Tag archives : fin de vie

États Généraux de la Bioéthique : la PMA au menu

Éditorial de la 452ème Ce jour, se tient à 14h à la Maison de la Chimie la présentation du rapport de synthèse des États Généraux de la Bioéthique qui viendra clore le cycle de consultation citoyenne initié le 18 janvier dernier sous la houlette du Pr Jean-François Delfraissy, président du comité consultatif national d’éthique (CCNE). Lire : Etats généraux de la bioéthique : faut-il y croire ? Une mobilisation des citoyens apparemment importante puisque près de 30 000 personnes ont participé aux argumentaires (65 000 contributions) sur le site Internet dédié et presque 20 000 ont assisté à 250 débats organisés par les Espaces éthiques régionaux. Pour avoir une appréciation globale de l’avis des citoyens, le CCNE a auditionné 87 associations, 36 sociétés savantes, 9 groupes de courants philosophiques ou religieux, 15 institutions (suite…)

Fin de vie : l’avis du CESE favorable à une aide à mourir

Lors de sa séance plénière du 10 avril dernier, le Conseil Économique Social et Environnemental (CESE) a rendu un avis intitulé « Fin de vie : la France à l’heure des choix« . Un avis consultatif mais assez attendu qui a suscité de nombreuses réactions. Jean Leonetti s’estimant lui-même « consterné » par cet avis. Décryptage.

Cet avis documenté (mais orienté) revient sur l’histoire des soins palliatifs jusqu’à l’élaboration de la loi Léonetti de 2005 pour en analyser les limites et les manques.

Déjà, en 2013, l’Ordre des médecins dans un document qui avait aussi été controversé avait estimé que « la loi peut n’offrir aucune solution pour certaines agonies prolongées ou pour des douleurs psychologiques et/ou physiques qui, malgré les moyens mis en œuvre, restent incontrôlables. » (p.2).

La Haute autorité de Santé (HAS) avait néanmoins précisé les modalités de mise en oeuvre de sédation profonde et continue en mars dernier.

L' »antique » serment d’Hippocrate doit s’adapter à la société

Ainsi, si « la réglementation et les pratiques de limitation ou d’arrêt des thérapeutiques actives auraient fait l’objet au cours de la décennie écoulée d’une appropriation progressive par le corps médical, notamment lorsqu’existent des directives anticipées, des réticences persistent quant à l’arrêt de l’hydratation et de la nutrition artificielles. L’association de ces pratiques à l’idée d’un échec des soins curatifs, fortement ancrée dans une certaine culture médicale française, nourrit toutefois une forte hétérogénéité entre les équipes, accentuant les inégalités face aux conditions de la fin de vie et au risque d’acharnement thérapeutique » (p.25)

Lire la suite…

Fin de vie : 4 000 euthanasies clandestines

https://media.blubrry.com/la_lettre_de_galile/p/www.lalettredegalilee.fr/wp-content/uploads/2018/01/euthanasie_caroline_fiat.mp4Podcast: DownloadAbonnez-vous Android | Google Podcasts | RSSÉditorial de la 439ème Alors que l’euthanasie de lionceaux d’un zoo suédois suscite la polémique, cette semaine, en France c’est la députée de Meurthe et Moselle, Caroline Fiat, défendant la proposition de loi visant à légaliser l’euthanasie et le suicide assisté, qui soulève une controverse sur « les euthanasies réalisées « en catimini » contre le gré des patients à l’hôpital » (2h30’00 »). https://www.lalettredegalilee.fr/wp-content/uploads/2018/01/euthanasie_caroline_fiat.mp4   Se basant sur une étude de l’INED de 2012, intitulée « Les décisions médicales en fin de vie en France« , elle ensuite affirmé que « les décisions médicales avec intention de mettre fin à la vie des patients représentaient 3,1% des décès enregistrés dans notre pays en décembre 2009 et que seul 1/5 de ces décisions étaient prises à la demande des patients. Il est donc grand (suite…)

Fin de vie : le Conseil Constitutionnel conforte le rôle du médecin

À la suite des affaires Vincent Lambert et Marwa, le débat sur l’arrêt des soins pour les patients incapables de s’exprimer sur leurs souhaits de fin de vie a été relancé. Saisi par l’Union nationale des familles de traumatisés crâniens et de crérébro-lésés (UNAFTC), le Conseil Constitutionnel a sanctionné dans son avis le rôle du médecin et s’est bien gardé d’ouvrir une porte pour le « droit à la vie« . Décryptage.

L’UNAFTC avait donc saisi le Conseil d’État qui, au travers d’une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), a lui-même saisi le Conseil Constitutionnel afin d’éclaircir les dispositions de la loi du 2 février 2016 qui élargit les disposition de la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie, dite loi Leonetti, qui ne « sécurise pas assez la situation d’un patient incapable de s’exprimer« .

Les dispositions contestées par l’association

Il faut attendre la loi du 22 avril 2005 relative aux droits des malades et à la fin de vie pour que l’accompagnement médical de la fin de vie fasse l’objet d’une législation spécifique. Auparavant, les décisions s’appuyaient sur la déontologie de la profession médicale (notamment l’article 37 du Code de Déontologie) ainsi que sur plusieurs textes législatifs, comme la loi du 9 juin 1999 visant à garantir un accès aux soins palliatifs et la loi du 4 mars 2002 sur les droits des malades et la qualité du système de santé.

Lire la suite…

Soins ultimes

Un reportage audio-photographique de Sylvie Legoupi au CHU de Rennes sur les derniers soins donnés aux patients dans la mort. Un reportage pudique mais touchant pour une question taboue. (suite…)

Fin de vie : une nouvelle séquence de com

Éditorial de la 395 Avant que le souffle(t) médiatique ne retombe, Marisol Touraine enclenche une nouvelle séquence de communication. Après l’épisode, alarmant, de la grippe, la Ministre nous invite à parler fin de vie. Avec un nouveau numéro vert. Il paraîtrait d’ailleurs que La Poste songe à lancer une nouvelle gamme de bottin : les Pages Vertes. On y retrouverait tous ces numéros verts institutionnels : stop-djihadisme (0800 005 696), IVG c’est mon droit (0800 08 11 11), numéro national unique pour la PDSA (116 117), drogues info service (0800 23 13 13), victimes de Dentexia (0800 100 378), etc. Un quinquennat dédié à l’écoute… Pour parler fin de vie, la Ministre a créé par décret en janvier 2016 un nouveau comité Théodule -juste quelques jours avant l’adoption de la proposition de loi Claeys-Leonetti qui étend (suite…)

L’Ordre des Pharmaciens dans la tourmente de sa clause de conscience

L’Ordre des Pharmaciens se trouve pris dans une tourmente médiatique dont il se serait bien passé. Mercredi dernier, le député Jacques Bompard a proposé une loi dont l’article unique affirme que « le pharmacien dispose d’une liberté de conscience lui permettant de refuser d’acheter, de préparer ou vendre tout médicament ou traitement qu’il jugera dangereux pour le patient ou susceptible d’affecter la vie humaine. » (notez en préambule la jolie citation de Pierre Rabhi copiée/collé du Monde avec les liens hypertextes…). On pensait la controverse apaisée; la voilà ravivée. De quoi clarifier définitivement les choses. Pour justifier sa proposition, le député rappelle qu' »alors que la clause de conscience est reconnue dans les cas d’interruptions volontaires de grossesse (IVG) pour les médecins, sages-femmes, auxiliaires médicaux, kinésithérapeutes ou orthophonistes, elle ne l’est toujours pas (suite…)

Mourir à l’hôpital est-il un échec ?

Remanié par la Commission des Affaires Sociales, le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement est examinée aujourd’hui par les sénateurs. Concernant les aidants prenant soin d’un proche âgé, la commission des affaires sociales a proposé de renforcer le rôle des Conseils Généraux dans la prise en charge des personnes âgées, notamment dans le soutien, l’accompagnement et la valorisation des proches aidants par l’ajout de l’article 52 A.  L’observatoire national de la fin de vie (ONFV) en mars 2013 avait publié un rapport intitulé « Vivre la fin de sa vie chez soi ». Autour de 10 questions, ce document lèvait le voile sur un sujet tabou qui se pose avec acuité en France alors qu’est débattue la loi sur la fin de vie. Marisol Touraine a demandé d’engager davantage de formation sur les soins palliatifs à l’attention des professionnels de santé intervenant au chevet des patients en fin de vie.

Lire : Fin de vie, chronique d'une loi qui déçoit

Se basant sur un sondage IFOP de 2010 selon lequel 81% des Français préféraient mourir à leur domicile, le rapport de l’ONFV nuance cette représentation, parfois sacralisée ou idéalisée, de la mort au domicile. Alors qu’en réalité seulement 25% des décès surviennent au domicile, il s’agit de bien distinguer le lieu de « fin de vie » et celui du « décès ». Le plus souvent, le choix de terminer ses jours à son domicile participe plus d’une crainte de mourir seul dans un lieu déshumanisé. C’est d’ailleurs l’intitulé du sondage (« En écho aux réserves émises à l’encontre des services hospitaliers, 8 Français sur 10 préféreraient passer leur dernier instant à leur domicile », sondage IFOP de 2010, p. 8). La réponse à la question posée paraît logique : mourir dans un établissement de soins signifie pour les répondants qu’il y a eu un incident, alors que mourir chez soi est une fin « normale »…

Lire la suite…

Fin de vie : chronique d’une loi qui déçoit

Le vote de la loi sur la fin de vie ne se fera pas sans douleurs. Mesure emblématique du candidat Hollande, l’engagement 21 souhaitait ouvrir  « pour toute personne majeure en phase avancée d’une maladie incurable » un droit à « bénéficier d’une assistance médicalisée pour terminer sa vie dans la dignité« . Le 14 janvier, lors d’une conférence de presse à l’Élysée, il a rappelé qu’il souhaitait une nouvelle loi pour compléter la loi Leonetti du 22 avril 2005 relative aux droits des patients en fin de vie. Aujourd’hui débattue au Parlement, cette loi tiède déçoit les parties prenantes.

Retour sur un « sujet présidentiel »

François Hollande a su maintenir le flou artistique jusqu’au bout, quitte une fois de plus à se griller les ailes avec sa propre majorité. « C’est l’histoire d’une promesse de campagne si habilement formulée que chacun y a lu ce qu’il voulait y voir » formulait habilement Le Monde. Même Leonetti reprochait à Hollande de « flouter ses positions » dans son entêtement à ne pas préciser sa pensée sur la fin de vie.

Dès son élection, le président fraîchement élu semble s’emparer du sujet de la fin de vie. En juillet 2012, il missionne Didier Sicard, l’ancien président du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), sur le sujet. A la remise du rapport, six mois plus tard, François Hollande demande au CCNE un travail sur les directives anticipées, écrites par le patient qui permettent d’éclairer sur son choix de fin de vie, et sur la manière de « rendre plus dignes les derniers moments d’un patient dont les traitements ont été interrompus », mais aussi sur les « modalités et conditions strictes » qui permettraient « l’assistance médicalisée au suicide ». La porte est-elle pour autant ouverte ?

L’ampleur des manifestations contre le mariage pour tous qui ont rassemblé des centaines de milliers de Français a certainement fait réfléchir l’Élysée. Début 2013, la fin de vie n’est plus d’actualité. Le sujet semble enterré. Mais, un an plus tard, lors d’une conférence de presse en janvier 2014, François Hollande revient sur son engagement et annonce qu’un nouveau texte « rassembleur » sera déposé. « Je souhaite que ce texte puisse être élaboré sans polémiques, sans divisions et simplement dans l’idée qu’un cheminement est possible pour rassembler toute la société », déclare le chef de l’État.

Marisol Touraine, favorable à la mise en place du suicide assisté depuis longtemps, aurait pu mener la barque mais certainement trop occupée avec sa loi de santé, elle est mise sur la touche. L’enjeu est présidentiel et une mission parlementaire est nommée, portée par deux parlementaires : Alain Claeys et Jean Leonetti. Modérés, leur expertise sur le sujet doit permettre de trouver une entente…

Lire la suite…

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer