Tag archives : maison de santé pluri-professionnelle

Médecine de proximité : retour sur les fondements d’un slogan politique

Les questions posées sur la démographie médicale qui, de fil en aiguille, aboutissent aujourd’hui à celles sur une restructuration en profondeur des soins de premiers recours, ne datent pas d’hier. Elles émergent par secousses telluriques depuis une vingtaine d’années dans un contexte largement dominé par l’idée que l’offre crée la demande et que le déficit récurrent de l’assurance maladie ne saurait trouver d’autres explications que dans un excès de médecins.

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Yann BOURGUEIL, Directeur de l’IRDES, Coordinateur de l’équipe « Partenariat pluridisciplinaire de Recherche sur l’Organisation des Soins de Premier Recours » (PROSPERE), lors d’un séminaire sur les soins primaires organisé par La Lettre de Galilée.

Définitions du soin primaire, du soin de proximité, du soin de premier recours, différences entre ces trois notions, difficultés de compréhension en France au regard des définitions admises à l’étranger.

Las, le raisonnement, un tantinet technocratique, tendant à s’abriter derrière les densités régionales moyennes pour expliquer leur corrélation avec le gradient Nord/Sud de la consommation médicale (et tant qu’on y est, avec celui de la mortalité) ne tient qu’un temps. Car, derrière des moyennes se dissimulent des inégalités fortes. L’arrière pays des régions méditerranéennes ou encore certaines banlieues de la région parisienne sont plus mal loties que la Picardie, région dont la densité moyenne régionale est la plus faible de France. Lire la suite…

Médecine libérale en Pays de la Loire : le bon sens près de chez soi

Un colloque organisé au printemps dernier par l’URPS-ML des Pays de la Loire confirme le dynamisme de jeunes médecins qui ne craignent pas de se lancer dans l’aventure libérale

Il faut dire qu’avec le matraquage de l’opinion sur la désertification médicale, le succès de la journée des pôles et maisons de santé organisée par l’Union Régionale des Professions de Santé des Médecins Libéraux (URPS-ML) des Pays de la Loire et l’Association des Pôles et Maisons de Santé Libéraux pour sa deuxième édition n’était qu’une demi surprise. Près de 200 participants, autant d’élus que de professionnels de santé, avaient manifesté leur intérêt, le 18 avril dernier à Gétigné dans les environs de Nantes, au dossier finalement mal connu de la médecine de proximité. Et ils ne furent pas déçus.

Encore des idées reçues

Pollué par de coriaces assertions aux allures universelles, le constat s’éclaire d’éléments qui font désormais l’objet d’un timide consensus.
Non la démographie médicale n’a pas les allures de catastrophe nationale qu’on lui inflige. Au creux de la vague, l’offre de soins de proximité ne retrouvera jamais que son niveau des années 90.
Non, sur la question des soins de premiers recours, il ne s’agit pas d’une défection ou, pire, d’une désertion de la médecine libérale mais d’une transformation intrinsèque de la médecine dont la caractéristique majeure est sociologique : les femmes, avec 75% des cohortes sortant des universités, apparaissent bien comme l’avenir de la médecine et tracent une voie qui réfute la médecine de papa des années 60.
Que dire alors de cette révolte des élus locaux, porte-drapeaux d’une revendication désespérée qui place la médecine et plus généralement la santé comme ultime recours d’une revitalisation économique de dizaines de milliers de villages appauvris par une politique d’aménagement du territoire qui a favorisé exclusivement, depuis 50 ans, la « mégapolisation » des capitales régionales(1).

Non, enfin, le patient n’est pas immobile. Il bouge(2), s’organise, teste, este, et dans 80% des cas doit apprendre à vivre avec sa maladie chronique. Ceci étant dit, où en sommes-nous en Pays de la Loire ?

Mariage pour tous

La première table ronde au titre évocateur portait justement sur le sujet le plus épineux : couples élus/professionnels : éviter le divorce est-il possible ? Du Braudel à l’état pur, car les querelles de clocher encore de nos jours vont bon train. La présentation du projet de Torfou, haut lieu d’une révolte vendéenne en 1793, fut le détonateur d’une explosion de témoignages : « à quoi jouent ces maires qui dépensent l’argent public pour faire venir des Roumains alors que les… Lire la suite…

Maisons de santé, une histoire pas si neuve !…

L’histoire des « Maisons de Santé » est déjà longue… En fait on en trouve une première version dans la chronique médico-sociale dès les années 30 ! Si, si vous avez bien lu… A cette nuance près – majeure – que le terme ne recouvrait pas la même réalité. Lorsqu’ils parlaient de « Maisons de Santé », nos ancêtres évoquaient en fait ce que le langage courant désigne désormais sous le terme de « clinique », « établissement de soins privé » en langage administratif.

Leur création a émaillé la première partie du vingtième siècle à l’initiative de médecins un peu philanthropes au début, et reconnus comme tels par les congrégations religieuses qui leur fournissaient spontanément un personnel infirmier abondant, compétent et gratuit et véritables entrepreneurs dans les années 30. L’exemple le plus illustratif de cet esprit d’entreprise fut celui du Dr Delmas qui, avec son épouse, a, depuis, donné son nom à une rue d’Agen. Ce dernier avait non seulement construit une Maison de Santé mais avait également conçu le projet autrement plus ambitieux des « Mutuelles Chirurgicales » qui sont parvenues jusqu’à nous sous l’intitulé de « Mutuelles interprofessionnelles ».

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Les 16 points de repère d’une maison de santé pluridisciplinaire qui marche

Une maison/pôle de santé, C’EST

 

  • Point n°1 :Une équipe de professionnels de santé qui réunit au moins médecins généralistes, infirmier(ère)s, kinésithérapeutes et autant que possible podologues, orthophonistes, sage-femme, diététicienne, psychologue et le cas échéant autres travailleurs sociaux, et disposant des personnels de soutien correspondant (secrétariat, etc.).
  • Point n°2 :Qui s’inscrit dans un « territoire » et prend en compte les besoins de santé et l’offre de santé préexistante et prévisionnelle (à 5 ans).

 

La cohésion et le dynamisme de l’équipe repose sur : Lire la suite…

Les maisons/pôles de santé et la qualité des pratiques

Les médecins et plus largement l’ensemble des professions de santé ont été, et  sont, évidemment soucieux de la qualité du service rendu  aux patients dont ils ont la charge. Et pour être immémoriale, il s’agit cependant d’une préoccupation le plus souvent implicite. Par ailleurs, les principaux textes qui  encadrent  dans notre pays la pratique médicale – comme la Charte de 1927, fixant les principes de l’exercice libéral de la médecine ou bien le code de déontologie – ne font pas mention d’une exigence quelconque de qualité des soins.

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