International

Covid-19 : La nécessaire solidarité sanitaire internationale

La pandémie de coronavirus a semé la pagaille dans l’organisation sanitaire des pays. L’aide internationale n’a joué qu’un rôle marginal. Il est nécessaire aujourd’hui de repenser les réponses sanitaires et les solidarités internationales. L’épidémie de Covid-19 (ou SRAS-CoV2) est, avec la pandémie de grippe de 1918-1919, l’événement sanitaire peut-être le plus mondialisé qu’ait connu l’humanité. En tout cas avec une telle rapidité. Pratiquement tous les pays et territoires de notre planète sont touchés. Des cas sont enregistrés partout. Les relations, les liens physiques entre les pays, le commerce, sont eux aussi fortement affectés. Les effets sur nos économies sont d’une brutalité jamais peut-être connue. Même l’amplitude du choc de la crise de 1929 pourrait être dépassée, à court terme. De nombreux pays, comme les Etats-Unis, qui connaissaient le plein emploi, (suite…)

#3 En Chine, la maladie est une cause majeure de pauvreté

Cet article écrit par Olivier Milcamps a été initialement publié pour Kea-Partners. Le dossier complet est accessible ici. Malgré le fort développement d’un système public d’assurance santé, la maladie constitue toujours une cause majeure de pauvreté en Chine. En 1990, moins de 5% de la population chinoise bénéficiait du système public d’assurance santé, 24% en 2005 et 97% aujourd’hui, suite aux ambitieuses réformes adoptées en 2003 (mise en place d’un système d’assurance santé publique) et en 2009 (programme global d’investissements de 135,1 milliards USD, principalement consacré à la construction d’hôpitaux). Pourtant, une personne atteinte d’une maladie grave comme le cancer ou le diabète est de facto confrontée à des dépenses dont le coût catastrophique peut entraîner la ruine de sa famille, à moins qu’elle ne renonce aux traitements. Selon une étude chinoise récente, 14 (suite…)

Pourquoi Donald Trump veut-il supprimer l’Obamacare ?

Comme promis, le premier décret présidentiel signé par Donald Trump a sonné la charge contre l’Obamacare afin de limiter « la charge financière sur le patient« . Il s’agissait d’une promesse de campagne : sur son site de campagne, on pouvait y lire « au premier jour de l’administration Trump, nous demanderons au Congrès de proposer immédiatement une abrogation complète de l’Obamacare. » Les mises en garde sur les dangers du retrait de cette réforme majeure de l’administration Obama n’ont pas manqué de fuser. Pourquoi Donald Trump veut-il signer la fin de l’Obamacare ? Décryptage.

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Le bilan de l’ObamaCare

L‘ObamaCare est l’appellation non-officielle de la loi sur la protection et l’accès aux soins médicaux abordables du patient (en anglais, « Patient Protection and Affordable Care Act« ), une loi de réforme de la santé, signée le 23 mars 2010 par le président sortant Barack Obama. Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2014. Elle oblige tous les américains à s’affilier chaque année à une assurance santé, sous peine d’une amende (« ObamaCare Penalty« ). Ceux qui ne peuvent pas se permettre de souscrire une assurance peuvent bénéficier de l’aide du gouvernement. Une réforme profonde du système de santé qui était nécessaire : malgré une dépense de santé par habitant parmi les plus importantes au monde, selon l’OCDE, les Etats-Unis dépensent 17,7% de leur PIB pour la santé (8.508 $ par personne), on estime à 48 millions d’Américains (même si le chiffre est parfois contesté) sans couverture maladie et ainsi écartés du système de soins (sur 408 millions de citoyens).

La Lettre de Galilée

L’idée initiale est de réformer un système jugé inégalitaire (en anglais, on parle  souvent du « ‘broken’ U.S. healthcare system« ) : effectivement, jusqu’en octobre 2013, l’ancien système de santé avait exclu des millions de personnes non assurées à cause de leur revenu : soit elles étaient trop riches pour être éligibles aux subventions fédérales, soit pas assez pauvres pour être admissibles au Medicaid. Et l’Obamacare avait précisément pour but de résoudre ce problème : rendre les soins de santé obligatoires pour étendre la couverture aux plus pauvres, via le Medicaid, financée par l’État fédéral.

The Coverage Gap

Mais l’Obamacare, dès sa rédaction, a souffert de fortes tensions et oppositions entre Démocrates et Républicains. Selon The Economist, la réforme santé a souffert de cette bataille politique qui, à cause de l’accumulation de réglementations au cours du processus législatif (la loi au final fait plus de 1000 pages), a abouti à « enlaidir » le système (« an ugly patch on an ugly system« ) et entretenir un sentiment de confusion, compromettant ses chances de réussir et rendant son application sur le terrain assez aléatoire selon les états. En effet, les états du Sud, traditionnellement contrôlés par les républicains, ont refusé d’étendre Medicaid en vertu d’une décision de la Cour Suprême qui avait rendu son application optionnelle. Alors que l’expansion de Medicaid devait être nationale, cette décision de la Cour suprême de juin 2012 la rendait essentiellement facultative pour les États. Et malgré d’intenses campagnes de communication, de nombreux américains sont restés non-assurés.  Lire la suite…

#2 Les Chinois sont accros à la perfusion

Cet article écrit par Olivier Milcamps a été initialement publié pour Kea-Partners. Le dossier complet est accessible ici. La consommation des médicaments en Chine : des pratiques à repenser d’urgence. Lorsque vous rentrez dans le hall des consultations externes d’un hôpital chinois, outre la hauteur des colonnes en marbre et les files d’attente aux guichets d’enregistrement, vous serez forcément surpris par la foule assise dans une salle en rangs serrés… et sous perfusion d’antibiotiques ou de fortifiants. Il s’agit en effet en Chine du traitement de première intention pour toute personne présentant une fièvre, toux, grippe ou gastro-entérite. Les Chinois sont devenus totalement « accros à la perfusion », la grande majorité considérant qu’une perfusion d’antibiotiques constitue la panacée, y compris pour une maladie virale. Résultat : l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) rappelle régulièrement la (suite…)

#1 En Chine, il est difficile et coûteux de voir un médecin

Cet article écrit par Olivier Milcamps a été initialement publié pour Kea-Partners. Le dossier complet est accessible ici. L’accès aux médecins et aux soins en Chine. Une réforme profonde du système de santé a été lancée en 2009. La plus importante depuis l’ère maoïste. Des progrès significatifs ont été réalisés : 96% de la population bénéficie aujourd’hui d’une assurance santé obligatoire de base contre 45% en 2006 et moins de 5% en 1980 30% d’hôpitaux supplémentaires sont sortis de terre, soit 7 000 nouveaux hôpitaux. Malgré cela, « kàn bìng nán, kàn bìng guì«  « Il est difficile de voir un médecin, c’est coûteux de voir un médecin » est devenue une phrase courante dans les conversations. Au-delà de la disparité structurelle ville riche / campagne pauvre, l’accès aux soins demeure très déséquilibré. (suite…)

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