Tag archives : inégalités

Réformes sociales : les dindons des doux dingues

Éditorial de la 282 Trois événements, la semaine dernière, contiennent les signes discrets de réels changements de paradigmes dans notre système social : le rapport de la Cour des comptes sur le TGV français, la modulation des prestations familiales et la retraite-chapeau du patron de GDF-Suez. Commençons par un rapport qui n’a pas grand-chose à voir avec le social : le rapport assassin de la Cour des comptes sur le fleuron du transport ferroviaire français. Le site d’information Mediapart n’est pas tendre : «Outrepassant sa mission de contrôle, elle préconise, sans débat public, le remède : réserver les lignes TGV aux plus riches sur quelques grandes villes. Pour les autres, il faut libéraliser le bus. Un rapport qui tombe à pic pour briser de nouveaux tabous.». La une du journal Les Echos du 24/25 (suite…)

Piketty, Pisani et le Pape

Les dernières publications de l’INSEE le confirment : les inégalités augmentent. Les riches sont plus riches, les pauvres plus pauvres : ainsi, les 40% plus modestes ont un niveau de vie qui a diminué entre -0,2% et -0,8% et les 40% plus riches ont connu une augmentation de leur niveau de vie entre +0,1% et +0,8%. Et la proportion des plus pauvres s’est accrue avec un taux de pauvreté à 14,3% (+0,3 point). 

Le Capital augmente…

C‘est le constat que porte également Thomas Piketty, dans son best seller international « Le Capital au XXIème siècle« . Mille pages bien renseignées où l’économiste français nous abreuve de chiffres et de calculs complexes. Pour lui, ce sont les 1 % de foyers les plus favorisés qui ont récupéré 11 % des richesses accumulées en 40 ans en France, 24 % au Royaume-Uni et même 47 % aux Etats-Unis. Au-delà des croissances de richesses qui enrichissent les plus riches, ce sont les tendances à venir sur la transmission du patrimoine qui inquiètent l’auteur. Piketty évoque en page 646 le dilemme de Rastignac : travailler ou …

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Jean de Kervasdoué : nostalgies et portes ouvertes

Plutôt décevant, le livre de Jean de Kervasdoué « ils ont perdu la raison » est resté  discret. Normal :  les lecteurs ont connu mieux. Jean de Kervasdoué fait partie de cette aristocratie catho bretonne qui a viré à gauche, en gardant la particule, le regard altier et cette façon de parler avec componction comme si chaque mot produit devait être une pépite que s’arracherait un auditoire conquis. Le livre qu’il vient de commettre, ils ont perdu la raison, paru en février 2014 aux Éditions Robert Laffont est un essai, écrit à la première personne, livrant pêle-mêle ses coups de blues et ses nostalgies de militant socialiste, ses coups de gueule sur les grands sujets de société, ses coups de griffe (plutôt succulents) sur des écolos devenus imbéciles, ses analyses (plutôt pertinentes) (suite…)

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