Tag archives : HAS

Médicaments déremboursés : quand les associations de patients sont sous perfusion idéologique

Éditorial de la 379 Le 21 octobre dernier, la Commission de Transparence de la Haute Autorité de Santé a rendu son verdict sur quatre médicaments utilisés dans le traitement de la maladie d’Alzheimer : Ebixa (Lundbeck), Aricept (Eisai), Exelon (Novartis Pharma) et Reminyl (Janssen Cilag). « Aujourd’hui, avec le recul, compte tenu de la confirmation de la faible efficacité de ces médicaments, de l’existence d’effets indésirables potentiellement graves et sachant que la prise en charge des personnes touchées doit être globale, la Commission de la Transparence conclut à un service médical rendu insuffisant pour justifier leur remboursement. » Les avis de la Commission de la Transparence de la HAS sont consultatifs et c’est le Ministère qui décidera. Déjà en 2011, la Commission avait rendu un verdict, serré -à un vote près-, statuant sur un (suite…)

Médicament : l’ire du LEEM et l’âme du LIR

La stratégie de communication du LEEM et du LIR s’appuie sur un nouveau paradigme. Mais des efforts de transparence restent à faire sur la fixation des prix La décapitation sans sommations de l’état major de SANOFI par son conseil d’administration la semaine dernière montre la brutalité du management des capitaines d’industrie, même si Pôle Emploi, toute compassion gardée, n’est pas la destination promise à Christopher Viehbacher, son sémillant ex-DG, après que les actionnaires de la grande firme française ont décidé de le virer. Capital, au printemps dernier, ironisait sur son salaire car, dixit le journal, le patron de Sanofi était le mieux payé des 98 premières entreprises françaises. Au-delà des vicissitudes des grands de ce monde, le départ de Viehbacher coïncide avec le décrochage du titre de Sanofi en bourse. (suite…)

Formation médicale : le DPC dépecé

Le rapport de l’IGAS paru il y a un peu plus d’un mois sur le développement professionnel continu taille un costume au dispositif poussivement mis en place depuis 2012. La CSMF réagit.

Marisol Touraine s’est énervée. Les multiples récriminations portées à sa connaissance sur le mauvais fonctionnement de l’Organisme de Gestion du Développement Professionnel Continu (OGDPC) lui ont valu une poussée d’hypertension au point de déclencher une inspection de l’IGAS. Et une occasion de plus de dénigrer la loi HPST de juillet 2009 qu’elle n’a jamais trop portée dans son cœur.
Pourtant, cette loi sur laquelle a longuement bataillé sa devancière, a mis un peu d’ordre dans une histoire qui traînait depuis 20 ans.

De la cueillette à l’industrialisation

Car, dans les années 90, si les médecins hospitaliers bénéficiaient du dispositif de droit commun applicable à toutes les entreprises depuis 1971, la formation des médecins libéraux était plus aléatoire. Les premiers avaient droit à un congé rémunéré de quinze jours par an cumulables financé sur les fonds de la formation continue des hôpitaux ; les seconds n’avaient pas d’autres choix que de glaner ici ou là quelques séances de formation généralement payées par Lire la suite…

La patiente ascension de la médico-économie

Le non renouvellement de Lise Rochaix à la tête de la Commission d’Évaluation Économique et de Santé Publique de la HAS en émeut plus d’un. Faut-il craindre un retour en arrière ?

Quand la HAS s’est mise en place en 2005, on ne donnait pas cher de l’avenir d’une discipline considérée comme celle de l’erreur. Dans ce temple de la médecine triomphante et au moment où commençait l’agonie de Lehmann Brother, n’entendait-on pas des ricanements étouffés sur la capacité naturelle des économistes à… ne rien prévoir.

Il est vrai que, déjà à l’ANDEM (agence nationale pour le développement de l’évaluation médicale) puis à l’ANAES (agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé), nées à l’ère précambienne de l’évaluation médicale dans les dernières décennies du millénaire dernier, un volet économique pouvait accompagner les recommandations médicales de la toute jeune Autorité. Mais c’était encore du bricolage.

De l’individuel au collectif

Dès 2006, sous la houlette de Lise Rochaix, dont la constance n’avait d’égal qu’un sourire à toute épreuve, fut introduite une dimension collective dans les travaux de la Haute Autorité. Car après tout, si la mesure du bénéfice médical individuel restait le fonds de commerce de la HAS, fallait-il savoir aussi si tel produit, tel acte ou tel service avaient un bénéfice pour la société tout entière.
On introduisit alors dans une commission ad-hoc des économistes, des géographes, des sociologues et même – diantre ! – des philosophes.
Et chemin faisant, après 22 réunions mensuelles, le contour de ce que seront quelques années plus tard les méthodes de travail de la commission d’évaluation économique et de santé publique actuelle, a été définitivement tracé.

Était-ce une lubie française ? Un hochet confié à l’une des seules femmes de la HAS pour faire bien sur la photo de famille ?

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PLFSS 2014 et médicament : attention danger !

Le PLFSS 2014 prévoit de modifier les conditions de prise en charge de médicaments bénéficiant du régime ATU : sale coup pour des milliers de malades gravement atteints.

Grande angoisse dans les familles de malades atteints de pathologies graves, rares ou douloureuses (parfois les trois à la fois) car une modification de la réglementation, probablement concoctée sur un coin de table par un conseiller ministériel stagiaire en attente de pantouflage, risque de priver plusieurs milliers de patients de leur ultime remède. Un amendement que nous publions en fin d’article circule en ce moment parmi les parlementaires.

ATU pointu

Une petite précision pédagogique préliminaire s’impose car la quincaillerie réglementaire relative au remboursement des médicaments est d’une complexité sordide. Commençons par le commencement. Il existe des médicaments innovants, souvent développés dans les services de pointe des hôpitaux publics, prescrits à des malades hospitalisés gravement atteints et le plus souvent en échec thérapeutique. En attendant leur autorisation de mise sur le marché (AMM) ces médicaments expérimentaux, parfois encore en phase d’essai clinique par des malades volontaires, peuvent bénéficier d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU, nous y sommes !) donnée par l’Agence Nationale de Sécurité des médicaments (ANSM ex-AFSSAPS). Durant cette phase, ces médicaments sont, soit remis gratuitement à l’hôpital par l’industriel, soit encore vendus à l’hôpital à un prix négocié. Dans ce cas, l’établissement peut bénéficier d’une prise en charge financière sur le compte de la dotation pour les missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation (MIGAC) à la main des ARS (pour être précis, il s’agit d’une sous-dotation qui répond au joli nom de Merri… mais ne compliquons pas !).

Ce serait très aisé à comprendre si l’histoire… Lire la suite…

Délégations de tâches et cris d’orfraies

Nos députés ayant délaissé – le temps de leur semaine de vacances d’hiver – l’exégèse du projet de loi HPST et de ses 2500 amendements (dont 2000 issus des rangs de la majorité et … 200 du seul Jean-Luc Préel, dont on connaît l’intérêt et la qualification pour ces sujets) la tentation est grande d’aller, comme eux, respirer l’air frais des grands concepts ! La délégation de tâches en est un, même si une des dernières études de la DREES donne à penser que l’ampleur du déficit démographique médical peut finalement être (presque) contenu.Ce sont les infirmiers libéraux de la Fédération qui viennent de « lever le lièvre », à la faveur d’un projet, porté par le tandem DHOS-DSS, visant à expérimenter des alternatives au paiement à l’acte dans six (suite…)

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