Tag archives : médicament

Keytruda : le prix du médicament anticancéreux négocié dans le plus grand secret

Éditorial de la 432ème Cela fait plus de six mois que, dans le plus grand secret, le laboratoire MSD (Merck) et le comité interministériel chargé de fixer le prix des produits de santé négocient de pied ferme pour trouver un accord financier pour un anti-cancéreux révolutionnaire : le Keytruda. Un nouveau blockbuster qui pourrait rapporter 4,5Md$ pour Merck C’est une information que livre Solveig Godeluck des Échos : « les autorités espèrent à présent contenir en dessous de 600 millions d’euros par an la dépense liée à Keytruda et Opdivo, les deux traitements vedettes de l’immunothérapie en oncologie, communément appelés anti-PD1. En 2016, la dépense pour ces deux molécules sous ATU s’est élevée à 318 millions d’euros. Le prix d’Opdivo a été arrêté il y a un an, et s’élève aujourd’hui à 5.400 euros par mois (suite…)

L’Assurance maladie veut économiser 2 Md€ en 2018

Dans un rapport provisoire des Charges et Produits pour 2018 que nous avons pu nous procurer, l’Assurance maladie projette d’économiser 2 Md€ en 2018. Comme chaque année, la CNAMTS dévoile au travers de 200 pages documentées ses propositions pour tenir les objectifs d’économies : priorité au virage ambulatoire, à la maîtrise médicalisée des prescriptions,  au prix du médicament et à l’innovation.

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Tout fout le camp

Éditorial de la 364 Les astres sont-ils enfin alignés ? Sur les 12 derniers mois, environ 160 000 emplois ont été créés, portés par le tertiaire. Selon les chiffres publiés cette semaine par l’Acoss, « le salaire moyen par tête (SMPT) croît de 1,8 % sue l’année. Au total, la masse salariale progresse de 2,5%« . Pour Solveig Godeluck dans les Echos, « si cette amélioration se confirme, la Sécurité sociale en profitera, via des rentrées supplémentaires de cotisations sociales. (…) Avec 0,2 point de masse salariale supplémentaire cette année, les recettes de la Sécurité sociale croîtraient de 400 millions d’euros. » Le Gouvernement n’avait même pas escompté ces largesses… Ce n’est quand même pas rien : 4 fois le salaire annuel de la seule équipe de France ! Autre conséquence : le pouvoir d’achat s’accélère. Il connait sa plus forte hausse depuis (suite…)

Le rapport sur la santé de l’OCDE pointe du doigt la dérive du coût des médicaments

Le rapport de l’OCDE, publié le 4 novembre dernier, décrit au travers de 11 sections et 226 pages un panorama comparatif de la santé au travers d’un faisceau d’indicateurs synthétiques. Ainsi, on apprend sans surprise que l’espérance de vie continue de s’allonger malgré quelques disparités. Qu’il n’y a jamais eu autant de médecins et d’infirmiers dans les pays de l’OCDE. Malgré tout, l’accès aux soins reste une question. Le rapport pointe tout de même l’augmentation des dépenses pharmaceutiques liées à la mise sur le marché de nouveaux médicaments innovants très onéreux interroge sur l’efficience des politiques publiques menées. Malgré un coût exorbitant, le rapport coût/efficacité n’est pas meilleur et « interroge sur la meilleure façon d’aligner les intérêts des sociétés sur ceux des laboratoires pharmaceutiques et des investisseurs« …

Les dépenses pharmaceutiques s’élevaient à 800 Md$ environ en 2013, soit près de 20 % du total des dépenses de santé en moyenne.

L‘envolée des dépenses pharmaceutiques est contrastée puisque, ces dernières années, si la croissance des dépenses pharmaceutiques au détail a ralenti les dépenses hospitalières ont généralement augmenté. En cause : l’émergence de nouveaux médicaments de spécialité onéreux, visant des populations restreintes et/ou des pathologies complexes. Ainsi, en moyenne, la consommation de produits pharmaceutiques des hôpitaux et des autres établissements de soins accroît la facture pharmaceutique totale d’environ 20 %, soit plus d’un dollar sur cinq dépensé dans le domaine de la santé consacré à l’achat de produits pharmaceutiques.

Pourquoi ce recul des ventes en détail ? Principalement les politiques de maîtrise des coûts déclenchées dans les périodes récentes de crise. Egalement, l’expiration des brevets de certains médicaments « blockbusters » et l’essor des génériques. « Plusieurs produits d’une valeur totale de plus de 30 milliards de dollars annuel de recettes aux États-Unis ont perdu leurs brevets en 2011-2012, parmi lesquels Plavix® (agent antiplaquettaire), Lipitor® (anti-cholestérol) et Actos® (diabète), qui représentaient ensemble près de 15 milliards USD de ventes » (p.44).

La Lettre de Galilée

« La demande croissante de médicaments et la mise sur le marché de nouveaux produits sont les principaux déterminants de la croissance des dépenses. Dans le même temps, la disponibilité des médicaments génériques et biosimilaires, associée à la mise en place et au renforcement des politiques de maîtrise des coûts, a fait baisser les dépenses au cours des dernières années » (p.40)

En revanche, les dépenses hospitalières en produits pharmaceutiques ont augmenté en raison de la multiplication des médicaments de spécialité majoritairement délivrés en milieu hospitalier et au coût souvent très élevés (p.38). L’augmentation constante des dépenses liées au médicament tient également à l’augmentation de la prévalence des maladies chroniques (cancer,diabète, maladies mentales), du vieillissement de la population, de l’évolution des pratiques cliniques et de l’extension de la prise en charge, ainsi que de nouvelles options thérapeutiques : « entre 2000 et 2013, la consommation d’antihypertenseurs, d’antidiabétiques et d’antidépresseurs a quasiment doublé, tandis que la consommation d’hypocholestérolémiants a triplé. » (p.41)

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Les produits de santé vus par le CEPS -ou le Ministère de l’Économie…

A l’occasion de la publication du rapport d’activité 2014 du Comité Economique des Produits de Santé, sous l’égide du Ministère de la Santé mais aussi celui de l’Economie, retour sur l’analyse faite par le CEPS sur les produits de santé, sujet d’actualité dans la discussion du PLFSS s’il en est. Au programme : 180 pages traitant des ventes des produits de santé remboursables, des accords cadre et des mesures de régulation ainsi que des statistiques d’activité du comité. Le programme risquant d’en faire fuir quelques uns dès le début, nous ne rentrerons pas dans les détails statistiques… Dans ce rapport, le CEPS souligne le véritable contre-pied pris par le marché global des médicaments remboursables par rapport aux deux années précédentes : progression du marché global de +2% des médicaments remboursables (suite…)

Médicament : conflits d’intérêts, recul de la vaccination et polémiques en tous genres

La nouvelle tombe bien mal. Au moment où le médicament, mal aimé des Français, tente de redorer son blason, Mediapart révèle au grand jour les conflits d’intérêts entre les organismes de certification du médicament et les laboratoires pharmaceutiques. La Haute Autorité de Santé (HAS) et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) ont aussitôt déclenché des enquêtes internes qu’elles porteront à la connaissance du procureur de la République. La ministre de la santé Marisol Touraine avait sévèrement jugé que « si les faits rapportés sont exacts, ils sont inacceptables et même d’une gravité extrême ».

Pourtant, les choses étaient bien parties : un ouvrage pour reconquérir la confiance, un plan ministériel pour valoriser les génériques, des appels des autorités pour relancer la vaccination…

La vérité sur vos médicaments, pour redonner confiance aux Français

C’est par ce titre accrocheur que 32 spécialistes s’attaquent, « sans parti pris », au travers de 590 pages grand public, au médicament afin de dissiper le « flou » dans lequel se trouvent de nombreux patients. « Il faut leur redonner confiance », clame le Pr Bergmann qui a coordonné l’ouvrage avec les professeurs François Chast, André Grimaldi et Claire Le Jeunne. En ligne de mire : le brûlot polémique des professeurs Even et Debré pour qui 1 médicament sur 2 était potentiellement dangereux.

Lire : la santé vue par les femmes

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Le marché pharmaceutique français en baisse pour la 3ème année consécutive

L’économiste en santé Claude Le Pen a présenté cette semaine les tendances du marché pharmaceutique. Pour la 3ème année consécutive, le marché français est en baisse (-0,3%) : pour la médecine de ville les valeurs sont même en baisse de -1,8%. Côté hospitalier, le Sovaldi a dopé le marché de +10%. Sans ce médicament coûteux, le marché hospitalier est « plat ». Deux raisons avancées par l’économiste : les baisses de prix imposées par le Gouvernement et la diminution des prescriptions des médecins libéraux. La baisse des dépenses pharmaceutiques à la hussarde La maîtrise des dépenses de l’ONDAM dont le couperet tombe chaque année a incité  Frédéric Van Roekeghem, l’ancien patron de la CNAMTS, à développer des méthodes fortes. Le PLFSS 2015 souligne encore que « l’effort attendu des régimes de sécurité sociale s’appuiera en premier (suite…)

La santé vue par les femmes : une enquête IPSOS – STERIA

Une enquête IPSOS-STERIA réalisée en octobre 2014 auprès de 1000 femmes à la demande du LIR nous éclaire sur les voies à prendre (ou à éviter) pour notre système de santé. Devant le déficit abyssal d’originalité de nos politiques sur les questions de santé plusieurs acteurs iconoclates formulent des propositions qui tombent avec mépris dans l’indifférence générale. La santé n’intéresse pas le pouvoir. Le jeu de cache-cache est connu. La droite quand elle est dans l’opposition fait la roue devant les médecins et, une fois au pouvoir, promesses bues, les massacre. Juppé en sait quelque chose. La gauche fait pareil. Le bulldozer idéologique se met en marche dans l’euphorie de la victoire du peuple mais ralentit quand il y a le feu. En ce moment Marisol Touraine fait du rodéo (suite…)

Consommation pharmaceutique : l’héritage empoisonné de Rocky

La baisse des dépenses pharmaceutiques, claironnée triomphalement l’année dernière par l’ancienne équipe de Rocky, dissimule en réalité un échec de ses méthodes On n’a pas tari d’éloges sur les méthodes fortes de l’ancien patron de la CNAMTS, Frédéric Van Roekeghem, fanfaronnant sur le respect de l’ONDAM deux années consécutives et mettant un point d’honneur à avoir terrassé la progression de la consommation pharmaceutique des Français, considérés (à tort) comme les champions du monde dans cette discipline. Discours cnamien d’autant plus puissant et univoque que la maison mère de l’assurance maladie détient jalousement le monopole des datas, de l’analyse et de l’interprétation des données. L’article de Que Choisir dans son numéro de janvier 2015, à partir d’une enquête portant sur 347 ordonnances, exhume un vieux sujet : la polymédication des personnes (suite…)

Charivarivasi

Il y a longtemps que la députée européenne Michèle Rivasi n’avait pas fait de boucan sur les questions de santé. La revoilà, entraînant dans son sillage les inguérissables émeutiers des causes perdues : Philippe Even, Serge Rader, Jean-Sebastien Borde le président de Formindep,  trois histrions d’une « opération mains propres sur la santé » allant jusqu’à soupçonner, comme l’écrit Le Quotidien du Médecin du 6 janvier, la mise sous influence par de méchants labos de notre ministre de la santé. On y trouve aussi, dans la liste figurant au bas de l’appel lancé par la députée, au milieu de l’intelligentsia de l’écologie politique (Cohn Bendit, Benhamias, Lepage…), Irène Frachon la pneumologue à l’origine de l’affaire Médiator. Mains propres sur la santé ? Pas exactement car l’appel se concentre en réalité uniquement sur (suite…)

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