Tag archives : solidarité

Le match de Macron avec Bourdin et Plenel : rien de nouveau pour la santé

Éditorial de la 447ème Pas d’annonces fracassantes lors de l’interview d’Emmanuel Macron par Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin (BFMTV-RMC-Mediapart) ou, tout au moins, qui n’aient été déjà faites par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. La santé est venue sur le tapis au bout d’une heure (1h04’17). Lire : Plan Priorité Prévention : le Gouvernement présente ses 25 mesures phares Face à la grogne sociale, le Président a su clarifier les choses en opposant « le mécontentement des cheminots » et « le mal-être profondément légitime à l’hôpital« . Il n’y a pas de « coagulation des mécontentements » a-t-il affirmé. Lire : Les directeurs d’hôpitaux se rebiffent Se souvenant certainement de son interpellation par des infirmières du CHU de Rouen le 5 avril dernier, il a voulu calmer le jeu en rappelant que ce mal-être était « le fruit de (suite…)

[Re]vue de Web : des annonces et des magouilles

Cette semaine, comme ces derniers jours, les affaires, les conflits d’intérêts et la magouilles des hommes politiques passionnent plus les journalistes et l’opinion publique que le bilan du Gouvernement. Comme  l’évoque Rouja Lazarova non sans poésie pour Libé : « La pire des sanctions, c’est l’indifférence. (…) Depuis quelques mois, personne n’attend les ministres à la sortie du Conseil le mercredi matin, leurs pas crissent solitaires sur le gravier de la cour de l’Elysée. Mais, cette fois, l’indifférence a été brisée par les «affaires».«  Le #gouvernement de l’#indifférence à la #transparence https://t.co/TUr2H3MAdf — Vincent Fromentin (@vfromentin) 23 mars 2017 Macron et ses casserolles Attaqué par Benoît Hamon sur ses accointances avec certains lobbies de « l’industrie pharmaceutique, pétrolière et chimique » lors du débat télévisé, Emmanuel s’est défendu et a pris l’engagement solennel de ne « pas être tenu (suite…)

Dépenses d’action sociale : vers la fin de la solidarité locale ?

La dépense sociale des départements revient dans l’actualité avec une note de l’Observatoire de l’Action Sociale Décentralisé sur la question. Les finances des Conseils Départementaux sont exsangues, pressées par la baisse des dotations et l’explosion de la demande sociale. Le décès de Michel Rocard, emblème de la gauche moderne et réformatrice, revêt une douloureuse dimension symbolique. Les départements dans le rouge Dans son rapport annuel sur les dépenses départementales d’action sociale, l’Observatoire de l’Action Sociale Décentralisé (ODAS) admet des « inquiétudes » en 2015 sur la dépense nette d’action sociale des départements qui progresse de +3,1 %, un niveau bien supérieur à l’inflation. Ces dépenses sociales représentent un budget de 36,1 Md€. « La dépense d’action sociale continue de représenter les deux tiers de la dépense de fonctionnement des Départements, une part en légère (suite…)

Les vrais enjeux du tiers-payant généralisé

La généralisation du tiers payant fait partie de ces apories qui mobilisent les professionnels sans que ceux-ci en mesurent vraiment les dangers. Car, quand on interroge les médecins individuellement sur les motivations de leur mobilisation, l’argumentation tourne davantage autour des complications administratives qu’une telle mesure va entraîner au quotidien que sur les raisons pour lesquelles Marisol Touraine en fait la mesure phare de sa réforme. Une insidieuse pollution du raisonnement ? Dans le n° 99 de UG Zapping, Claude Bronner plante le décor :  » Voilà plus d’un an que de réunion de « concertation » en réunion « technique » les syndicats expliquent que le tiers payant généralisé et obligatoire n’est pas une bonne mesure. Ils parlent à des autistes puisque la volonté du président de la République et de sa Ministre sont au delà de (suite…)

L’archidémago rapport Archimbaud

Commandé par le Premier Ministre en mars 2013 à la sénatrice Aline Archimbaud, le rapport « l’accès aux soins des plus démunis : 40 propositions pour un choc de solidarité » répond… à côté.

La commande était pourtant claire : il s’agissait « d’établir les raisons pour lesquelles les personnes malades se détournent des prestations auxquelles elles peuvent prétendre ». Visés expressément par la feuille de route : l’accès à la complémentaire santé (ACS), la Couverture maladie universelle complémentaire (CMUC) et l’aide médicale aux personnes en situation irrégulière (AME), trois dispositifs boudés par leurs bénéficiaires.

On s’attendait, au minimum, à quelques explications sur l’inaccessibilité. Que nenni ! Le rapport empile des réponses convenues, des affirmations non fondées, des solutions approximatives qui vont toutes dans le sens du poil d’un électorat qui érige la lutte contre l’inégalité en véritable religion.

Démago à gogo

La première ligne de la préface donne le ton : « des centaines de milliers de nos concitoyens se voient refuser l’accès aux soins… ».
« Se voient refuser » : l’intention accusatoire n’échappe à personne.
Juste après, isolée entre deux interlignes pour bien la mettre en exergue, une phrase hyperbolique qui se jette à vos yeux comme une évidence : « Il y a le mur de l’argent… »
Et comme bien sûr, vous n’avez pas encore tout compris, on vous parle alors de « stigmatisation des chômeurs », de la vilaine administration qui se mobilise contre la « triche sociale », de ces fonctionnaires sûrement psychopathes qui rognent sournoisement, à coups de circulaires, l’édifice de la couverture universelle.
« Cette offense à la cohésion nationale et cette déchirure profonde du lien social… » glose la sénatrice avec des relents de guerre civile, est la seule cause des difficultés d’accès aux soins des plus démunis. La réalité dit-elle, est celle d’un « parcours du combattant », « dans un système qui semble ne pas avoir été conçu pour ces personnes et où la lutte contre la fraude a pris ces dernières années une importance démesurée au regard des enjeux financiers. »

Y-aurait-il, embusqués derrière les guichets désuets de la sécurité sociale, quelques activistes du front national appliqués à faire régner un climat de terreur.
Ainsi lit-on à la page 57 : « Le climat de suspicion généralisée qui en résulte est désastreux : le système semble tourné, et toutes les énergies mobilisées, vers la chasse aux fraudeurs, plutôt que vers la recherche des bénéficiaires des droits et la lutte contre le non recours. Il est par exemple frappant d’entendre la CNAMTS se féliciter des possibilités d’échanges avec les CAF et la direction générale des finances publiques, et envisager une diversification de ces échanges, notamment au moyen des signalements par les URSSAF des ressources dissimulées. »

On y lit un peu plus loin : « Des travailleurs sociaux ont fait part à la mission de l’existence dans certaines caisses primaires « d’entretiens ‘’piégeants’’ et de l’initiative prise par certaines associations d’organiser des séances de coaching … » pour les éviter.

Même si Frédéric Van Roekeghem ne fait pas dans Lire la suite…

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