Tag archives : MEDEF

Assurance maladie : …de mort lente

Le rapport de la Cour des comptes sur l’exécution du LFSS 2013 continue de lancer ses flèches empoisonnées sur une institution moribonde.

Aussi bien le chef de l’Etat dans sa conférence de presse que le premier ministre dans sa déclaration de politique générale, défendent le « modèle social français ». Parée des vertus que procure une formule aussi magique, cette attitude n’en est pas moins vide de sens. Elle interdit toute évolution et laisse à l’Etat le dernier mot.
Les dernières déclarations du Medef sont pour le moins provocatrices mais, quelques mois auparavant, l’équipe de Gattaz avait produit un rapport plutôt intéressant, voué à l’indifférence générale des pouvoirs publics.

Lire notre article "MEDEF, le retour"

Il faut s’en persuader, le modèle français (en tout cas l’assurance maladie) n’existe plus depuis longtemps. Faut-il voir dans la disparition cette semaine d’André Bergeron, « le petit père du syndicalisme français » comme se plaît à le rappeler Le Figaro, quelques mois seulement après celle de Marc Blondel, la datation précise de l’extinction des derniers pachydermes de notre protection sociale.

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MEDEF, le retour

Après un long silence, les patrons de l’hexagone s’intéressent à nouveau à la bonne santé des Français. Quand les stars du CAC tracent un « cap » qui décape. On les avait perdus de vue. Les vieux barons du CNPF avaient pris de la bouteille, les anciens « maîtres de forge » de la vieille UIMM étaient même morts avec la fermeture des usines. La désindustrialisation de la France avait fait émerger une nouvelle génération de patrons aux neurones davantage câblés sur les marchés financiers que sur le bien-être des salariés. Le couple FO/CNPF a fonctionné pendant plus de 25 ans jusqu’à son coup de grâce dans la décennie 90. Relisez l'article : « Blondel, la mort d’un éléphant » Devenue MEDEF, l’organisation patronale a gardé un œil sur les URSSAF, mais s’est évertuée à dénoncer (suite…)

Les étranges convergences entre le MEDEF et la FHF

À quelques semaines d’intervalle, la Fédération Hospitalière de France et le MEDEF publient leur plateforme respective. On y relève quelques étonnants points communs.

La Lettre de GaliléeAllons donc ! Ne nous mettons pas à imaginer que les scribouillards de la Fédération Hospitalière de France et les gratte-papier du Medef se réunissent à la nuit tombée pour tremper leur plume dans le même encrier quelque part entre l’avenue Bosquet et la rue Cabanis.
Notons seulement qu’à la lecture des propositions de la FHF, présentées par son fringant président, Frédéric Valletoux, le 11 avril dernier, on y pêche quelques similitudes avec la « contribution du Medef au débat sur la stratégie nationale de santé » parue en février dernier.

Lire : Touraine en mode mineur

Desserrer l’étau de l’État

O n peut s’en douter, quand l’État annonce 10 milliards d’économie sur l’assurance maladie, on entend rugir des sauve-qui-peut dans les fonds de cales. Même s’il n’est pas facile à identifier, le plan de redressement économique annoncé par le premier ministre aura au moins la vertu de stimuler les cerveaux de l’intelligentsia sanitaire pour trouver des exécutoires et sauver son pré-carré.

La FHF en vient à considérer le plan comme une chance pour l’avenir du secteur hospitalier.

La FHF en vient à considérer le plan comme « une chance pour l’avenir du secteur hospitalier. En clair, il s’agit de faire rapidement des économies à court terme, comme la lutte contre les prescriptions inutiles, tout en mettant fin à l’inflation de procédures bureaucratiques source de surcoûts prohibitifs ».

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Les champignons de printemps

Éditorial de la 254 Au moment où Marisol Touraine, désormais seule aux commandes d’un ministère boulimique, usant d’un égo de plus en plus marqué, lance une campagne sur sa stratégie nationale de santé, le premier ministre, lui, ferraille avec sa propre majorité pour lancer le pacte de responsabilité voulu par le président Hollande. Déjà, la CGT et la CGT-FO, reçues en bilatéral à Matignon, comme les autres syndicats et le patronat, ont refusé tout compromis. « Il donne les clés du camion au patronat et nous demande de monter dans la remorque » dira Jean-Claude Mailly, le leader de FO, aux Échos. La littérature sanitaire et sociale a poussé cette semaine comme des morilles après une ondée nocturne. Le MEDEF (encore lui) vient de publier sa contribution au débat sur la stratégie (suite…)

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