Tag archives : Van Roekeghem

Consommation pharmaceutique : l’héritage empoisonné de Rocky

La baisse des dépenses pharmaceutiques, claironnée triomphalement l’année dernière par l’ancienne équipe de Rocky, dissimule en réalité un échec de ses méthodes On n’a pas tari d’éloges sur les méthodes fortes de l’ancien patron de la CNAMTS, Frédéric Van Roekeghem, fanfaronnant sur le respect de l’ONDAM deux années consécutives et mettant un point d’honneur à avoir terrassé la progression de la consommation pharmaceutique des Français, considérés (à tort) comme les champions du monde dans cette discipline. Discours cnamien d’autant plus puissant et univoque que la maison mère de l’assurance maladie détient jalousement le monopole des datas, de l’analyse et de l’interprétation des données. L’article de Que Choisir dans son numéro de janvier 2015, à partir d’une enquête portant sur 347 ordonnances, exhume un vieux sujet : la polymédication des personnes (suite…)

Départ de Frédéric Van Roekeghem de la CNAMTS : un adieu chuchoté

Peu d’effusions dans la presse, Roekeghem s’en va sans bruits, Revel arrive à pas feutrés. Demain, feu la CNAMTS ? Nous avions annoncé son départ le 1er avril dernier (Lettre n° 252), mais c’était pour rire. Cette fois, c’est vrai, Fréderic Van Roekeghem quitte la CNAMTS, sans fanfare, après dix ans d’une gestion qui laisse quelques traces. Nicolas Revel lui succède, inconnu, en tout cas dans le petit monde de la protection sociale. Retour sur un non-événement. Rayon d’X à Ségur En 2004, contrairement aux usages de cette bonne maison, l’énarchie n’avait pas phagocyté le cabinet du ministre de la santé. Un polytechnicien avait pris le commandement. Celui qu’on appellera très vite « Rocky », apportait au ministre ce que ce dernier n’avait pas : une rigueur militaire, une fulgurance dévastatrice, une endurance (suite…)

L’étrange destin du commandant Rocky

L’information a déjà circulé sur les réseaux sociaux et dans les principaux quotidiens, c’est maintenant confirmé : Frédéric Van Roekeghem quitte la CNAMTS. Trop c’est trop Libération le voyait émigrer pour diriger Malakoff Médéric et succéder à Guillaume Sarkozy, le frère de Nicolas, patron de ce grand groupe mutualiste depuis plusieurs années. Mais cette information, présentée par le quotidien comme un scoop, datait du 13 avril 2013 et était démentie le lendemain même par l’Argus de l’assurance, affirmant que « le bureau de la sommitale, et tous les présidents des institutions et commissions, ont d’ailleurs eu l’occasion la semaine dernière encore de valider les orientations stratégiques et managériales proposées par le délégué général. » En réalité, certains ont pris leurs désirs pour des réalités au point de rêver tout haut d’un point de (suite…)

L’archidémago rapport Archimbaud

Commandé par le Premier Ministre en mars 2013 à la sénatrice Aline Archimbaud, le rapport « l’accès aux soins des plus démunis : 40 propositions pour un choc de solidarité » répond… à côté.

La commande était pourtant claire : il s’agissait « d’établir les raisons pour lesquelles les personnes malades se détournent des prestations auxquelles elles peuvent prétendre ». Visés expressément par la feuille de route : l’accès à la complémentaire santé (ACS), la Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) et l’aide médicale aux personnes en situation irrégulière (AME), trois dispositifs boudés par leurs bénéficiaires.

On s’attendait, au minimum, à quelques explications sur l’inaccessibilité. Que nenni ! Le rapport empile des réponses convenues, des affirmations non fondées, des solutions approximatives qui vont toutes dans le sens du poil d’un électorat qui érige la lutte contre l’inégalité en véritable religion.

Démago à gogo

La première ligne de la préface donne le ton : « des centaines de milliers de nos concitoyens se voient refuser l’accès aux soins… ».
« Se voient refuser » : l’intention accusatoire n’échappe à personne.
Juste après, isolée entre deux interlignes pour bien la mettre en exergue, une phrase hyperbolique qui se jette à vos yeux comme une évidence : « Il y a le mur de l’argent… »
Et comme bien sûr, vous n’avez pas encore tout compris, on vous parle alors de « stigmatisation des chômeurs », de la vilaine administration qui se mobilise contre la « triche sociale », de ces fonctionnaires sûrement psychopathes qui rognent sournoisement, à coups de circulaires, l’édifice de la couverture universelle.
« Cette offense à la cohésion nationale et cette déchirure profonde du lien social… » glose la sénatrice avec des relents de guerre civile, est la seule cause des difficultés d’accès aux soins des plus démunis. La réalité dit-elle, est celle d’un « parcours du combattant », « dans un système qui semble ne pas avoir été conçu pour ces personnes et où la lutte contre la fraude a pris ces dernières années une importance démesurée au regard des enjeux financiers. »

Y-aurait-il, embusqués derrière les guichets désuets de la sécurité sociale, quelques activistes du front national appliqués à faire régner un climat de terreur.
Ainsi lit-on à la page 57 : « Le climat de suspicion généralisée qui en résulte est désastreux : le système semble tourné, et toutes les énergies mobilisées, vers la chasse aux fraudeurs, plutôt que vers la recherche des bénéficiaires des droits et la lutte contre le non recours. Il est par exemple frappant d’entendre la CNAMTS se féliciter des possibilités d’échanges avec les CAF et la direction générale des finances publiques, et envisager une diversification de ces échanges, notamment au moyen des signalements par les URSSAF des ressources dissimulées. »

On y lit un peu plus loin : « Des travailleurs sociaux ont fait part à la mission de l’existence dans certaines caisses primaires « d’entretiens ‘’piégeants’’ et de l’initiative prise par certaines associations d’organiser des séances de coaching … » pour les éviter.

Même si Frédéric Van Roekeghem ne fait pas dans Lire la suite…

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