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CSG : le tour de passe-passe du Gouvernement

Après un été brûlant, l’automne pourrait bien être chaud. Le projet de suppression des cotisations chômage et du chouya de cotisation maladie en contrepartie d’une augmentation conséquente de la CSG fait partie de ces tours d’illusionnistes dont la gent publique a le secret. Derrière l’opération de jonglerie financière se confirme un mouvement de fond.

Le scénario est éculé. La première étape, dans l’euphorie du renouvellement politique, consiste à promettre une augmentation du pouvoir d’achat. La suppression de la part salariale des cotisations chômage (2,40 % sur le salaire plafonné) et de la part salariale de la cotisation maladie (0,75% sur le salaire total) est une ingénieuse poudre de perlimpinpin puisque il est prévu parallèlement une augmentation de la CSG de 1,7%.

Le différentiel pourrait apparaître intéressant (+ 1,35%). Encore convient-il de prendre la calculette car en effet le double jeu du déplafonnement et de la non-déductibilité partielle de la CSG de l’impôt sur le revenu mérite d’y regarder à deux fois.

Notons en effet que la CSG est une invention exemplaire : une somme que vous ne touchez pas mais sur laquelle vous payez des impôts sur le revenu. Même Necker en 1789 n’avait pas osé.

Sommes nulles

Quoi qu’il en soit, la mesure prévue (sans doute dans la loi de finances de l’automne) offre un coup double aux magiciens de l’économie et des finances : d’une main on donne du grain à moudre aux salariés (comme aurait dit Bergeron en 1958, le père de l’assurance chômage) et, de l’autre, on prélève sur les revenus de ceux qui sont le moins enclins à descendre dans la rue.

Encore que …

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Quand la Sécu investit dans les paradis fiscaux

Alors que la marque Apple vient de revendiquer une valorisation boursière dépassant les 700Md$, un record historique, l’Insee a publié vendredi dernier une première évaluation des comptes nationaux des administrations publiques sur l’année écoulée : fin 2016, la dette des administrations publiques s’élèvait à 2 147,2 Md€, soit 96,0 % du PIB, dont 225Md€ pour les administrations de sécurité sociale. Le point sur ce mythe de Sisyphe.

Lire : Quand Google nous vaccinera

« Quelle valeur des GAFAM (Google, Amazon, Facebook, Apple, Microsoft) sera la première à atteindre 1 000Md€ de capitalisation boursière ? » s’interrogeait Pierrick Fay dans Les Échos.

Le cercle vicieux de la dette de la sécu

Dans un rapport publié aujourd’hui par Oxfam, l’ONG pointe les optimisations fiscales dans des paradis fiscaux de 20 banques européennes (dont BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC ou la Société Générale). Déjà en 2014, on pouvait lire dans Le Monde, étude à l’appui, que « 59 % de la dette de l’État peut être considérée comme illégitime« . Aujourd’hui, la dette française est une spéculation très lucrative pour les marchés.

Lire : Sécurité sociale, faut-il débrancher la vieille dame ?

La Sécurité Sociale dispose depuis 1996 d’une Caisse d’amortissement de la dette sociale (la Cades) qui gère le remboursement de la dette : elle a ainsi sa propre salle de marchés qui lui permet de lever des financements, parfois même dans des paradis fiscaux, en dehors des sentiers battus et des cotations officielles. En 2016, elle avait levé 13,7Md€ et a annoncé un programme pour 2017 de 9Md€.

Lire : La tentation mutualiste.

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