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Le dernier passage par la voie parlementaire

De qui cette citation «  On nous reprochait de détruire la médecine , de transformer les meilleurs des médecins en fonctionnaires asservis, de vouloir faire périr « l’élite », de briser les plus belles traditions, de nous nourrir de chimères et aussi, j’ajoute, de pousser vers la misère des groupes d’hommes jusqu’alors assez opulents ! Les « intérêts » étaient en jeu et l’on sait qu’ils savent se défendre. Ils savent aussi s’abriter derrière le respect des grands principes Il n’est pas douteux que jamais la réforme n’aurait pu être appliquée devant la coalition bruyante et agissante des passions . » ? Réponse en fin de billet. Mais avant, soyons clairs : à ce stade du processus législatif d’adoption de la Loi HPST, nul n’est plus en mesure de savoir (suite…)

Chiffons rouges et banderoles

Écorchée jusqu’à l’os par plus de 1400 amendements et 60 heures de discussions opiniâtres en commission sociale –du jamais vu– la loi Bachelot est examinée aujourd’hui par le Sénat en séance plénière. La torpeur légendaire des sages de la chambre haute n’est plus ce qu’elle était. Les souvenirs du plan Barre de 1980, Séguin de 1987 et celui de Juppé de 1995 ont produit des antidotes énergiques contre la somnolence camérale. Il suffit d’entendre le pas des manifestants sur le pavé parisien pour éveiller spontanément un réflexe pavlovien contre l’endormissement du pouvoir. D’autant plus efficace qu’on sait que ce genre de manif, celle des médecins, se paie généralement à l’élection suivante. Car, tout de même, il n’est pas coutumier de voir tant de grands patrons de la médecine, habituellement si (suite…)

Quoi de neuf? Des noms !

La météorologie politique est  une science délicate …  Bien malin qui pourrait prédire aujourd’hui dans quel état la Loi HPST sortira, début juin, du vote du Sénat. Quel compromis devra être passé, dans la foulée en Commission Mixte Paritaire, entre le Palais Bourbon et le Luxembourg. Puis la portée d’une éventuelle censure du Conseil Constitutionnel lorsqu’il aura été saisi, comme c’est probable, par une Opposition requinquée. Tel est sans doute le lot des textes législatifs trop composites : la Loi HPST était au départ un ambitieux dispositif censé répondre simultanément aux dysfonctionnements de l’hôpital comme du secteur ambulatoire, mais aussi  rénover la gestion du risque et sa gouvernance, la FMC et la permanence des soins, … en soignant de menues irritations comme la vente aux mineurs des boissons alcoolisées ou (suite…)

Blouses blanches et lessive

Entre la menace de démission des présidents de CME (commission médicale d’établissement), la manif aujourd’hui des chefs de service de l’AP-HP (assistance publique Hôpitaux de Paris), la mise au point chlorhydrique de Guy Vallancien dans les Echos du 21 avril sur « la cacophonie étrange » de ses congénères parisiens, le vitriol des limiers du Point (cf. La lettre de Galilée de la semaine dernière) et la deuxième couche de goudron noir de l’Expansion de vendredi sur les abus hospitaliers, voilà une loi HPST encore bien chahutée. Derrière le charivari des tempes grises en blouses blanches, les effets de la crise économique sont mis en sourdine. Les grands indicateurs de ce même mensuel économique, tout aussi catastrophiques qu’ils fussent, sont entrés dans la routine. La croissance du PIB est à (suite…)

Sénateurs sous hyper-pression médiatique

À mesure qu’approche l’heure du débat sénatorial, l’actualité semble concentrer le débat sur le volet hospitalier du dispositif organisé par la Loi HPST. Deux événements largement médiatisés y concourent en effet : –    la grève orchestrée à l’hôpital dans une semaine tout juste par un conglomérat syndical un peu disparate mais emmené par 25 mandarins d’établissements parisiens, à qui Le Nouvel Obs a complaisamment ouvert ses colonnes, familiers des coulisses du pouvoir et des plateaux de télé où ils alternent JT et émissions people … –    le brûlot journalistique signé du trio-vedette* de l’hebdomadaire Le Point et qui « cartonne » très opportunément en librairie avec un deuxième retirage qui n’est sans doute pas le dernier. En face, Roselyne Bachelot n’a guère à avancer que … le Rapport Larcher, qui (suite…)

DMP…de lapin?

Bondée, la salle Pierre Laroque au ministère de la santé pour écouter ce jeudi 9 avril le discours fébrilement attendu de la ministre sur « le programme de relance du DMP et des systèmes d’information partagés de santé ». Initialement prévue le 23 mars, cette grand-messe apostolique aurait pu être repoussée de quelques jours supplémentaires pour coïncider pile poil avec la Résurrection. Car, après la traversée du désert que Roseline Bachelot a infligée elle-même au dossier en diligentant « une revue de projet » restée mémorable, il s’agissait bien d’une renaissance. Une répétition tellement vraie que Christian Saout, le président du Collectif inter associatif sur la santé (CISS), frappé par la métempsychose du DMP, se demandait s’il n’avait pas déjà vécu ce moment … dans une autre vie. Même réaction (suite…)

Le canard, le boomerang et la chasse aux éléphants

Alors que la Loi HPST issue de l’Assemblée se retrouve soumise à l’exégèse active des Sénateurs, eux-mêmes exposés à l’activisme – totalement inédit – des lobbyistes de toutes obédiences, pourvoyeurs de « suggestions d’amendements » plus corporatistes les unes que les autres, les observateurs comptent les jours. Et pour certains les points ! Les jours car il semble acquis que le Sénat ne sera pas en mesure d’achever l’adoption du texte avant le mois de juin. Qu’il conviendra, dès lors que l’urgence est prononcée, évidemment de réunir une Commission mixte paritaire et attendre de l’Opposition une immanquable saisine du Conseil Constitutionnel … La publication au JO ne saurait donc intervenir avant juillet, … dans la meilleure hypothèse ! Seule certitude : le mercredi consécutif entérinera la nomination des directeurs d’ARS, (suite…)

La carotte et le bâton

Dans son rituel point d’information, la CNAMTS vient d’exhiber, non sans bonnes raisons, les résultats de sa politique de contrôle engagée depuis plus de 4 ans. Manière de rappeler que la Loi Bachelot est certes sur les fonds baptismaux mais que celle de 2004 n’est pas tout à fait morte. Car, il est vrai que les résultats obtenus dans la branche maladie sont assez spectaculaires. Pas seulement pour les initiés, mais aussi pour ceux qui ont, un jour, connu l’une ou l’autre des extrémités du bâton. Les leviers de l’assurance maladie sont faibles : les négociations sur le médicament se font au CEPS (Comité Économique des Produits de Santé), les arbitrages hospitaliers dans chaque ARH (Agence Régionale de l’Hospitalisation), les leviers de la prévention dans les GRSP (Groupement Régional de (suite…)

Syndicalistes et plaideurs…au-dessous du volcan

Dimanche avait lieu l’assemblée générale ordinaire de la CSMF. L’occasion de « sabrer le champagne » après la victoire de la centrale devant la Cour d’Appel à la suite de sa condamnation par le Conseil de la Concurrence à une amende pour incitation à des dépassements de tarifs. La Confédération n’était pas la seule dans cette affaire de plainte de l’organisation « Familles Rurales » puisqu’elle cohabitait sur le banc des plaideurs avec l’Umespe (sa branche de spécialistes), le SML, la FMF, le Syndicat des Psychiatres Privés, celui des Gynécologues Obstétriciens et celui des Pédiatres … Ce succès judiciaire était pour partie prévisible, compte tenu du fait que la marge de manœuvre du Conseil de la Concurrence s’écrit depuis quelques années à coup de procédures d’appel. Comme déjà signalé dans (suite…)

La loi kâma sûtra

Pour son 69ème numéro, la Lettre de Galilée a bien cherché dans le microcosme sanitaire quelques clins d’œil grivois, histoire de dérider une actualité, dirons-nous … plutôt tendue. En vain. Les nuits ont été chaudes mais l’activité textuelle de nos députés terriblement sérieuse. « Je suis là, vous êtes là…» répondait notre ministre de la santé, plus en forme que jamais, à 2 heures 50 du matin à un honorable parlementaire qui réclamait un report de la discussion : Diable ! C’était bien parti pour introduire un peu de légèreté dans l’examen du chapitre de la loi HPST consacré aux ARS. Faute d’être érotique, le dernier marathon infligé aux députés aura à peine été …erratique. À peine. Car Roselyne Bachelot, « femme redoutable, intelligente, ambitieuse et exceptionnellement phallique » –pour (suite…)

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