Tag archives : IGAS

Tiers payant généralisé : comment a-t-on discrètement enterré le dispositif

À l’occasion de l’examen du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018  (PLFSS 2018) par l’Assemblée nationale, un amendement de dernière minute a finalement enterré la généralisation du tiers payant prévue pour le 30 novembre prochain. Le Gouvernement a ainsi suivi les conclusions de l’IGAS… qui quelques années plus tôt disait le contraire… On ne sait plus trop qui suit qui.

Lire : Les vrais enjeux du tiers-payant généralisé

La mesure phare de Marisol Touraine

C‘est un marqueur fort de l’ère Hollande qui s’en va avec l’eau du bain : une mesure idéologique, assez mal comprise, y compris par ses détracteurs, dont Marisol Touraine en avait été le héraut. Au final, la Ministre de la Santé avait réussi à se mettre à dos tous les professionnels de santé. Lire la suite…

[Re]vue de Web : La Cour des Comptes accable une nouvelle fois les comptes de la Sécurité sociale

Dans le tumulte des scandales de la rentrée, la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, tente de se faire entendre pour présenter le chantier de sa Stratégie Nationale de Santé. Manque de bol, l’IGAS et la Cour des Comptes font le buzz à sa place… Agnès Buzyn dévoile sa Stratégie Nationale de Santé Lundi 18 septembre, la Ministre de la Santé a officiellement lancé, à l’aune d’un rapport du Haut Conseil de la Santé Publique, les travaux de sa Stratégie Nationale de Santé (SNS) autour de 4 grandes priorités : la prévention et la promotion de la santé, la lutte contre les inégalités sociales et territoriales d’accès aux soins, la pertinence et la qualité des soins, et l’innovation. Un grand exercice de démocratie sanitaire est prévu jusqu’en décembre. Ensuite, Agnès Buzyn (suite…)

Les réseaux de soins dans le collimateur de l’IGAS

L’Inspection générale des Affaires Sociales (IGAS) a rendu hier un rapport sur la pertinence des réseaux de soins. Disons le d’emblée, la mission reconnaît, faute de données, qu’il est « impossible, à ce jour, d’évaluer l’impact des réseaux de soins sur le taux de recours aux soins et de savoir dans quel mesure l’effet prix est contrebalancé par l’effet volume« . Toutefois, le rapport apporte un éclairage alarmant sur ce système concurrentiel et fermé des réseaux de soins. Lire : La tentation mutualiste Les réseaux de soins prospèrent sur des secteurs (optique, aide auditive, soins dentaires) où la part des remboursements de l’assurance maladie obligatoire est faible et où les autorités sanitaires se sont totalement désengagées. Ils répondent donc à un besoin réel pour les patients dans des secteurs où le renoncement aux soins (suite…)

« Bouffer du malade »…

Faut-il que l’exaspération des médecins hospitaliers publics soit à son comble pour qu’un de nos collègues, responsable syndical de surcroît, utilise une telle expression… Connaissant les deux mondes hospitaliers, public et privé, on peut assurer à notre confrère qu’il y a partout des moments de surcharge de travail, et même des postes qui y exposent en permanence ; que certaines circonstances donnent aux praticiens le sentiment de faire de l’abattage, et que le volume d’activité est souvent mal réparti. Mais est-on bien sûr que le responsable en soit la fameuse tarification à l’activité dite T2A, ou un manque chronique d’effectifs ? N’y aurait-il pas comme un problème d’organisation, de répartition des tâches ou de gestion des ressources humaines ? Rémunérer un établissement en fonction de son volume de production de soins (suite…)

Rapport IGAS/IGF : l’étatisation par les deux bouts

Commandée par Marisol Touraine en janvier 2013, la mission conjointe IGAS/IGF sur la gestion des régimes obligatoires et complémentaires a fait l’objet d’un rapport remis à sa donneuse d’ordres en septembre 2013  mais rendu public seulement en décembre 2014. C’est-à-dire au cœur d’un conflit dur avec les médecins libéraux. « L’art de la guerre » de Napoléon Bonaparte, réécrit à la sauce moderne pour la guerre des mots, reste une source d’inspiration favorite des conseillers en stratégie de la générale en chef de la santé : ouvrir un front opposé pour déstabiliser l’adversaire. Prudences et approximations Le rapport de 386 pages, rédigé par un sextuor à cordes et à vents (trois alto de l’inspection générale des finances, tous très jeunes, et trois clarinettes de l’inspection générale des affaires sociales, dont une ancienne de (suite…)

Poudre et mèche courte

Éditorial de la 290 Claironnée par la presse, l’embellie économique annoncée par l’INSEE pour 2015 au grand dam des déclinologues patentés qui auront fini par donner le bourdon aux Français, donne du baume au cœur au président qui remonte de deux points dans les sondages. De là, pour certains, à imaginer que François Hollande se met en piste pour 2017… Comme le lui fait dire Anne Roumanoff dans Le Journal du Dimanche du 21 décembre : « ma nouvelle stratégie : Macron au charbon, Valls aux commandes et moi en voyage ». L’année qui vient de s’écouler, au-delà des gesticulations politiques qui n’auront eu d’autres conséquences que de détourner un peu plus les citoyens de leurs élus (et de l’idée chère à Victor Hugo que « les bulletins de vote en démocratie se (suite…)

Formation médicale : le DPC dépecé

Le rapport de l’IGAS paru il y a un peu plus d’un mois sur le développement professionnel continu taille un costume au dispositif poussivement mis en place depuis 2012. La CSMF réagit.

Marisol Touraine s’est énervée. Les multiples récriminations portées à sa connaissance sur le mauvais fonctionnement de l’Organisme de Gestion du Développement Professionnel Continu (OGDPC) lui ont valu une poussée d’hypertension au point de déclencher une inspection de l’IGAS. Et une occasion de plus de dénigrer la loi HPST de juillet 2009 qu’elle n’a jamais trop portée dans son cœur.
Pourtant, cette loi sur laquelle a longuement bataillé sa devancière, a mis un peu d’ordre dans une histoire qui traînait depuis 20 ans.

De la cueillette à l’industrialisation

Car, dans les années 90, si les médecins hospitaliers bénéficiaient du dispositif de droit commun applicable à toutes les entreprises depuis 1971, la formation des médecins libéraux était plus aléatoire. Les premiers avaient droit à un congé rémunéré de quinze jours par an cumulables financé sur les fonds de la formation continue des hôpitaux ; les seconds n’avaient pas d’autres choix que de glaner ici ou là quelques séances de formation généralement payées par Lire la suite…

Consommation pharmaceutique : l’incroyable résistance des idées reçues

L’étude indépendante réalisée en 2012 par Pierre Chahwakillian avec la collaboration d’Antoine Ferrier-Battner à partir des données d’IMS-Health fournies par le LIR sur les ventes de médicaments de 8 classes thérapeutiques entre 2000 et 2011 dans 7 pays européens chamboule les idées reçues sur la position de la France dans la consommation des médicaments.

Le rififi provoqué au début de l’été par la parution du rapport établi conjointement par Michèle Rivasi, eurodéputée (Europe-Ecologie), Philippe Even président de l’Institut Necker, habitué des coups médiatiques, et Serge Rader pharmacien à ses heures, a fourni l’occasion à une presse en mal de moralisation de touiller quelques contrevérités sur la pharmacie dans le chaudron des idées reçues.
Les assertions du trio militant ont provoqué une vigoureuse mise au point du LEEM.

La question aujourd’hui est de savoir ce qui reste dans l’opinion publique de ces buzz médiatiques récurrents sur l’industrie pharmaceutique aussi éphémères que souvent mensongers.
Prenons encore l’exemple des conclusions de la conférence organisée en février 2013 par Jean-François Derre, directeur associé de CELTIPHARM, reprises illico dans Le Point, L’Express, Le Parisien et même largement diffusées dans la presse gratuite. Que disaient-elles ? La baisse de consommation des médicaments traduirait pour la première fois une « crise de confiance » ponctuelle des consommateurs dont la cause – pour le moins subjective – serait produite par le raffut fait sur le Médiator et sur la pilule de 3ème génération. Dont acte.
Cette avalanche de papiers suit de 6 mois une autre agitation médiatique, celle provoquée fugacement par le communiqué signé par le LIR, « la fin de l’exception française » en juillet 2012, démontrant un mouvement de fond et déjà ancien de la consommation pharmaceutique française.

Comment expliquer l’ensevelissement en moins de six mois d’une démonstration par une autre présentation radicalement opposée ?

En vérité, les informations se suivent mais s’évaporent. Si le papier s’empile, dans le virtuel, la dernière information écrase la précédente. C’est en tout cas ce qui se passe dans… Lire la suite…

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