Tag archives : financement

Sécurité Sociale : la révolution du financement prédictif

Pour 99 dollars, la filiale médicale de Google propose un séquençage basique et low cost du génome. La révolution de la médecine génétique, prédictive et personnalisée est en marche et va rapidement imposer de profonds bouleversements du financement des dépenses de santé. Deux scénarii alternatifs vont se présenter. Un scénario libéral-social dans lequel le financement sera majoritairement assurantiel et faiblement solidaire et un scénario social-libéral composé majoritairement d’un système de solidarité entièrement revisité et une part assurantielle minoritaire. Décryptage… Le Dr Watson a encore frappé et a pris une longueur d’avance sur ses confrères « humains » car Waston n’est pas un « médecin » comme les autres. C’est le super ordinateur développé par IBM, capable de traiter des milliards et des milliards de données issues du séquençage génomique et de trouver des réponses (suite…)

PLFSS 2014 : les industriels montent au créneau

Un courrier signé de 25 patrons d’entreprises internationales du médicament alerte la présidente de la commission des affaires sociales sur les dangers du PLFSS 2014. L’ancien président de l’assemblée nationale sous l’ère Sarkozy, Bernard Accoyer, dans un entretien paru dans le journal Les Echos, n’y va pas par quatre chemins : le PLFSS 2014 est « mau-vais », et conduit « vers une indéniable étatisation du système de soins ». C’est vite oublier que l’étatisation a été inscrite dans le marbre par un certain Raymond Soubie dans les années 90 et que l’évangélique rapport « santé 2010 » a servi de pensée unique à la haute fonction publique pendant 20 ans pour tricoter les lois. Car après tout, qui présidait les débats parlementaires sur la Loi HPST, pierre de voûte d’une étatisation commencée (suite…)

Les soupirs de la vieille dame

Le 12ème colloque de la protection sociale, organisé les 29 et 30 novembre 2012 par l’Ecole Nationale Supérieure de Sécurité Sociale, résume l’ambiguïté de la protection sociale française.

L’Ecole Nationale Supérieure de Sécurité Sociale, installée à Saint Etienne à la suite d’un caprice ministériel (le ministre Durafour était maire de cette ville à la fin des années 70), a longtemps été dirigée par des gens du cru : Yannick Dhaene, comme son successeur Claude Bigot, étaient d’anciens dirigeants de caisses de sécurité sociale. Depuis deux ans, c’est un énarque, Dominique Libault, connu des états-majors parisiens pour avoir dirigé la direction de la sécurité sociale au Ministère, qui préside aux destinées de cette discrète grande école. L’ENA, sa prestigieuse grande sœur, était comme il se doit, la partenaire de cette manifestation.

Lire : "l'École Nationale Supérieure de la Sécurité Sociale, cette belle inconnue"

Au-delà de la symbolique

dominique_libault_EN3S

Dominique Libault

En fait, les dirigeants de la sécu, anciens élèves de l’EN3S, n’étaient pas à la tribune mais dans la salle, spectateurs assidus d’une palanquée d’intervenants de haut vol, du beau linge venu de la commission européenne, de l’Ena, de Polytechnique, de l’Université, des administrations centrales, de la Cour des Comptes… et quelques syndicalistes pour le décor. Ne cherchons pas la petite bête : ce n’est pas sur le symbole de cette absence qu’il nous faut placer le doigt, mais bien sur la mécanique de construction d’un discours dominant.

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Grand écart, long vol et petite voix

Au milieu de la tourmente sur l’affaire Williamson, le Saint-Siège vient d’annoncer l’organisation d’un congrès international sur Galilée pour commémorer le 400ème anniversaire des premières observations astronomiques de notre grand homme. Et aussi pour montrer la capacité du Vatican à faire le grand écart. 
L’écho que la Lettre de Galilée fera cette semaine de nos petits défilés sans tambours ni musique du 29 janvier apparaîtra bien tiède. Toutes proportions gardées, on retiendra un paradoxe – un de plus – auquel notre petit monde de la santé s’est habitué. Dans une pagaille finalement moins forte que prévue, la mobilisation des personnels des hôpitaux publics, médecins hospitaliers compris, a été forte. Avec, en vedette, le très médiatique Patrick Pelloux, tête de file des urgentistes. C’est en tout cas ce que rapporte le (suite…)

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