Tag archives : LIR

Prix du médicament : les labos pharmaceutiques sont-ils des escrocs ?

La dernière campagne de Médecins du Monde tire à boulets rouges sur les profits des grands laboratoires pharmaceutiques et les prix disproportionnés de certains médicaments. Pour certains, la diatribe est justifiée. Pour d’autres, comme pour les principaux intéressés, elle est caricaturale. La Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale a donc auditionné les industriels du médicament le 22 juin dernier. La semaine suivante, c’était au tour du Sénat de se pencher sur la question. Au-delà du débat sur la fixation du prix du médicament, c’est bien plus la place de l’innovation dans les stratégies des industriels de la santé dont il est question. Les propositions du Leem Il est vrai, comme le remarque Challenges, que seule l’industrie du tabac affiche des taux de profit supérieurs. Néanmoins, la recherche coûte cher (20% (suite…)

La santé vue par les femmes : une enquête IPSOS – STERIA

Une enquête IPSOS-STERIA réalisée en octobre 2014 auprès de 1000 femmes à la demande du LIR nous éclaire sur les voies à prendre (ou à éviter) pour notre système de santé. Devant le déficit abyssal d’originalité de nos politiques sur les questions de santé plusieurs acteurs iconoclates formulent des propositions qui tombent avec mépris dans l’indifférence générale. La santé n’intéresse pas le pouvoir. Le jeu de cache-cache est connu. La droite quand elle est dans l’opposition fait la roue devant les médecins et, une fois au pouvoir, promesses bues, les massacre. Juppé en sait quelque chose. La gauche fait pareil. Le bulldozer idéologique se met en marche dans l’euphorie de la victoire du peuple mais ralentit quand il y a le feu. En ce moment Marisol Touraine fait du rodéo (suite…)

Médicament : l’ire du LEEM et l’âme du LIR

La stratégie de communication du LEEM et du LIR s’appuie sur un nouveau paradigme. Mais des efforts de transparence restent à faire sur la fixation des prix La décapitation sans sommations de l’état major de SANOFI par son conseil d’administration la semaine dernière montre la brutalité du management des capitaines d’industrie, même si Pôle Emploi, toute compassion gardée, n’est pas la destination promise à Christopher Viehbacher, son sémillant ex-DG, après que les actionnaires de la grande firme française ont décidé de le virer. Capital, au printemps dernier, ironisait sur son salaire car, dixit le journal, le patron de Sanofi était le mieux payé des 98 premières entreprises françaises. Au-delà des vicissitudes des grands de ce monde, le départ de Viehbacher coïncide avec le décrochage du titre de Sanofi en bourse. (suite…)

Loi de santé : le mal-être des présidents de CME privés

Réunis en assemblée générale pour renouveler leurs instances, les présidents de CME des établissements de santé privés de la région Pays de la Loire, ont exprimé leur inquiétude.
Voyage en Marasmie occidentale.

Après avoir, il y a quelques années, piloté la conférence nationale des présidents de CME des établissements privés (CNPCMEHP), aujourd’hui présidée par Jean-Luc Baron, Jean Halligon a réuni la conférence des Pays de Loire le 25 septembre dernier pour transmettre le relais à son successeur. Soirée consacrée aussi au déchiffrage des projets politiques qui toucheront directement l’activité des établissements privés.

Le dit et l’écrit

Nous le savions, les CME des établissements privés n’ont pas leur langue dans leur poche, même si le ton reste très policé. Le rapport adressé à Marisol Touraine en octobre 2012, sans doute pour rappeler l’hospitalisation privée au bon souvenir de la nouvelle ministre et éviter sa dédaigneuse indifférence, en est l’exemple cruel. Les propositions contenues dans ce pensum n’ont pas suscité la moindre inspiration dans la tête des rédacteurs de la «stratégie nationale de santé» attendue avec l’angoisse du condamné à mort par les médecins des établissements privés.

La Lettre de Galilée

Entre deux coups de bistouri, les présidents de CME auront réussi à capter la semaine précédant leur réunion les bribes de trois discours qui ont marqué l’actualité politique.

D’abord, le discours, pugnace et ponctué d’anaphores devenues la marque de fabrique de l’exécutif («non ce n’est pas de l’austérité !»), du premier ministre appelant la confiance du Parlement. On attend la 39ème minute pour comprendre que ce que le chef du gouvenement aura retenu comme point fort de sa politique de santé était le tiers payant généralisé.

Lire : Tiers payant : un combat idéologique ?

Ensuite, insignifiante sur les questions de santé, la conférence de presse du président de la République (qui, il est vrai, a d’autres chats à fouetter). Sa petite phrase sur la santé n’aura pas marqué les esprits, le président considérant déjà comme acquise la loi de santé présentée par sa ministre au conseil des ministres. Circulez, il n’y a rien à voir !
Enfin le retour bruyant et gesticulant de Sarkozy dans une droite divisée, caractérisée par l’absence de projet original sur la santé et la protection sociale (suivi quelques jours plus tard de celui de Juppé à la télévision dans un exercice de contrition sans différence notoire sur le fond).

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Consommation pharmaceutique : l’incroyable résistance des idées reçues

L’étude indépendante réalisée en 2012 par Pierre Chahwakillian avec la collaboration d’Antoine Ferrier-Battner à partir des données d’IMS-Health fournies par le LIR sur les ventes de médicaments de 8 classes thérapeutiques entre 2000 et 2011 dans 7 pays européens chamboule les idées reçues sur la position de la France dans la consommation des médicaments.

Le rififi provoqué au début de l’été par la parution du rapport établi conjointement par Michèle Rivasi, eurodéputée (Europe-Ecologie), Philippe Even président de l’Institut Necker, habitué des coups médiatiques, et Serge Rader pharmacien à ses heures, a fourni l’occasion à une presse en mal de moralisation de touiller quelques contrevérités sur la pharmacie dans le chaudron des idées reçues.
Les assertions du trio militant ont provoqué une vigoureuse mise au point du LEEM.

La question aujourd’hui est de savoir ce qui reste dans l’opinion publique de ces buzz médiatiques récurrents sur l’industrie pharmaceutique aussi éphémères que souvent mensongers.
Prenons encore l’exemple des conclusions de la conférence organisée en février 2013 par Jean-François Derre, directeur associé de CELTIPHARM, reprises illico dans Le Point, L’Express, Le Parisien et même largement diffusées dans la presse gratuite. Que disaient-elles ? La baisse de consommation des médicaments traduirait pour la première fois une « crise de confiance » ponctuelle des consommateurs dont la cause – pour le moins subjective – serait produite par le raffut fait sur le Médiator et sur la pilule de 3ème génération. Dont acte.
Cette avalanche de papiers suit de 6 mois une autre agitation médiatique, celle provoquée fugacement par le communiqué signé par le LIR, « la fin de l’exception française » en juillet 2012, démontrant un mouvement de fond et déjà ancien de la consommation pharmaceutique française.

Comment expliquer l’ensevelissement en moins de six mois d’une démonstration par une autre présentation radicalement opposée ?

En vérité, les informations se suivent mais s’évaporent. Si le papier s’empile, dans le virtuel, la dernière information écrase la précédente. C’est en tout cas ce qui se passe dans… Lire la suite…

Piqûre de rappel : le LIR au chevet de la recherche française

Comme le titre Le Point de cette semaine, « la haine des riches », qui s’explique pour partie par l’étalage cynique de gains mirobolants, peut avoir des effets pervers sur l’économie. Dans l’industrie pharmaceutique, conjuguée à l’affaire Servier, cette défiance vis-à-vis des labos conduit aux pires foutaises. Les plus extrêmes ne vont-ils pas jusqu’à réclamer la nationalisation du secteur. Après les propositions du G5 français (bioMérieux, Ipsen, le LFB, Pierre Fabre, Sanofi) en 10 points clés, voici les cogitations du think tank piloté par le LIR, regroupant les 16 filiales françaises des grands labos internationaux qui affirment, chiffres à l’appui, investir 700 millions d’euros dans la recherche tous les ans, c’est-à-dire autant que le budget accordé par l’Etat à l’Inserm. Le document produit par le LIR est une vibrante invitation (suite…)

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