Tag archives : tiers-payant généralisé

Des médecins, du sparadrap et un maroquin

Éditorial de la 297 Les prises de position de Valls puis Hollande sur le tiers-payant ont des allures de sauvetage pour Marisol Touraine bien en peine dans son conflit ouvert avec les médecins. Déjà en août dernier, Manuel Valls avait du élever la voix pour rappeler la proposition que soutenait Touraine et calmer les velléités après l’éviction de Montebourg du gouvernement qui laissait à penser pour certains l’abandon de la généralisation du tiers-payant. Las. Constat d’échec de sa politique, la voix forte du Premier Ministre ne suffit plus, c’est François Hollande lui-même qui lors de sa conférence de presse du 5 janvier qui a martelé le maintien de la proposition de généralisation du tiers-payant par un « mécanisme simple« . La ministre est maintenant sur la sellette, sommée de dépatouyer au plus vite (suite…)

Marche-arrière et faux-fuyants

Éditorial de la 296 À quelques semaines de l’examen en commission à l’Assemblée du projet de loi de santé, la généralisation du tiers-payant, qui était au centre des crispations des syndicats de médecins, revient sur le tapis. Du moins c’est ce qu’on en croit à l’issue d’un groupe de travail réuni autour de cette question… Jean-Paul Hamon, président de la FMF, interviewé sur BFM, ne cache pas sa joie : le tiers-payant (actuellement pour les CMU et AME) sera ouvert aux aides à la complémentaire santé (à partir de juillet 2015) et la Ministre propose une ouverture également aux étudiants ainsi qu’aux malades en ALD. Exit le tiers-payant généralisé ? Le gouvernement se ménage ainsi « une porte de sortie »… Et Nicolas Sarkozy, sentant certainement l’opposition à Marisol Touraine « coaguler », pour reprendre (suite…)

L’héautontimorouménos, Marisol et Nabilla

Éditorial de la 284 La prestation télévisée de François Hollande n’a pas su électriser les spectateurs. Comme le souligne Dominique Seux, dans les Échos lundi, « la meilleure volonté du monde ne permet pas de voir avec des lunettes roses les dernières statistiques publiées par l’Insee. (…) Beaucoup de responsables gouvernementaux sont conscients que les conditions ne sont pas réunies pour qu’un déclic psychologique et économique se produise ». Avec 7,9 millions de téléspectateurs, le Président rassemble autant que Julie Lescaut… Mais l’opération séduction pour relancer sa présidence à mi-mandat a échoué. Personne n’y a cru. Il aurait fallu s’appeler Patrick Jane face à John le Rouge pour persuader. Ou au moins avoir plus d’audimat !   Politique : pipo or not pipo ? Et de toutes façons, patatras ! C’est le (suite…)

Assurance maladie : …de mort lente

Le rapport de la Cour des comptes sur l’exécution du LFSS 2013 continue de lancer ses flèches empoisonnées sur une institution moribonde.

Aussi bien le chef de l’Etat dans sa conférence de presse que le premier ministre dans sa déclaration de politique générale, défendent le « modèle social français ». Parée des vertus que procure une formule aussi magique, cette attitude n’en est pas moins vide de sens. Elle interdit toute évolution et laisse à l’Etat le dernier mot.
Les dernières déclarations du Medef sont pour le moins provocatrices mais, quelques mois auparavant, l’équipe de Gattaz avait produit un rapport plutôt intéressant, voué à l’indifférence générale des pouvoirs publics.

Lire notre article "MEDEF, le retour"

Il faut s’en persuader, le modèle français (en tout cas l’assurance maladie) n’existe plus depuis longtemps. Faut-il voir dans la disparition cette semaine d’André Bergeron, « le petit père du syndicalisme français » comme se plaît à le rappeler Le Figaro, quelques mois seulement après celle de Marc Blondel, la datation précise de l’extinction des derniers pachydermes de notre protection sociale.

Lire la suite…

Que Valls devienne….

Éditorial de la 277 Particulièrement féconde en déclamations politico-médiatiques, la semaine passée nous montre cette singularité devenue ordinaire : un événement en chasse un autre. Le premier ministre, Manuel Valls, a ouvert le bal le 16 septembre. Son discours de politique générale avait quelque chose de théâtral mais était au fond bien décevant. Un observateur même distrait n’avait pas de difficultés à deviner le numéro d’équilibrisme : un petit coup de cymbale à droite sur l’entreprise, provoquant même des applaudissements sur les bancs de l’opposition (comme si la droite au pouvoir avait dans le passé diminué les charges sur les entreprises, en dehors de la chaotique TVA sociale sortie in extremis avant la présidentielle et retoquée par la gauche immédiatement) ; un petit coup de violon alto pour jouer les mélopées habituelles de (suite…)

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