Tag archives : retraite

Retraites : une exaspération qui vient de loin

Éditorial de la 482ème Les récentes rectifications et la démission expresse du commissaire au gouvernement sur les retraites, Jean-Paul Delevoye, empêtré dans ses mensonges et ses multiples mandats, ne sont pas de nature à calmer la grogne populaire, même si, examinés de plus près, une dizaine de ces mandats relèveraient d’une activité bénévole. Mais enfin ! mentir de 50 000 euros pour un quasi-ministre est un sale coup porté à la probité publique. Ce n’est pas le premier de l’ère Macron. Sur la réforme annoncée depuis juillet, tout et son contraire circulent sur les réseaux sociaux avec un foisonnement de sites, de blogs et autres experts auto-proclamés qui, malgré les erreurs et les approximations, ont cependant tous un point commun : la dénonciation instinctive d’une vaste entourloupe. Et Jean-Paul Delevoye incarne (suite…)

Réforme des retraites : la route est longue

Éditorial de la 434ème Dans un de ses récents rapports, la Drees analyse les résultats d’un sondage qu’elle a réalisé pour 2016 à propos des retraites. Si les Français sont majoritairement attachés à un système de retraite public, la moitié serait ouverte à des réformes partielles en introduisant « un complément d’assurance ou d’épargne individuelle« . Lire : Retraites : la situation financière se dégrade et complique la réforme de Macron Ainsi, selon le document « les Français se prononcent majoritairement pour une plus grande harmonisation des règles du système de retraite. 39 % considèrent qu’il ne devrait y avoir qu’un seul régime avec des caractéristiques identiques pour tous, et 45 % préfèrent qu’il y ait un socle commun de retraite, avec certaines différences selon le statut professionnel. L’organisation du système actuel, qui comprend (suite…)

[Re]vue de Web : Lévothyrox, faut-il enterrer le débat ?

Cette semaine est riche en polémiques, couacs et autres délices. Le Ministère de la Santé est en surchauffe, quelque peu dépassé par les dossiers brûlants qui surgissent de toutes parts… Mis en cause dans sa gestion de l’ouragan Irma, Macron pérore Beaucoup de parlementaires ont reproché au Gouvernement son « manque d’anticipation » dans la gestion de l’ouragan Irma à Saint-Barthélemy et Saint-Martin, réclamant l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire. C’est ce que rapporte lundi Marc de Boni dans le Figaro. Face à la polémique, Emmanuel Macron et Agnès Buzyn se sont rendus sur place.   Lundi, le Premier Ministre se défendait : « Au-delà des polémiques auxquelles un certain nombre de gens sont abonnés – j’ai parfois le sentiment qu’alléchés par la souffrance, ils bondissent sur l’opportunité d’une polémique politicienne -, ce qui va (suite…)

CSG : le tour de passe-passe du Gouvernement

Après un été brûlant, l’automne pourrait bien être chaud. Le projet de suppression des cotisations chômage et du chouya de cotisation maladie en contrepartie d’une augmentation conséquente de la CSG fait partie de ces tours d’illusionnistes dont la gent publique a le secret. Derrière l’opération de jonglerie financière se confirme un mouvement de fond.

Le scénario est éculé. La première étape, dans l’euphorie du renouvellement politique, consiste à promettre une augmentation du pouvoir d’achat. La suppression de la part salariale des cotisations chômage (2,40 % sur le salaire plafonné) et de la part salariale de la cotisation maladie (0,75% sur le salaire total) est une ingénieuse poudre de perlimpinpin puisque il est prévu parallèlement une augmentation de la CSG de 1,7%.

Le différentiel pourrait apparaître intéressant (+ 1,35%). Encore convient-il de prendre la calculette car en effet le double jeu du déplafonnement et de la non-déductibilité partielle de la CSG de l’impôt sur le revenu mérite d’y regarder à deux fois.

Notons en effet que la CSG est une invention exemplaire : une somme que vous ne touchez pas mais sur laquelle vous payez des impôts sur le revenu. Même Necker en 1789 n’avait pas osé.

Sommes nulles

Quoi qu’il en soit, la mesure prévue (sans doute dans la loi de finances de l’automne) offre un coup double aux magiciens de l’économie et des finances : d’une main on donne du grain à moudre aux salariés (comme aurait dit Bergeron en 1958, le père de l’assurance chômage) et, de l’autre, on prélève sur les revenus de ceux qui sont le moins enclins à descendre dans la rue.

Encore que …

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Retraites : la situation financière se dégrade et complique la réforme de Macron

Éditorial de la 412ème Comment pouvait-il en être autrement ? Emmanuel Macron a réussi son pari de majorité absolue. Et face à cet hémicycle tout en or et azur, les contres-pouvoirs seront certainement hors des murs de l’Assemblée Nationale. Malgré l’euphorie de la victoire, les dossiers explosifs risquent d’arriver plus vite que prévus. Selon les scénarios élaborés par le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) qui rend son rapport annuel aujourd’hui, les besoins de financement du système de retraites vont perdurer jusqu’en 2040 (au lieu de 2020 ou 2025 initialement prévu) dans le meilleur des scénarios. Cette dégradation des prévisions (notamment à cause de la révision à la baisse des hypothèses de croissance du PIB de 1,9% à 1,7% pour 2020 et des perspectives démographiques en janvier dernier par l’INSEE)  risque fort (suite…)

Le programme d’Emmanuel Macron est (enfin) arrivé : peu de mots sur les réformes de santé

Ça y est ! Emmanuel Macron a présenté son programme aujourd’hui à 10h30. En guise d’introduction, quelques estocades sur une droite en panique pour laisser la place à son programme. Le candidat veut redonner un renouveau démocratique en insufflant un « esprit de conquête » aux Français et leur « apporter une sécurité individuelle » pour qu’ils « choisissent leur vie » plutôt que de la « subir ». En termes de réforme santé, peu de mots. Décryptage. Lire : Programme santé de Macron, "révolution culturelle" ou paroles creuses ? Le programme du candidat tient en une trentaine de pages colorées et 6 chantiers majeurs : l’éducation et la culture, le travail, la modernisation, la sécurité, le renouveau démocratique, l’international. La santé qui constitue pourtant une préoccupation majeure des Français n’est pas un axe prioritaire du candidat. Suppression des (suite…)

Sonnez la retraite !

La Cour des Comptes, une fois de plus fait le buzz. Pas même publié, un rapport sur les retraites intitulé « Garantir l’avenir des retraites complémentaires des salariés (Agirc et Arrco)« , ébruité par Le Parisien, est passé en boucle par la presse -du moins les extraits les plus catastrophistes : le régime de retraite complémentaire des cadres, l’Agirc, ne pourra plus payer de retraite d’ici fin 2017. Les deux principaux régime de retraite du privé proche de « l’épuisement des réserves à échéance rapprochée », autrement dit la cessation de paiement. Scoop ou secret de Polichinelle ?

L’équation bancale

On le sait, les retraites vont bien mal. L’équation est simple : on compte de plus de plus de retraités pour de moins en moins d’actifs. Début 2013, on comptait en France près de 12 millions de retraités, soit 18,3% de la population totale. Comparativement, la population active ayant un emploi est de 25,8 millions soit un peu moins de 40% de la population totale. Le taux de chômage ne cesse d’augmenter pour dépasser aujourd’hui la barre des 10%. La vieille Europe est confrontée au vieillissement de son économie en crise.

Autre donnée de l’équation : les générations, nombreuses, du baby boom partent aujourd’hui en retraite et vivent bien mieux qu’avant ! Un cocktail explosif.

Le rapport de la Cour des Comptes alerte donc sur les risques d’une dégradation financière -continue depuis 2009. Le déficit aujourd’hui de 4,4 Md€ devrait frôler les 15 Md€ en 2030… Et contrairement au régime général de retraite, le déficit ne peut pas être épongé par le budget de l’État ou la dette. La Cour des comptes préconise trois remèdes pour enrayer la machine : diminuer le montant des pensions, augmenter le niveau des cotisations et reculer l’âge de départ en retraite de 2 ans (soit passer de 62 ans aujourd’hui à 64 ans).

Un récent jaune budgétaire sur le régime général des retraites, resté discret, avait déjà alerté, face au vieillissement accéléré des 5,4 millions des agents de la fonction publique, sur le poids des retraites supportées par l’État : « le montant total des engagements directs de l’État en matière de retraite s’élève à 1 302 Md€  » alors même la dette publique s’établit à 2 023,7 Md€. La proportion a de quoi glacer le dos.

Lire : Le rouge et le jaune

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Le rouge et le jaune

On le sait, les comptes de l’État sont dans le rouge. Et, dans un jaune budgétaire annexé au projet de loi de finances pour 2015, quelque peu passé inaperçu, les chiffres des comptes relatifs aux pensions de retraites de la fonction publique, donnent encore plus le tournis. On y apprend, en substance, page 16, que la France vieillissant, « le montant total des engagements directs de l’État en matière de retraite s’élève à 1 302 Md€ au 31 décembre 2013 » alors même que selon l’INSEE, « à la fin du deuxième trimestre 2014, la dette publique s’établit à 2 023,7 Md€ ». Les 5,4 millions d’agents publics, titulaires, militaires ou contractuels sont couverts pour le risque vieillesse par six régimes de retraite distincts et représentent 20 % de l’emploi total (privé et public) (suite…)

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