures. Une réduction du poids des dépenses publiques et sociales et le tarissement des canaux redistributifs traditionnels provoqueraient un danger menaçant le modèle de cohésion sociale français, particulièrement dans les centres de nos métropoles.

L’INSEE a publié le 1er juin dernier une étude sur la pauvreté intitulée « Un nouveau regard sur la pauvreté et les inégalités en France« . Elle rassemble pour la première fois des données sur le revenu disponible et la pauvreté monétaire à l’échelle des communes. On y apprend qu’en 2012, le taux de pauvreté est le plus élevé (entre 18 et 23%) dans le Nord et le Sud-Est (particulièrement les régions Corse, Languedoc-Roussillon et Nord-Pas-de-Calais), ainsi qu’en Seine-Saint-Denis où le taux de pauvreté dans ce département est de 27%, là où la moyenne nationale constatée est de 14,3%.

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Deuxième fait marquant : le taux de pauvreté est le plus important dans les villes-centres (19,5%), particulièrement parmi les familles monoparentales, les familles nombreuses et les ménages jeunes. Ainsi, « 77 % de la population pauvre réside dans les 230 grandes aires urbaines de métropole, dont 65 %dans les grands pôles urbains et 20 % dans l’aire urbaine de Paris. » Pour rappel, selon les données de la CNAMTS en juin 2013, l’Ile-de-France concentre 170 000 bénéficiaires de l’Aide Médicale d’État (AME) (sur 273 000 à l’échelle de la France) soit 62% des bénéficiaires. Le département de la Seine-Saint-Denis (93) concentre près de 19% des bénéficiaires de l’AME, et Paris (75) plus de 20%.

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