Politique

COVID-19 : l’État ne sait toujours pas compter

Comptes, Contes et petit comte : le confinement à cause du COVID-19 aura au moins une vertu : celle de se donner le temps de prendre du recul sur les événements et de faire le tri dans les inepties qui circulent et que relaient sans ciller les médias et les réseaux sociaux. Car même dans les documents officiels il est parfois difficile de faire la différence entre les compteurs et les conteurs. Dans la santé, on ne sait toujours pas compter C’est d’une évidence à pleurer. Le recueil des informations sanitaires fait, depuis des décennies, l’objet d’une ardeur sans limite et d’un zèle inusable. Et pourtant, si sophistiqués fussent-ils, les systèmes d’informations, dans notre pays exemplaire, ne savent pas prendre en compte ce genre de situation. Pourtant pas si ancienne, l’expérience (suite…)

Coronavirus : les déclarations polémiques d’Agnès Buzyn sèment le trouble

Agnès Buzyn a démissionné de son poste de Ministre de la Santé dimanche 16 février dernier pour porter la candidature LREM aux élections municipales de Paris face, entre autres, à Anne Hidalgo, la candidate sortante PS, et Rachida Dati, la candidate LR. Bilan des courses : la candidate socialiste arrive en tête, avec près de 30% des suffrages au premier tour; Agnès Buzyn, avec 16%, termine en troisième position, derrière Rachida Dati (22%), remportant deux arrondissements parisiens. On peut espérer qu’Agnès Buzyn n’aurait pas eu la couardise d’abandonner son poste de ministre et tous les dossiers brûlants en cours à Olivier Véran qui a repris le flambeau de Ségur à sa suite. Elle n’en a pas le caractère. Agnès Buzyn a certainement opté pour la fidélité politique à Emmanuel Macron. (suite…)

Voeux 2020 : la santé, entre apaisement et rancoeur

Dans un contexte de crise sociale, les voeux prononcés par les diverses personnalités du monde de la santé à l’occasion de la nouvelle année sont l’occasion d’apaiser les coeurs. Ou d’exprimer sa rancoeur… Agnès Buzyn, la Ministre de la Santé, a présenté au Palais de la découverte ce mercredi ses voeux aux parlementaires et aux forces ...
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Quand la Cour des Comptes se prend pour la Haute Autorité de Santé

Dans son rapport public annuel, la Cour des Comptes s’est livrée à un exercice peu habituel. Les Sages de la rue Cambon, garants de la bonne gestion de l’administration publique, ont ainsi consacré un chapitre entier sur la politique vaccinale en France. Et ces énarques émérites ont même troqué leur hermine contre un stéthoscope en se hasardant à quelques recommandations de santé publique. Mais que fait la Haute Autorité de Santé ? Lire : La vaccination et ses résistances La piqûre de rappel La Cour des Comptes analyse ainsi froidement les taux de couverture de la vaccination en France qui, pour les vaccins obligatoires sont satisfaisants. Concernant les vaccins recommandés, en revanche,  « la situation est nettement plus contrastée » (p.208), géographiquement et socialement. En réalité, si la couverture vaccinale augmente en France, elle reste largement (suite…)

Grève dans les EHPAD : est ce vraiment à l’État de financer les maisons de retraite ?

Les personnels des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) se sont largement mobilisés mardi dernier pour dénoncer la dégradation de leurs conditions de travail. À la suite de la mobilisation sur les réseaux sociaux avec le hashtag #BalanceTonHosto, certains avaient même lancé #BalanceTonEHPAD.   Lire : #Balancetonhosto, le hashtag qui dénonce les incohérences de l'hôpital Sortez votre chéquier Madame la Ministre ! Le jour même, le médiatique député de France Insoumise, François Ruffin, a fait le buzz lors des questions au Gouvernement en interpelant la Ministre de la Santé sur les conditions dans les EHPAD en sortant son chéquier. « Nous vous le demandons : délaissez maintenant les belles paroles. Faites simplement un geste : sortez le carnet de chèques aux patients de ce pays« . https://lalettredegalilee.fr/wp-content/uploads/2018/02/QG_20180130145226_1_2515000_2698000.mp4 Pourtant, la semaine dernière, (suite…)

10 idées-reçues sur les déserts médicaux

Le Conseil national de l’Ordre des médecins a publié le mois dernier son traditionnel Atlas annuel de la démographie médicale. L’occasion de faire le point sur quelques idées-reçues. Lire : Et si les déserts médicaux étaient un mirage ?   1. Le nombre de médecins ne cesse de diminuer. FAUX. Le nombre de médecins (toutes spécialités) inscrits à l’Ordre ne cesse de croître en France. En revanche, on constate la diminution du nombre d’inscrits en activité régulière. « Le nombre de médecins en activité régulière a diminué de 10% ces dix dernières années tandis que la proportion des médecins retraités et retraités/actifs a augmenté de 11%. La proportion de médecins retraités actifs a été multipliée par 6 en dix ans. » (p.33) C’est le nombre de médecins généralistes qui chute (suite…)

Déserts médicaux : Et si la solution était dans les virages « déambulatoires » ?

Nous connaissions déjà le virage ambulatoire comme une alternative à l’hospitalisation. Récemment, Agnès Buzyn évoquait lors de l’annonce de sa stratégie nationale de santé la nécessité d’un « vrai virage de la prévention dans notre pays » pour en finir avec « le tout soins ». A présent, une startup propose la maison de santé ou l’hôpital roulant pour mettre un terme aux déserts médicaux ! S’agit-il d’une vraie innovation organisationnelle ou d’une médecine foraine 3.0 bardée de technologie ? Les nouvelles caravanes des déserts médicaux Mardi 14 novembre 2017, à l’heure du petit déjeuner, Laura Tenoudji, chroniqueuse à Télématin, présente un reportage « Actions solidaires : la fin des déserts médicaux ?». Depuis le temps que la France cherche une solution au problème de la démographie médicale et aux (suite…)

Agnès Buzyn : le bilan de la Ministre de la Santé à 6 mois

À presque six mois de mandat, Agnès Buzyn, la Ministre des Solidarités et de la Santé d’Édouard Philippe, a du jongler entre les patates chaudes héritées du précédent quinquennat, les engagements du candidat Macron et une actualité plutôt musclée. Quel premier bilan peut-on aujourd’hui tirer de l’action de la Ministre ?

Lire : Mais qui est vraiment Agnès Buzyn ?

Agnès Buzyn, qui vient de fêter il y a quelques jours son 55ème anniversaire, figure médicale incontestée dans le monde de la santé mais assez peu connue du grand public, est soudainement sous les feux de la rampe. « L’hyper-ministre de la santé« , titrait Paris Match le mois dernier, dressant le portrait de cette femme qui se souvient de Zoé, devenue l’un des « moteurs de sa vie« . Cette semaine, c’est l’Express qui encense une Ministre habile, novice en politique mais combative. La semaine avant, c’était le Monde qui se prêtait au jeu.

Retour sur six mois mouvementés

Alors que certains noms circulaient, la nomination d’Agnès Buzyn à la Santé a créé la surprise. Exit Olivier Véran (que l’on retrouve à la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée rapporteur général pour le PLFSS 2018) et Arnaud Robinet (qui retrouve quant à lui sa ville de Reims). On essaie de lui jeter quelques boules puantes sur ses conflits d’intérêts; sans effet.

À peine nommée à son poste en mai dernier, on retrouve la Ministre à Berlin pour participer à la réunion du G20 des Ministres de la Santé européens. Ses premiers arrêtés ministériels concernent l’interdiction de vente de la codéine sans prescription ou les soins de conservation pour les personnes décédées atteintes du virus VIH. Des mesures attendues de longue date.

Sa carrière à l’hôpital fait grincer les dents des libéraux qui, derrière les louanges policées de bienvenue, craignent le pire. Mais le 13 juillet, elle reçoit les syndicats de chirurgiens-dentistes pour rouvrir les négociations conventionnelles qui avaient échoué et conduit au règlement arbitral. Une ouverture plutôt bien perçue. Derrière l’engagement d’obtenir un reste à charge 0% pour les soins dentaires, la logique est certainement de désamorcer tout conflit avec les libéraux.

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Tiers payant généralisé : comment a-t-on discrètement enterré le dispositif

À l’occasion de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018  (PLFSS 2018) par l’Assemblée nationale, un amendement de dernière minute a finalement enterré la généralisation du tiers payant prévue pour le 30 novembre prochain. Le Gouvernement a ainsi suivi les conclusions de l’IGAS… qui quelques années plus tôt disait le contraire… On ne sait plus trop qui suit qui.

Lire : Les vrais enjeux du tiers-payant généralisé

La mesure phare de Marisol Touraine

C‘est un marqueur fort de l’ère Hollande qui s’en va avec l’eau du bain : une mesure idéologique, assez mal comprise, y compris par ses détracteurs, dont Marisol Touraine en avait été le héraut. Au final, la Ministre de la Santé avait réussi à se mettre à dos tous les professionnels de santé. Lire la suite…

Régime social des indépendants : de la cacophonie aux non-dits douloureux

Aujourd’hui, Édouard Philippe s’est rendu à Dijon pour dévoiler sa réforme en faveur des travailleurs indépendants, flanqué de Gérald Darmanin, Ministre du Budget, d’Agnès Buzyn, Ministre de la Santé et du secrétaire d’État à l’économie Benjamin Griveaux.

Si cette nouvelle réforme du régime social des indépendants est très attendue, elle constitue toutefois un nouveau pas vers la tentation universaliste beveridgienne de l’État. L’uniformisation de la protection sociale poursuit son cheminement sous les coups de boutoir des hauts fonctionnaires de Bercy.

Les origines de la cacophonie

Le régime social des indépendants (RSI), qui compte 6,6 millions d’assurés au 1er janvier dernier, a été créé en 2006. Mais, après une première tentative pour réformer et simplifier le système en 2008, des dysfonctionnements et de graves retards de paiement étaient apparus.

Au point même qu’en 2012 la Cour des Comptes qualifie de « catastrophe industrielle » (p.209) la mise en oeuvre de ces réformes.

En fait, pour susciter son « choc de simplification administrative« , le Gouvernement avait proposé en 2002 une réforme du recouvrement des cotisations sociales des indépendants en instaurant un guichet social unique qui a abouti à la fusion dans le RSI des trois grandes caisses concernées et à l’instauration d’un interlocuteur social unique sans libre choix des assurés, l’ISU. Mais le voeu pieux de simplification s’est révélé un véritable casse-tête.

L' »impréparation totale » de la réforme avait provoqué un blocage total de ce guichet unique. Un « choc de très grande ampleur aux conséquences durables pour les assurés« .

Les ajustements du gouvernement Valls proposés le 16 décembre 2015 en Conseil des Ministres ont permis quelques simplifications et dématérialisations mais également un meilleur ajustement des acomptes de cotisations, calculés désormais sur les revenus de l’année précédente (cf. décret). Appelant certainement de plus amples réformes. Lire la suite…

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