Tag archives : présidentielles

Santé et politique : le zéro et l’infini

Éditorial de la 397 On apprend cela dès la classe de primaire, « la droite est infinie ». Et on peut certainement y croire à en juger de l’ardeur et de la ténacité d’un François Fillon qui s’obstine à rester dans la course. Malgré tout, comme le note Paul-Henri du Limbert dans son éditorial du Figaro d’hier, « le moral de l’électeur de droite oscille entre l’abattement et la révolte. (…) On lui promettait une victoire sans coup férir pour le mois de mai. Tout était prêt. L’opposition avait son champion, François Fillon, la majorité avait son candidat de substitution à François Hollande, Emmanuel Macron. Du second, le premier ne ferait qu’une bouchée au premier tour, pour l’emporter quinze jours plus tard face à Marine Le Pen. Mais le «Penelopegate» a rebattu toutes les cartes. (…) Si (suite…)

Le programme d’Emmanuel Macron est (enfin) arrivé : peu de mots sur les réformes de santé

Ça y est ! Emmanuel Macron a présenté son programme aujourd’hui à 10h30. En guise d’introduction, quelques estocades sur une droite en panique pour laisser la place à son programme. Le candidat veut redonner un renouveau démocratique en insufflant un « esprit de conquête » aux Français et leur « apporter une sécurité individuelle » pour qu’ils « choisissent leur vie » plutôt que de la « subir ». En termes de réforme santé, peu de mots. Décryptage. Lire : Programme santé de Macron, "révolution culturelle" ou paroles creuses ? Le programme du candidat tient en une trentaine de pages colorées et 6 chantiers majeurs : l’éducation et la culture, le travail, la modernisation, la sécurité, le renouveau démocratique, l’international. La santé qui constitue pourtant une préoccupation majeure des Français n’est pas un axe prioritaire du candidat. Suppression des (suite…)

Présidentielles 2017 : la révolution de la santé en marche ?

Éditorial de la 392 Les urnes se sont prononcées. Avec près de 2 millions d’électeurs, les primaires de gauche ont désigné Benoît Hamon pour candidater aux présidentielles. Il devance ainsi Manuel Valls avec 58,65% des voix et pourra promettre Hamon et merveilles avec son revenu universel. Lire : Pauvreté et minima sociaux, vers une nouvelle donne ? Une proposition chiffrée par l’Institut Montaigne à hauteur de 349 Md€ par an à terme, soit 20% du PIB actuel. Un projet irréaliste pour certains. Et pour octroyer les 750€ pour tout citoyen majeur, entièrement financé par l’État, Benoît Hamon avance quelques pistes de financement : fusion des aides existantes (minima sociaux et famille), suppression de niches fiscales, taxation des robots et augmentation des taxes et impôts pour les riches. En matière de santé, on ne (suite…)

Valls : une volte-face peut-elle en cacher une autre ?

Manuel Valls, tout jeune ex-premier Ministre du quinquennat de François Hollande, se prendrait-il pour le Richard Virenque de la politique ? Après avoir dopé, à l’insu de son plein gré, sa politique à coup de 49.3, le voici empressé de jeter dans les poubelles de la rue Montpensier, le siège du Conseil Constitutionnel, le fameux article de notre Constitution. Sur sa lancée, pourrait-il réserver les vidoirs de la rue de Ségur à la loi de santé de Marisol Touraine tant décriée ? Candidat de la primaire à gauche, Manuel Valls avait annoncé le 15 décembre dernier qu’il souhaitait, s’il était élu Président de la République, supprimer l’article 49.3 de notre Constitution. En l’absence de majorité, cet article permet au Premier Ministre de faire adopter, en engageant sa responsabilité devant l’Assemblée (suite…)

À propos du petit risque : la reculade de Fillon

Éditorial de la 386 Assailli par les reproches sur son programme santé, Fillon a été obligé de faire marche arrière. Les péripéties de ses propositions sur la politique de santé confirment la difficulté à réformer le secteur. Eric Le Boucher dans sa chronique des Echos de samedi résume parfaitement la situation : « le candicat (…) a dû reprendre sa copie devant les critiques et les sondages qui montrent que 9 Français sur 10 veulent qu’on préserve le système de santé. Et l’auteur identifie deux raisons : la première est la « schizophrénie de nos concitoyens » favorables aux réformes … sauf à celles qui touchent à leur sécu. La seconde est l’emballement médiatique sur des sujets trop ardus. « La réforme proposée n’a pas fait l’objet d’analyse sur le fond, dit-il, et tant (suite…)

Des trolls et des hommes

Éditorial de la 384 À mesure que l’échéance de la confrontation de 2017 se rapproche, l’électricité croissante du climat ambiant suscite une cristallisation idéologique dramatique. Chaque camp se sent obligé de se défendre, en peu de mots et peu de temps, quitte à sacrifier une partie des arguments ou à appauvrir les idées, au profit des plus bas raccourcis. Et cette trollisation du débat n’échappe pas aux questions de santé comme en témoignent les idées-reçues véhiculées sur le programme santé de François Fillon, tant par ses détracteurs que ses thuriféraires. Philosophiquement, la communication est une activité qui cherche la restauration d’une entente; aujourd’hui, c’est fini. On ne cherche plus à convaincre par l’argumentaire, c’est l’argumentaire qui créé la vérité. Les communicants, qui grouillent dans les ministères, cherchent à défendre un point de vue et (suite…)

3 (fausses) idées-reçues sur le programme santé de Fillon

Désormais présidentiable, François Fillon n’a pas fini de prendre des hallebardes en pleine poire. Ce qu’on a entendu cette semaine sur « la privatisation » de la sécu donne une idée de la force des mots, lancés dans l’opinion sans contrôle. D’ici mai 2017, chaque victime d’un boulet catapulté sans scrupules méritera bien une autopsie, qu’elle soit d’ailleurs de droite ou de gauche (enfin… quand cette dernière voudra bien se mettre en ordre de bataille, autrement que par les gesticulations de Marisol Touraine sur Twitter !). Privatisation a-t-on entendu toute la semaine à l’heure du café sur le zinc… Qu’en est-il ? Lire :  Primaires de droite, quelques murmures sur la santé Sacralisé autant qu’il se prétend radical, le programme publié par Fillon reste la référence. Ce programme, oui ou non, annonce-t-il une (suite…)

Présidentielles : se « trumper » ou « mariner » ?

Au lendemain de l’élection présidentielle américaine qui a vu la victoire de Donald Trump, l’élite occidentale se demande, après le choc des résultats, pourquoi les américains se sont-ils « trumpés » ?  En France, à quelques mois de l’élection présidentielle, l’événement américain associé au récent Brexit, amène l’intelligentsia à s’interroger : les français risquent-ils de « mariner » en portant le Front National et Marine Le Pen à la tête du pays ? Pourquoi les américains se sont-ils « trumpés » ? Les temps changent. Seules les élites bien-pensantes et sûres d’elles mêmes, journalistes, instituts de sondage, politiciens et autres intellectuels, ne voient, ni n’entendent ce changement climato-politique venu des peuples en souffrance, des peuples en désespérance. Pourtant les observateurs nous disent que les conditions et le niveau de vie mondial se sont globalement améliorés. Nul ne le conteste. Mais les richesses, (suite…)

Présidentielles : du sang et des larmes

Éditorial de la 380 L‘opinion aime à voir le sang. Elle se surprend même à aimer entendre le bruit des vertèbres qui craquent. Et les Français, quand il n’y a plus de pétitions qui circulent sur Facebook contre les vaches à hublot ou contre les courses de lévriers, se passionnent pour le combat des primaires de droite. Même Tinder s’y met. Non pas des idées ! Du spectacle ! Arnaud Bouthéon dans les colonnes du Figaro résume ce « loft électoral »: « L’acédie mine le pays, encore trop anémié pour se révolter. Trouvons-lui son hochet. Pour l’occuper, le divertir. Peut-être aussi, le disperser. Le nouveau produit des primaires nous vient d’Outre-Atlantique. Tel un formidable bonus démocratique, il offrirait ce second effet d’ajuster désormais à quatre années l’exercice du pouvoir présidentiel. Le temps presse. Accélérons. (suite…)

À Colomiers, Marisol Touraine défend son maigre bilan

Faute d’université d’été du PS, prévue à Nantes et annulée pour des raisons de sécurité, c’est à Colomiers, en proche banlieue toulousaine, que s’est tenu, ce lundi 29 août, un meeting socialiste autour de la République. L’occasion de resserrer les troupes autour de Hollande. Marisol Touraine, notre Ministre de la Santé, était de la partie et n’a pas mâché ses mots contre la droite. Elle avait annoncé la couleur dans un entretien au JDD la veille : la campagne de Nicolas Sarkozy, « c’est « no limit » sur le populisme, il parie sur le déclinisme, le pessimisme. Son programme est anxiogène, destructeur sur le plan social. Il remet en cause des pans entiers de notre modèle social : déremboursements généralisés, recul de l’âge légal de départ à la retraite, mise à bas du code du travail.« 

Le lieu était-il bien choisi ?

Déjà, la veille, Jean-Luc Mélenchon avait prononcé un discours à Toulouse, à l’issue de l’université d’été du Parti de Gauche. La CGT avait d’ailleurs été offusquée de ce choix : à quelques encablures de Toulouse, Colomiers était la ville de Georges Séguy, ancien secrétaire général du syndicat de 1967 à 1982 et décédé le 13 août dernier. Cédric Caubère, responsable de la CGT31, dans une lettre ouverte au Premier Ministre, avait jugé cette arrivée comme « une provocation indécente« .

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