Tag archives : « Manuel Valls »

Valls : une volte-face peut-elle en cacher une autre ?

Manuel Valls, tout jeune ex-premier Ministre du quinquennat de François Hollande, se prendrait-il pour le Richard Virenque de la politique ? Après avoir dopé, à l’insu de son plein gré, sa politique à coup de 49.3, le voici empressé de jeter dans les poubelles de la rue Montpensier, le siège du Conseil Constitutionnel, le fameux article de notre Constitution. Sur sa lancée, pourrait-il réserver les vidoirs de la rue de Ségur à la loi de santé de Marisol Touraine tant décriée ? Candidat de la primaire à gauche, Manuel Valls avait annoncé le 15 décembre dernier qu’il souhaitait, s’il était élu Président de la République, supprimer l’article 49.3 de notre Constitution. En l’absence de majorité, cet article permet au Premier Ministre de faire adopter, en engageant sa responsabilité devant l’Assemblée (suite…)

Silence, ça communique !

Éditorial de la 256 Si dès l’Antiquité l’art oratoire a toujours été l’apanage des hommes politiques, la communication s’érige aujourd’hui en science de l’action. Mais à trop vouloir huiler les procédés de communication, on finit même par en oublier ses motifs et à se réfugier derrière un discours bien trop optimiste. Mais Manuel Valls qui a fait l’annonce de son programme de stabilité doit maintenant convaincre l’Hémicycle de lui accorder sa confiance. The Economist ironisait d’ailleurs sur cette « quadrature du cercle » impossible : convertir en décisions concrètes ses promesses sans perdre la confiance des députés. Et Marisol Touraine a déjà fait les frais d’une attaque au gros calibre après avoir dévoilé vendredi le détail de son plan d’économies pour la santé. « Copie à revoir« . « Inacceptable« . Les réactions se sont faites entendre de toutes parts. (suite…)

Plan d’économies pour le système de santé : du réchauffé et pas de réforme en vue

Marisol Touraine, reconduite dans ses fonctions, a présenté vendredi dans Les Échos son plan d’économies pour la santé. Dans la droite ligne du plan d’austérité de Manuel Valls, la Ministre de la Santé et des Affaires Sociales est la première à rendre sa copie : 10 milliards d’économies prévus mais pas la moindre réforme à l’horizon. Le plan détaillé prévoit 4 axes majeurs d’économie pour que le système de santé soit « plus simple, plus proche et mieux organisé« . Mais derrière les vœux pieux et les éléments de langage définis par le gouvernement, les chiffres avancés ont suscité de vives réactions. Plan d’économies ou plan de communication ? Après les premiers cafouillages du remaniement, où la santé semblait avoir été oubliée des attributions de la Ministre Marisol Touraine, l’attente était forte autour (suite…)

Petit marquis et grand maquis

Éditorial de la 255 C’est reparti. Les révélations de Mediapart sur les conflits d’intérêts d’Aquilino Morelle, la plume d’Hollande virée la semaine dernière, alimentent une gouaille stérile ; Le Point donne à l’article de Jérôme Béglé le titre de « honte et déshonneur » – n’exagérons rien – et l’ancien président de l’assemblée nationale, Bernard Accoyer, va jusqu’à demander dans Le Journal du Dimanche l’audition par les parlementaires de l’ancien conseiller du président. L’affaire Cahuzac exhale ses remugles ; la politique du moment n’a pas besoin de ses relents. Au moment où l’industrie pharmaceutique s’évertue à redorer son blason et réussit presque à faire oublier ses frasques anciennes, voici qu’un ancien dirigeant de Lundbeck, probablement dégagé de lien contractuel, en d’autres termes, viré depuis du laboratoire danois, étale sur la place publique des méthodes (suite…)

Valls… a mis le temps

Sujet sensible et électoralement volcanique, la santé ne sera pas l’objet de réformes en profondeur. La gestion soporifique de Marisol Touraine fera l’affaire jusqu’en 2017. Lire : Touraine en mode mineur Tourne à gauche, tourne à droite La photo de famille du 2ème gouvernement Hollande montre des sourires figés. Une équipe reconduite presque dans la même configuration aurait pu incliner un moment à penser à un canular. Mais les deux sortants et les deux entrants dans l’équipe du « jeune homme pressé » confirment au contraire le savant calcul du président sur la suite des opérations. Le départ de Moscovici était attendu. C’est ce que, en telle circonstance, les intéressés racontent toujours, après coup. Il est vrai que Bercy abritait un peu trop de ministres et que locaux, bureaux avec vue sur (suite…)

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