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Santé en France : quand gronde la colère

Dans son dernier baromètre de l’économie, l’institut d’études Odoxa dresse un bilan de mi-mandat plutôt négatif pour Emmanuel Macron : 7 Français sur 10 n’ont pas confiance en l’avenir. L’année dernière, le Gouvernement avait réussi à noyer le poisson en s’agitant dans tous les sens, à coup de débats et de beaux discours. Mais cette technique ne marche qu’une fois. Comment Agnès Buzyn va-t-elle dégoupiller la grenade de l’hôpital ? L’avis de la HAS fait tousser les kinés La Haute Autorité de Santé a publié hier un communiqué de presse sur la prise en charge de la bronchiolite aiguë du nourrisson. Un paragraphe a fait hurler les kinésithérapeutes. « Les techniques de kinésithérapie respiratoires traditionnelles (…) sont contre-indiquées. La technique de l’augmentation du flux expiratoire (AFE) n’est pas efficace dans la prise en (suite…)

[Re]vue de Web : razzmatazz et enfumages

Cette semaine, l’actualité santé révèle certaines failles : la politique anti-tabac à deux vitesses de Marisol Touraine, la boulette de Macron sur le professeur Joyeux. Pendant ce temps, le monde tourne toujours… comme avant. Quand la Sécu investit dans les paradis fiscaux Comment un système social et solidaire s’appuie sur les ressorts sombres de la finance internationale pour maintenir une offre de services. Quand la #Sécu investit dans les #paradis #fiscaux https://t.co/7jOhvadbB5 — Vincent Fromentin (@vfromentin) 28 mars 2017 Lire : Quand la Sécu investit dans les paradis fiscaux. Par mégarde, Macron encense le Pr. Joyeux Non, ce n’est pas un titre du Gorafi… En déplacement à la Réunion, samedi dernier, le candidat d’En Marche!, interrogé sur les méthodes naturelles et alternatives, a qualifié le travail du Pr. Joyeux de « remarquable ».  Lire (suite…)

Marisol Touraine rend visite à Google

Le 15 mars dernier, avant de s’envoler pour la Californie à la rencontre des entrepreneurs de la médecine de demain, la Ministre de la Santé a annoncé, dans le cadre du plan d’investissements 2017-2021 (2Md€) prévu par la réforme des groupements hospitaliers de territoire (GHT), le déclenchement de 550M€ pour 2 programmes afin « d’accompagner les établissements de santé dans le virage numérique« . Depuis près de 20 ans, on engloutit des milliards d’euros dans l’interopérabilité de systèmes d’information hospitaliers, le numérique à l’hôpital ou le dossier médical. Pourtant, à l’hôpital, on colle toujours des post-it avec les codes de connexion sur les écrans d’ordinateur. Pourtant, avec les technologies, les hôpitaux sont encore la cible privilégié des hackers et des ransomware : selon Microsoft, les hôpitaux américains sont en tête du classement; la France, derrière la Turquie, est en 7ème position. 

La semaine dernière, notre Ministre de la Santé, Marisol Touraine, était en Californie pendant trois jours pour valoriser « l’excellence médicale française » au travers des partenariats noués entre la France et les États-Unis. Se serait-elle donc jetée dans la « Google » du loup, pour parodier le titre de l’ouvrage (à lire) de Christine Kerdellant publié en janvier dernier chez Plon, en visitant Verily, l’une des filiales à haute valeur ajoutée d’Alphabet (Google) ? Installée dans le Sud de la Californie, cette société, qui cultive le secret, est dirigée d’une main de fer par le scientifique et entrepreneur Andy Conrad. Des projets pour « révolutionner la médecine« , pharamineux voire irréalistes, qui ont même fait fuir certains talents et cerveaux recrutés par la société.

Lire : la e-santé, les connexions dangereuses.

Comme Calico, ces sociétés qui bénéficient de budgets colossaux, d’investissements hors du commun ou de placements et d’optimisations dans tous les paradis fiscaux du monde, sont prêtes à tout pour révolutionner la génétique et la santé. Mais le plus effrayant n’est pas qu’ils aient potentiellement tous les moyens pour y parvenir, argent comme data, mais bien plutôt qu’ils n’aient aucun frein à leurs desseins transhumanistes : aucun comité d’éthique ou conseil médical indépendant pour freiner leurs ardeurs.

Lire : Quand Google nous vaccinera.

En septembre dernier, Verily et Sanofi s’étaient alliés en injectant chacun 250M€ dans une société commune baptisée Onduo. L’objectif est de tirer profit de « l’expérience de Verily en matière d’électronique miniaturisée, de techniques analytiques et de développement de logiciels grand public » et du « savoir-faire et de l’expérience cliniques de Sanofi« , leader sur le marché des médicaments pour diabétiques, afin de proposer des traitements innovants à destination des 442 millions de patients souffrant de diabète dans le monde. Une manière certainement de diversifier les activités du laboratoire pharmaceutique dans un marché en expansion mais à un moment où son médicament phare, le Lantus, tombe dans le domaine des génériques. Alors qu’en France les taxes sur l’industrie du médicament ne cesse d’augmenter opportunément, de quoi ont bien pu parler Marisol Touraine et Andy Conrad ?

Lire : Sécurité sociale, la révolution du financement prédictif

La laborieuse et coûteuse informatisation de l’hôpital

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L’ubérisation de la santé est en marche

« L’ubérisation », ce concept, forgé à partir du nom de la start-up américaine Uber qui a mis le feu aux poudres dans le monde des taxis avec ses applications VTC et surtout Uberpop avec laquelle tout un chacun peut s’improviser chauffeur de taxi, repose sur l’idée que tous les métiers et toutes les professions vont être révolutionnés par la magie du numérique et des applications pour smartphones qui imposent un nouveau modèle économique supprimant les protections et permettant l’entrée de nouveaux acteurs sur leur marché. Tout porte à croire que cette révolution silencieuse et… digitale est en marche dans le domaine de la santé. Explications Aucun secteur ne semble à l’abri de « l’ubérisation ». Après le tourisme et l’hôtellerie « ubérisés » par Airbnb et Booking, d’autres professions – à priori plus à l’abri parce (suite…)

[Re]vue de Web : l’Ariège, Google, Sanofi et Ashley Madison

Cette semaine, la vue du Web par la lunette de Galilée nous amène à nous intéresser au jugement du Tribunal du Contentieux de l’Incapacité (TCI) de Toulouse qui s’appuie sur l’expertise très humaniste (et controversée) du Dr Biboulet et qui reconnait le droit à une allocation pour le handicap d’hyper sensibilité aux ondes électromagnétiques. Sur son blog Jean-Yves Nau s’interroge : « L’absence d’une relation de causalité démontrée n’interdit en rien à un médecin-expert désigné par la justice de porter un diagnostic qui voit ensuite un tribunal juger comme si cette causalité existait. » Pour autant, l’essor des nouvelles technologies semble inéluctable. Chloé Hecketsweiler dans Le Monde revient sur l’alliance entre Google et Sanofi dans la lutte contre le diabète. Avec 387 millions de diabétiques dans le monde, près de 600 millions en (suite…)

Google et gueule de bois

Éditorial de la 285 Un dossier dans Les Echos du mercredi 29 octobre 2014 révèle les intentions du géant Google sur la médecine. Le journal en fait sa manchette : « le pari fou de Google pour réinventer la médecine« . On connaissait les enjeux des « big data », ces milliards d’informations sur la vie privée et les habitudes de vie des deux ou trois milliards d’internautes dans le monde. Voilà le géant californien prêt à se lancer dans les nanotechnologies : « faire circuler dans le sang des particules nanoscopiques (2000 fois plus petites qu’une cellule sanguine) précise Benoît Georges, l’auteur de l’article, pour mesurer les changements biochimiques annonciateurs d’une tumeur… ». Lire : Quand Google vaccinera L’intention n’est pas nouvelle. Déjà en 2008 Google et Microsoft prétendaient mettre sur le marché des modèles de dossier (suite…)

Qui fait l’éthique de la nouvelle médecine ?

Jusqu’à présent la promesse de produire un nouvel homme relevait du politique. Mais aucune tyrannie, aucun régime totalitaire, aucune idéologie politique n’a été capable de faire advenir l’homme nouveau qui était promis. Un autre acteur est en train de s’en charger : le médecin. Le politique a échoué à créer une nouvelle société, un nouveau collectif où le vivre ensemble serait vraiment meilleur. Le médecin est en train de confectionner un biologique individuel qu’il rend plus robuste et moins mortel. A ce jour il nous a donc été plus facile de modifier la vie de chacun que la vie des sociétés, plus facile de cloner que d’éradiquer la pauvreté. Faire mourir la mort reste le fantasme universel le plus engageant. Lire : Quand Google nous vaccinera A ce jour, il (suite…)

Santé et vie privée : mariage impossible ?

Alors qu’en début d’année le fisc français réclamait à Google, selon Le Point, près d’1 milliard d’euros de redressement, la CNIL s’est elle aussi mise en guerre contre le géant de Moutain View, comme le titrait Le Figaro : elle a exigé de Google une amende de 150 000€ ainsi que l’obligation d’afficher un message informatif pendant 48h à ses internautes français. Motif : la politique de confidentialité de Google ne respecte plus la loi informatique et liberté depuis le 1er mars 2012, date à laquelle Google a fusionné les règles de confidentialité de plusieurs de ses services (Youtube, Gmail, Google Maps, etc.). La France se lance dans la protection de nos données privées. Mais, face à ces géants du Web, quel contre-poids peut exercer Paris ? Ces attaques sont-elles des crispations dépassées face à (suite…)

Quand Google nous vaccinera…

Bill Gates vend des vaccins avec GSK; Larry Page décode l’ADN et mise sur l’éternité de notre santé… Big Pharma et GAFA, le cocktail détonnant ! Les nouveaux géants du numérique ont réussi à faire de nous des êtres numériques, connectés en permanence. Grâce à nos comportements sur Internet, Google est capable d’annoncer une épidémie de grippe. Autant de données personnelles qui permettent d’améliorer notre santé, d’anticiper nos risques et proposer une meilleure prévention/vaccination.  De Big Pharma à Big Brother, n’y aurait-il qu’un pas ?

 

Google Flu, les limites du modèle prédictif

Confirmé par une étude de la revue Nature, les comportements des internautes renseignent sur la progression de la grippe : et les données réelles colligées confirment les tendances observées par Google. Google peut ainsi proposer un modèle prédictif basé sur l’analyse des BigData nommé Google Flu. Le site nous explique : « chaque semaine, des millions d’internautes du monde entier recherchent des informations ayant trait à la santé. (…) Nous avons en effet remarqué une corrélation étroite entre le nombre d’internautes qui recherchent des termes liés à la grippe et le nombre de personnes présentant les symptômes de cette maladie. (…) La comparaison du nombre de requêtes Google par rapport aux données des systèmes de surveillance conventionnels a démontré que la fréquence de nombreuses requêtes augmentait au moment de la saison des grippes. » Lire la suite…

Et si la vraie démocratie sanitaire était virtuelle ?

Le 27 février dernier, j’ai assisté à un forum organisé par l’Agence Régionale de Santé d’une grande richesse sur l’aménagement urbain et la santé en l’Ile-de-France. Au-delà des échanges nourris et instructifs, ce colloque m’a inspiré quelques digressions sur la démocratie sanitaire. Un grand merci à Giovanna Marsico, fondatrice de la plateforme collaborative Cancer Contribution, pour sa relecture, ses conseils et ses liens bien utiles ! L’émergence de la démocratie sanitaire dans les années 90 participe d’un changement de paradigme qui tend à substituer à la conception d’un soin où le patient reste étymologiquement passif. Le terme patient vient du latin patior qui signifie souffrance. Le mot patient partage donc la même racine latine que les termes passion, patience, passif, etc. Une représentation de la santé où l’usager est, au contraire, (suite…)

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