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[Re]vue de Web : Levothyrox, nouveau scandale sanitaire ?

Dans le bouillonnement de l’information et des réseaux sociaux, cette semaine est émaillée d’événements marquant l’actualité et entachant la communication bien huilée du Gouvernement. RSI : de la cacophonie aux non-dits douloureux Mardi dernier, Édouard Philippe s’est rendu à Dijon pour dévoiler sa réforme en faveur des travailleurs indépendants, flanqués de Gérald Darmanin, Ministre du Budget, d’Agnès Buzyn, Ministre de la Santé et du secrétaire d’État à l’économie Benjamin Griveaux. Lire : Régime social des indépendants : de la cacophonie aux non-dits douloureux Si cette nouvelle réforme du régime social des indépendants est très attendue, elle constitue toutefois un nouveau pas vers la tentation universaliste beveridgienne de l’État. L’uniformisation de la protection sociale poursuit son cheminement sous les coups de boutoir des hauts fonctionnaires de Bercy. Régime #social des #indépendants : de la cacophonie aux (suite…)

Régime social des indépendants : de la cacophonie aux non-dits douloureux

Aujourd’hui, Édouard Philippe s’est rendu à Dijon pour dévoiler sa réforme en faveur des travailleurs indépendants, flanqué de Gérald Darmanin, Ministre du Budget, d’Agnès Buzyn, Ministre de la Santé et du secrétaire d’État à l’économie Benjamin Griveaux.

Si cette nouvelle réforme du régime social des indépendants est très attendue, elle constitue toutefois un nouveau pas vers la tentation universaliste beveridgienne de l’État. L’uniformisation de la protection sociale poursuit son cheminement sous les coups de boutoir des hauts fonctionnaires de Bercy.

Les origines de la cacophonie

Le régime social des indépendants (RSI), qui compte 6,6 millions d’assurés au 1er janvier dernier, a été créé en 2006. Mais, après une première tentative pour réformer et simplifier le système en 2008, des dysfonctionnements et de graves retards de paiement étaient apparus.

Au point même qu’en 2012 la Cour des Comptes qualifie de « catastrophe industrielle » (p.209) la mise en oeuvre de ces réformes.

En fait, pour susciter son « choc de simplification administrative« , le Gouvernement avait proposé en 2002 une réforme du recouvrement des cotisations sociales des indépendants en instaurant un guichet social unique qui a abouti à la fusion dans le RSI des trois grandes caisses concernées et à l’instauration d’un interlocuteur social unique sans libre choix des assurés, l’ISU. Mais le voeu pieux de simplification s’est révélé un véritable casse-tête.

L' »impréparation totale » de la réforme avait provoqué un blocage total de ce guichet unique. Un « choc de très grande ampleur aux conséquences durables pour les assurés« .

Les ajustements du gouvernement Valls proposés le 16 décembre 2015 en Conseil des Ministres ont permis quelques simplifications et dématérialisations mais également un meilleur ajustement des acomptes de cotisations, calculés désormais sur les revenus de l’année précédente (cf. décret). Appelant certainement de plus amples réformes. Lire la suite…

CSG : le tour de passe-passe du Gouvernement

Après un été brûlant, l’automne pourrait bien être chaud. Le projet de suppression des cotisations chômage et du chouya de cotisation maladie en contrepartie d’une augmentation conséquente de la CSG fait partie de ces tours d’illusionnistes dont la gent publique a le secret. Derrière l’opération de jonglerie financière se confirme un mouvement de fond.

Le scénario est éculé. La première étape, dans l’euphorie du renouvellement politique, consiste à promettre une augmentation du pouvoir d’achat. La suppression de la part salariale des cotisations chômage (2,40 % sur le salaire plafonné) et de la part salariale de la cotisation maladie (0,75% sur le salaire total) est une ingénieuse poudre de perlimpinpin puisque il est prévu parallèlement une augmentation de la CSG de 1,7%.

Le différentiel pourrait apparaître intéressant (+ 1,35%). Encore convient-il de prendre la calculette car en effet le double jeu du déplafonnement et de la non-déductibilité partielle de la CSG de l’impôt sur le revenu mérite d’y regarder à deux fois.

Notons en effet que la CSG est une invention exemplaire : une somme que vous ne touchez pas mais sur laquelle vous payez des impôts sur le revenu. Même Necker en 1789 n’avait pas osé.

Sommes nulles

Quoi qu’il en soit, la mesure prévue (sans doute dans la loi de finances de l’automne) offre un coup double aux magiciens de l’économie et des finances : d’une main on donne du grain à moudre aux salariés (comme aurait dit Bergeron en 1958, le père de l’assurance chômage) et, de l’autre, on prélève sur les revenus de ceux qui sont le moins enclins à descendre dans la rue.

Encore que …

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