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Santé en France : quand gronde la colère

Dans son dernier baromètre de l’économie, l’institut d’études Odoxa dresse un bilan de mi-mandat plutôt négatif pour Emmanuel Macron : 7 Français sur 10 n’ont pas confiance en l’avenir. L’année dernière, le Gouvernement avait réussi à noyer le poisson en s’agitant dans tous les sens, à coup de débats et de beaux discours. Mais cette technique ne marche qu’une fois. Comment Agnès Buzyn va-t-elle dégoupiller la grenade de l’hôpital ? L’avis de la HAS fait tousser les kinés La Haute Autorité de Santé a publié hier un communiqué de presse sur la prise en charge de la bronchiolite aiguë du nourrisson. Un paragraphe a fait hurler les kinésithérapeutes. « Les techniques de kinésithérapie respiratoires traditionnelles (…) sont contre-indiquées. La technique de l’augmentation du flux expiratoire (AFE) n’est pas efficace dans la prise en (suite…)

[Re]vue de Web : une santé à deux vitesses ?

https://media.blubrry.com/la_lettre_de_galile/p/lalettredegalilee.fr/wp-content/uploads/2017/11/encoder11_20171116092146_1_936749_5857590.mp4Podcast: DownloadAbonnez-vous Google Podcasts | RSSL’actualité santé cette semaine hésite entre ubérisation et étatisation. Une fois de plus. Lire : L’ubérisation de la santé est en marche Dominique Le Guludec à la tête de la HAS L’étatisation à grands pas. Dans un communiqué, le Président avait proposé le 13 octobre dernier le nom du Pr. Dominique Le Guludec pour prendre la tête de la Haute Autorité de Santé, à la suite d’Agnès Buzyn. Les Commissions des Affaires sociales du Sénat, le 8 novembre dernier, et de l’Assemblée nationale, le 16 novembre, se sont ainsi prononcées favorablement. Âgée de 64 ans, Dominique Le Guludec est cardiologue et chef de service, PU-PH en biophysique et médecine nucléaire, depuis 1994, à l’hôpital Bichat. Elle était Présidente du conseil d’administration de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) depuis (suite…)

La patiente ascension de la médico-économie

Le non renouvellement de Lise Rochaix à la tête de la Commission d’Évaluation Économique et de Santé Publique de la HAS en émeut plus d’un. Faut-il craindre un retour en arrière ?

Quand la HAS s’est mise en place en 2005, on ne donnait pas cher de l’avenir d’une discipline considérée comme celle de l’erreur. Dans ce temple de la médecine triomphante et au moment où commençait l’agonie de Lehmann Brother, n’entendait-on pas des ricanements étouffés sur la capacité naturelle des économistes à… ne rien prévoir.

Il est vrai que, déjà à l’ANDEM (agence nationale pour le développement de l’évaluation médicale) puis à l’ANAES (agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé), nées à l’ère précambienne de l’évaluation médicale dans les dernières décennies du millénaire dernier, un volet économique pouvait accompagner les recommandations médicales de la toute jeune Autorité. Mais c’était encore du bricolage.

De l’individuel au collectif

Dès 2006, sous la houlette de Lise Rochaix, dont la constance n’avait d’égal qu’un sourire à toute épreuve, fut introduite une dimension collective dans les travaux de la Haute Autorité. Car après tout, si la mesure du bénéfice médical individuel restait le fonds de commerce de la HAS, fallait-il savoir aussi si tel produit, tel acte ou tel service avaient un bénéfice pour la société tout entière.
On introduisit alors dans une commission ad-hoc des économistes, des géographes, des sociologues et même – diantre ! – des philosophes.
Et chemin faisant, après 22 réunions mensuelles, le contour de ce que seront quelques années plus tard les méthodes de travail de la commission d’évaluation économique et de santé publique actuelle, a été définitivement tracé.

Était-ce une lubie française ? Un hochet confié à l’une des seules femmes de la HAS pour faire bien sur la photo de famille ?

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