Tag archives : dette publique

On badine à Versailles, on folâtre à Nancy

Éditorial de la 414ème La Cour des Comptes a publié son rapport annuel sur la situation et les perspectives des finances publiques. L’équilibre des comptes ne sera pas au rendez-vous.  « En 2017, sans mesures fortes de redressement, le déficit public dépasserait l’objectif de 0,4 point de PIB, pour atteindre 3,2 points de PIB ; en 2018 et au-delà, un effort d’économies sans précédent serait nécessaire pour respecter la trajectoire du Programme de stabilité. » Lire : Dépenses de santé, les remèdes choc de la Cour des Comptes L’INSEE nous apprend d’ailleurs qu’à la fin du premier trimestre 2017, la dette publique s’élève à 2 209,6 Md€, (+62,3 Md€ au cours des 3 derniers mois), soit 98,9 % du PIB. Autrement dit, sans recourir une nouvelle fois à la dette, l’État n’aura bientôt plus un seul kopeck (suite…)

Quand la Sécu investit dans les paradis fiscaux

Alors que la marque Apple vient de revendiquer une valorisation boursière dépassant les 700Md$, un record historique, l’Insee a publié vendredi dernier une première évaluation des comptes nationaux des administrations publiques sur l’année écoulée : fin 2016, la dette des administrations publiques s’élèvait à 2 147,2 Md€, soit 96,0 % du PIB, dont 225Md€ pour les administrations de sécurité sociale. Le point sur ce mythe de Sisyphe.

Lire : Quand Google nous vaccinera

« Quelle valeur des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) sera la première à atteindre 1 000Md€ de capitalisation boursière ? » s’interrogeait Pierrick Fay dans Les Échos.

Le cercle vicieux de la dette de la sécu

Dans un rapport publié aujourd’hui par Oxfam, l’ONG pointe les optimisations fiscales dans des paradis fiscaux de 20 banques européennes (dont BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC ou la Société Générale). Déjà en 2014, on pouvait lire dans Le Monde, étude à l’appui, que « 59 % de la dette de l’État peut être considérée comme illégitime« . Aujourd’hui, la dette française est une spéculation très lucrative pour les marchés.

Lire : Sécurité sociale, faut-il débrancher la vieille dame ?

La Sécurité Sociale dispose depuis 1996 d’une Caisse d’amortissement de la dette sociale (la Cades) qui gère le remboursement de la dette : elle a ainsi sa propre salle de marchés qui lui permet de lever des financements, parfois même dans des paradis fiscaux, en dehors des sentiers battus et des cotations officielles. En 2016, elle avait levé 13,7Md€ et a annoncé un programme pour 2017 de 9Md€.

Lire : La tentation mutualiste.

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Le rouge et le jaune

On le sait, les comptes de l’État sont dans le rouge. Et, dans un jaune budgétaire annexé au projet de loi de finances pour 2015, quelque peu passé inaperçu, les chiffres des comptes relatifs aux pensions de retraites de la fonction publique, donnent encore plus le tournis. On y apprend, en substance, page 16, que la France vieillissant, « le montant total des engagements directs de l’État en matière de retraite s’élève à 1 302 Md€ au 31 décembre 2013 » alors même que selon l’INSEE, « à la fin du deuxième trimestre 2014, la dette publique s’établit à 2 023,7 Md€ ». Les 5,4 millions d’agents publics, titulaires, militaires ou contractuels sont couverts pour le risque vieillesse par six régimes de retraite distincts et représentent 20 % de l’emploi total (privé et public) (suite…)

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