Tag archives : dépenses de santé

Hors série n°8 : Note d’analyse de l’exécution budgétaire -Mission santé

La Cour des Comptes vient de rendre public la certification des comptes de l’État. Un rapport annuel attendu de plus de 200 pages agrémenté de 66 notes d’analyse par mission et par programme de l’exécution des crédits publics. Les Sages de Cambon confirment le diagnostic posé sur les perspectives des finances publiques en juin dernier. La Lettre de Galilée revient de manière synthétique sur ces 2 rapports et détaille la note d’analyse sur la mission santé de l’État. Document de 17 pages, à télécharger, 4,5€TTC. Je télécharge Sommaire : Éditorial : Malgré une croissance retrouvée, les dépenses et la dette augmentent dangereusement Dépenses de santé en France : les remèdes choc de la Cour des Comptes Mission santé de l’État : une baisse en trompe l’œil et des économies qui (suite…)

Transformation du système de santé : une stratégie en éprouvette

La stratégie de transformation du système de santé : des experts qui réfléchissent dans des bureaux tout en verre Quand on jette un oeil (amusé) sur le clip que nous a pondu le Ministère pour égayer le peuple sur la stratégie nationale de santé en cours d’élaboration, on peut y voir les réunions des « pilotes » de la transformation qui réfléchissent ensemble sur notre avenir. Des gens en costume, sérieux mais pas trop. On n’entend pas leurs discussions (à mon avis, ça devrait plus ressembler à ça) mais une voix off qui nous rassure. Lire : Plan Priorité Prévention : le Gouvernement présente ses 25 mesures phares Une stratégie en éprouvette… Pas étonnant que, quand les ministres se déplacent sur le terrain, ils se prennent des cartons par les syndicalistes. Les groupes (suite…)

[Re]vue de Web : l’Assurance maladie économisera 2 Md€ en 2018

Cette semaine a vu la publication de 2 rapports majeurs : le rapport annuel de la Cour des Comptes sur la situation et les perspectives des finances publiques et le rapport provisoire Comptes et Charges 2018 de l’Assurance maladie. 500 pages à lire qui réjouiront les plus téméraires. Dépenses de santé en France : les remèdes choc de la Cour des Comptes Lire : L’équilibre des comptes ne sera pas au rendez-vous Le rapport de la Cour des Comptes accable la gestion du quinquennat Hollande. Les dépenses de santé qui représentent plus de 11% du PIB doivent être davantage maîtrisées si la France souhaite conserver ses indicateurs de santé au vert. Un contexte idéal pour resserrer la vis. Au menu : renforcement des GHT, « rationalisation des prescriptions » au travers de contrats (suite…)

Les roublards et les balourds

Editorial de la 278 Le plan tabac présenté cette semaine par Marisol Touraine donne à son auteure une dimension qu’on ne lui connaissait pas. Voilà enfin une ministre qui ne passe pas son temps à régler son compte à contretemps à une droite devenue de toute façon moribonde. Nous le disions dans nos papiers précédents, fascinée, comme Hollande, par une revanche inespérée sur une droite insolente et tapageuse, la ministre de la santé ne pouvait s’empêcher de gloser sur le passé et de provoquer sur le futur. D’ailleurs, le débat au printemps sur sa loi de santé promet bien des escarmouches. Nous apparaît aujourd’hui une ministre porteuse de consensus. On en viendrait presque à l’unité nationale, comme pour les frappes en Irak. «J’ai choisi mon camp, celui de la santé (suite…)

Assurance maladie : …de mort lente

Le rapport de la Cour des comptes sur l’exécution du LFSS 2013 continue de lancer ses flèches empoisonnées sur une institution moribonde.

Aussi bien le chef de l’Etat dans sa conférence de presse que le premier ministre dans sa déclaration de politique générale, défendent le « modèle social français ». Parée des vertus que procure une formule aussi magique, cette attitude n’en est pas moins vide de sens. Elle interdit toute évolution et laisse à l’Etat le dernier mot.
Les dernières déclarations du Medef sont pour le moins provocatrices mais, quelques mois auparavant, l’équipe de Gattaz avait produit un rapport plutôt intéressant, voué à l’indifférence générale des pouvoirs publics.

Lire notre article "MEDEF, le retour"

Il faut s’en persuader, le modèle français (en tout cas l’assurance maladie) n’existe plus depuis longtemps. Faut-il voir dans la disparition cette semaine d’André Bergeron, « le petit père du syndicalisme français » comme se plaît à le rappeler Le Figaro, quelques mois seulement après celle de Marc Blondel, la datation précise de l’extinction des derniers pachydermes de notre protection sociale.

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PLFSS 2014 : les industriels montent au créneau

Un courrier signé de 25 patrons d’entreprises internationales du médicament alerte la présidente de la commission des affaires sociales sur les dangers du PLFSS 2014. L’ancien président de l’assemblée nationale sous l’ère Sarkozy, Bernard Accoyer, dans un entretien paru dans le journal Les Echos, n’y va pas par quatre chemins : le PLFSS 2014 est « mau-vais », et conduit « vers une indéniable étatisation du système de soins ». C’est vite oublier que l’étatisation a été inscrite dans le marbre par un certain Raymond Soubie dans les années 90 et que l’évangélique rapport « santé 2010 » a servi de pensée unique à la haute fonction publique pendant 20 ans pour tricoter les lois. Car après tout, qui présidait les débats parlementaires sur la Loi HPST, pierre de voûte d’une étatisation commencée (suite…)

Prescription pharmaceutique : la CNAMTS distribue ses mauvais points

Une analyse de la prescription des médicaments de spécialité réalisée par la CNAMTS donne au PLFSS 2014 une occasion d’accroître le contrôle dans les hôpitaux.

Le n° 41 de Points de repère, intéressant petit document d’information de la CNAMTS de juin 2013, fait une analyse de la prescription des médicaments. Ses conclusions ne sont pas tombées dans l’oreille d’une sourde : le PLFSS 2014 dans son article 41 prévoit un renforcement du contrôle sur les médicaments de la liste en sus prescrits par les médecins des hôpitaux.

Cocorico

Dans un graphique montrant la remarquable dégringolade de la consommation des médicaments délivrés en officine depuis 10 ans, la CNAMTS s’envoie des fleurs : la politique de maîtrise finit par payer. Trois facteurs expliquent selon ses calculs cette décroissance continue :

  • « des mesures de régulation constantes depuis plusieurs années sur les médicaments de ville avec une maîtrise des volumes, d’importantes baisses de tarifs (baisses de prix et passages au tarif forfaitaire de responsabilité, TFR) et le développement des génériques »
  • « un ralentissement de la croissance sur des classes de médicaments qui contribuaient significativement à la croissance ces dernières années non relayé par de nouvelles classes à fort potentiel »
  • « des baisses brutales de prescriptions de médicaments dont les indications ou l’évaluation de l’apport thérapeutique a été modifié ».

Baisse des tarifs et substitution par des génériques… Lire la suite…

Industrie et PLFSS 2014 : loin de la coupe aux lèvres

Tous les comités Théodule qui ont phosphoré tout l’été nous laissaient imaginer quelques changements majeurs. Le PLFSS 2014 reste d’un classicisme décevant.

Lire aussi : "Économie de la santé : des solutions qui restent prudentes et ambiguës"

Le dossier de presse présentant le projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) résume assez bien le manque d’audace du gouvernement.
Au-delà d’une série de bonnes intentions, la série de coupes-sombres budgétaires fait du projet de loi un « copié-collé » des années précédentes.

Économies, économies

Facile à comprendre, notre sécu coûte cher.
Reléguées dans une deuxième partie lénifiante, les mesures structurelles attendues sont seulement… annoncées.
L’État attend des sous. Hors ONDAM, on relèvera d’abord une économie d’1/2 milliard d’euros sur les frais de gestion. De quoi alimenter quelques mécontentements dans les organismes sociaux. Les principales fédérations syndicales d’employés et de cadres des caisses de sécu n’ont pas encore réagi. Cela ne saurait tarder.

Côté ONDAM, les mesures sont d’un classicisme démoralisant. Le gouvernement, comme les précédents, taillent dans le gras.
On attend 25% d’économies grâce à la maîtrise des dépenses de santé. Les caisses vont devoir retrousser les manches et sortir le bâton… et peut-être déployer les chars de combat. La dérobade sera difficile puisque les contrats d’objectifs et de gestion conclus entre l’Etat et les caisses devraient être renégociés sous peu.
On notera aussi une baisse des honoraires de certains spécialistes et aussi quelques hypothétiques économies dans les hôpitaux publics regroupées sous le terme « efficience à l’hôpital ».

Le gros morceau, comme les autres années, est le médicament : presque 1 milliard de baisse de prix, plus de 40% des économies attendues sur les 2,4 milliards programmés. Formatée par une communication culpabilisatrice, l’opinion accepte ; les médecins aussi.

Lire notre article « l’incroyable résistance des idées reçues »

La réaction du LEEM est aussi un « copié-collé » de… Lire la suite…

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