Tag archives : Ministre de la santé

Une rentrée politique explosive

Éditorial de la 419ème C‘est la rentrée. Fini les vacances en Méditerranée. Le séminaire de rentrée est prévu le 24 août prochain. « Voici que la saison décline, l’ombre grandit, l’azur décroît » clamait Victor Hugo. Pour certains nouveaux élus, deux semaines de répit mises à profit pour potasser : un cahier de vacances ludique a même été proposé par le mouvement En Marche. Christophe Castaner a prévenu : « Certains ont des difficultés, ils vont passer l’été à réviser« . Au programme pour les plus novices : la lecture de la Constitution dans le texte, des règlements de l’Assemblée, etc. Certes un peu plus lourd à prendre dans les valises qu’un simple cahier de vacances… Car les déconvenues et les hésitations des députés LREM qui ont émaillé le début de l’été ont suscité une (suite…)

Agnès Buzyn n’emporte pas la confiance de nos lecteurs

De notre sondage à propos de la nouvelle Ministre de la Santé,  envoyé la semaine dernière à nos lecteurs, il ressort des résultats plutôt mitigés. Lire : Mais qui est vraiment Agnès Buzyn ? Sur 739 répondants, à la question « selon vous, Agnès Buzyn comme ministre de la Santé est-il un bon choix « , 51% ont répondu OUI. Et 49% NON. Lire : Quand les cabinets ministériels font la loi (suite…)

[Nomination du Ministre de la Santé] Mais qui est vraiment Agnès Buzyn ?

Contrairement aux pronostics qui plaçaient déjà Olivier Veran ou Arnaud Robinet Ministre de la Santé, c’est Agnès Buzyn, 54 ans, qui prendra la suite de Marisol Touraine, avenue Duquesne. Si tout le monde loue son parcours exemplaire, certains pointent déjà ses conflits d’intérêts. Un expert sans conflit d’intérêts est un expert sans intérêt Le candidat Macron était accusé de conflits d’intérêts pour s’être entouré du Dr. Jean-Jacques Mourad, jugé trop proche des laboratoires Servier. Lors de son discours de Nevers sur la santé, Emmanuel Macron proposait de mieux rembourser les patients atteints d’hypertension, spécialité du Dr.Mourad et des médicaments Servier. C’était l’un de ses 5 axes de sa « révolution culturelle » en santé. Le Dr. Mourad a été débarqué de l’équipe santé… Lire : Macron ou le rêve éveillé Maintenant élu, le (suite…)

Marisol Touraine rend visite à Google

Le 15 mars dernier, avant de s’envoler pour la Californie à la rencontre des entrepreneurs de la médecine de demain, la Ministre de la Santé a annoncé, dans le cadre du plan d’investissements 2017-2021 (2Md€) prévu par la réforme des groupements hospitaliers de territoire (GHT), le déclenchement de 550M€ pour 2 programmes afin « d’accompagner les établissements de santé dans le virage numérique« . Depuis près de 20 ans, on engloutit des milliards d’euros dans l’interopérabilité de systèmes d’information hospitaliers, le numérique à l’hôpital ou le dossier médical. Pourtant, à l’hôpital, on colle toujours des post-it avec les codes de connexion sur les écrans d’ordinateur. Pourtant, avec les technologies, les hôpitaux sont encore la cible privilégié des hackers et des ransomware : selon Microsoft, les hôpitaux américains sont en tête du classement; la France, derrière la Turquie, est en 7ème position. 

La semaine dernière, notre Ministre de la Santé, Marisol Touraine, était en Californie pendant trois jours pour valoriser « l’excellence médicale française » au travers des partenariats noués entre la France et les États-Unis. Se serait-elle donc jetée dans la « Google » du loup, pour parodier le titre de l’ouvrage (à lire) de Christine Kerdellant publié en janvier dernier chez Plon, en visitant Verily, l’une des filiales à haute valeur ajoutée d’Alphabet (Google) ? Installée dans le Sud de la Californie, cette société, qui cultive le secret, est dirigée d’une main de fer par le scientifique et entrepreneur Andy Conrad. Des projets pour « révolutionner la médecine« , pharamineux voire irréalistes, qui ont même fait fuir certains talents et cerveaux recrutés par la société.

Lire : la e-santé, les connexions dangereuses.

Comme Calico, ces sociétés qui bénéficient de budgets colossaux, d’investissements hors du commun ou de placements et d’optimisations dans tous les paradis fiscaux du monde, sont prêtes à tout pour révolutionner la génétique et la santé. Mais le plus effrayant n’est pas qu’ils aient potentiellement tous les moyens pour y parvenir, argent comme data, mais bien plutôt qu’ils n’aient aucun frein à leurs desseins transhumanistes : aucun comité d’éthique ou conseil médical indépendant pour freiner leurs ardeurs.

Lire : Quand Google nous vaccinera.

En septembre dernier, Verily et Sanofi s’étaient alliés en injectant chacun 250M€ dans une société commune baptisée Onduo. L’objectif est de tirer profit de « l’expérience de Verily en matière d’électronique miniaturisée, de techniques analytiques et de développement de logiciels grand public » et du « savoir-faire et de l’expérience cliniques de Sanofi« , leader sur le marché des médicaments pour diabétiques, afin de proposer des traitements innovants à destination des 442 millions de patients souffrant de diabète dans le monde. Une manière certainement de diversifier les activités du laboratoire pharmaceutique dans un marché en expansion mais à un moment où son médicament phare, le Lantus, tombe dans le domaine des génériques. Alors qu’en France les taxes sur l’industrie du médicament ne cesse d’augmenter opportunément, de quoi ont bien pu parler Marisol Touraine et Andy Conrad ?

Lire : Sécurité sociale, la révolution du financement prédictif

La laborieuse et coûteuse informatisation de l’hôpital

Lire la suite…

Valls… a mis le temps

Sujet sensible et électoralement volcanique, la santé ne sera pas l’objet de réformes en profondeur. La gestion soporifique de Marisol Touraine fera l’affaire jusqu’en 2017. Lire : Touraine en mode mineur Tourne à gauche, tourne à droite La photo de famille du 2ème gouvernement Hollande montre des sourires figés. Une équipe reconduite presque dans la même configuration aurait pu incliner un moment à penser à un canular. Mais les deux sortants et les deux entrants dans l’équipe du « jeune homme pressé » confirment au contraire le savant calcul du président sur la suite des opérations. Le départ de Moscovici était attendu. C’est ce que, en telle circonstance, les intéressés racontent toujours, après coup. Il est vrai que Bercy abritait un peu trop de ministres et que locaux, bureaux avec vue sur (suite…)

Un remaniement, quelques reniements et beaucoup d’atermoiements

Éditorial de la 251 L’arlésienne du remaniement va peut-être finir par s’entrevoir après le « désaveu » cinglant du PS aux municipales. Selon un sondage BVA 79% des Français souhaitent un remaniement ministériel et 69% désirent un nouveau premier ministre. Marisol Touraine, accusée d’immobilisme, n’a jamais été évoquée ouvertement dans les différentes rumeurs de remaniement qui ont circulé depuis plusieurs mois. Sans figure qui s’impose à gauche pour la remplacer, la Ministre a tout de même multiplié les bilans de sa politique et les mises en avant de ses réalisations : déserts médicaux, dépassements d’honoraires, statut des sages femmes,… N’hésitant pas parfois à s’attribuer certains bons résultats arbitrairement…  Mais sa Stratégie Nationale de Santé, dont l’amorce en grande pompe avait été quelque peu usurpée par le Premier Ministre, manque cruellement de dynamisme. Femme de (suite…)

Lutte contre la fraude : l’arbre et la forêt

La presse s’est déchaînée jeudi dernier sur la fraude dans l’assurance maladie.
Personne n’a parlé des autres délits et carambouilles dans le reste de la protection sociale.

Il n’y aura pas eu un seul journal bien-pensant qui ne se fît l’écho des résultats de la campagne anti-fraude menée avec poigne par l’assurance maladie depuis plusieurs mois contre les tricheurs de la sécu. Deux professions, plus que les autres, sont montrées du doigt : les infirmiers et les ambulanciers.
Pourtant, quand on y regarde de plus près, la palette est large, aussi bien à l’intérieur de l’assurance maladie qu’en comparaison d’autres administrations sociales ou fiscales.
Pourquoi les infirmiers et les ambulanciers et pas les autres ?

Le bûcheron

En réalité, le « bilan 2012 » de la « lutte contre la fraude »  n’est pas l’une des réjouissantes publications dont la CNAMTS a le secret. Son dernier rapport sur ce succulent sujet remonte à 2011 et porte sur les données 2010.
Il s’agit là d’une production de la délégation nationale à la lutte contre la fraude (DNLF),  placée sous l’autorité du premier ministre, et par délégation, sous la houlette du ministre du budget, et chargée de coordonner toute l’activité de répression des fraudes fiscales, sociales et du travail illégal. Il y a donc, autour de cet organisme ignoré du public toutes les administrations de l’Etat, censées, tronçonneuse en mains, marcher en formation commando dans le maquis de la magouille. Et le rapport de la belle inconnue, remis en pâture aux journalistes la semaine dernière, n’oublie aucun secteur.

Pourtant, le seul bruit de hache entendu jeudi 31 octobre sur toutes les radios et télévisions ne concernait que l’assurance maladie et ses 150 millions de prestations indûment versées et récupérées fissa par les caisses primaires. Alors que la DNLF était supposée voler la vedette à la CNAMTS depuis qu’un décret de 2008 lui a confié la coordination, c’est encore à l’assurance maladie que la presse a réservé son inébranlable attachement.
Connaissez-vous un certain Benoît Parlos, général en chef de cette délégation d’élite ? Non. En revanche, le docteur Pierre Fender, directeur de la répression des fraudes à la CNAMTS et accessoirement patron par intérim du service médical de la sécu, était sur TF1 au JT de 20 heures jeudi soir.

L’arbre…

Le mystère s’épaissit à la lecture des résultats car toute la Lire la suite…

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