Tag archives : convention médicale

Les médecins et l’Assurance Maladie signent la convention… de 1971

A l’heure des grands défis de la révolution médicale – ubérisation, big data, médecine 4P – les syndicats de médecins et la Caisse nationale d’assurance-maladie ont conclu une convention qui tourne le dos à l’avenir. Organisant le suicide collectif des médecins, cette Convention semble tout droit sortie d’une sorte de Jurassik Parc politique et social. Décryptage. Comme il était prévisible, la Caisse nationale d’Assurance-maladie et les syndicats de médecins (certains d’entre eux au moins) ont trouvé un accord après une négociation qui a connu son lot habituel de coups de menton et de bluff réunis. Lire : Négociations conventionnelles, une signature en demi-teinte. Il s’agissait d’une discussion de marchands de tapis puisque l’enjeu était simplement de se répartir le gâteau, soit 1,2 Md€, que la Caisse nationale d’assurance-maladie avait mis (suite…)

Négociations conventionnelles : une signature en demi-teinte

Éditorial de la 371 Quand Jacques Monnier, président de la CSMF, et Maurice Derlin, syndicaliste Force Ouvrière et président  de la CNAMTS, signaient la première convention nationale le 28 octobre 1971, l’acte était historique. Elle mettait fin à des années de turbulences autour de la liberté tarifaire. Surtout depuis l’ordonnance du 19 octobre 1945 (où les syndicats de médecins étaient absents des réflexions) qui règlementait les tarifs applicables au sein d’une nomenclature générale des actes professionnels (NGAP) et de conventions départementales. Jacques Monnier, président de la CSMF. Maurice Derlin (à g.) en compagnie de Pierre Bérégovoy en janvier 1984. Lire : Conventionnement des libéraux : vers la fin d'un système ? Aujourd’hui, depuis le 24 février, le jeu des négociations conventionnelles a finalement accouché d’un accord ce 25 août dernier, après 6 mois de (suite…)

Les zèbres, l’éléphant et la souris

Éditorial de la 366 Work it, Make it, Do it, Brexit. Les Danois en 1992 et 2000 avaient déjà dit non. Les Irlandais en 2001 et 2008, les Suédois en 2003, les Français et les Hollandais en 2005, les Grecs en 2015. Comme le souligne Alexis Brézet dans son Éditorial du Figaro de ce lundi, « on se demande, après tant de rebuffades -il est vrai souvent, et en France même, superbement ignorées -, comment les dirigeants européens ont pu être surpris quand l' »impossible » est arrivé.«  C’est un peu le sentiment que l’on a quand on apprend, qu’après quatre mois d’âpres discussions, la CSMF, le premier syndicat médical en France, a quitté la table des négociations conventionnelles… Comment pouvait-il en être autrement ? Depuis février, les cinq syndicats négocient le bout de gras avec (suite…)

Assurance maladie : …de mort lente

Le rapport de la Cour des comptes sur l’exécution du LFSS 2013 continue de lancer ses flèches empoisonnées sur une institution moribonde.

Aussi bien le chef de l’Etat dans sa conférence de presse que le premier ministre dans sa déclaration de politique générale, défendent le « modèle social français ». Parée des vertus que procure une formule aussi magique, cette attitude n’en est pas moins vide de sens. Elle interdit toute évolution et laisse à l’Etat le dernier mot.
Les dernières déclarations du Medef sont pour le moins provocatrices mais, quelques mois auparavant, l’équipe de Gattaz avait produit un rapport plutôt intéressant, voué à l’indifférence générale des pouvoirs publics.

Lire notre article "MEDEF, le retour"

Il faut s’en persuader, le modèle français (en tout cas l’assurance maladie) n’existe plus depuis longtemps. Faut-il voir dans la disparition cette semaine d’André Bergeron, « le petit père du syndicalisme français » comme se plaît à le rappeler Le Figaro, quelques mois seulement après celle de Marc Blondel, la datation précise de l’extinction des derniers pachydermes de notre protection sociale.

Lire la suite…

Du sable entre les orteils

Éditorial de la 274 En cette rentrée 2014, beaucoup ont encore du sable entre les doigts de pied et il en faut peu pour gripper la remise en route. Encore que, selon une étude du Crédoc à paraître, les Français sont de moins en moins nombreux à pouvoir partir en vacances : 43% n’ont pas pu partir l’année dernière. Et les congés payés de 36 alors ! Les écoliers et les collégiens qui reprennent ce matin sont tristes, Hamon leur avait promis une année sans mauvaises notes. Pas de chance, le ministre de l’instruction publique s’est fait virer pendant l’été. Plus qu’un grain de sable, avec Montebourg, c’était un vrai caillou dans la chaussure de Valls. Le voilà seul dans l’arène, le premier ministre, avec sa pelle et son râteau, et plein (suite…)

Juppé et ses tontons flingueurs

Le rapport de la Cour des Comptes sur la politique conventionnelle, probablement rédigé par les acteurs des ordonnances de 96, intervient au moment où justement Juppé annonce son entrée en lice pour 2017 Dans le théâtre de marionnettes de la politique française, en pleine déconfiture, quelques Guignols disparaissent à gauche tandis que Gnafron, à droite, gesticule pour revenir en scène. Malgré les faux pleurs de Madelon et les coups de bâton de Flageolet le gendarme, le public ne rit plus. Au fond du trou (la stagnation économique masque en fait une réelle récession), la France aurait sûrement besoin d’un consensus politique autour d’un exécutif déjà contesté et bien impuissant, à qui il est facile il est vrai d’imputer les 30 dernières années de gabegie publique. Hubert Védrine dans un petit (suite…)

Tiers payant : un combat idéologique ?

L’annonce d’un tiers-payant généralisé dans le discours de Marisol Touraine fait un fracas médiatique démesuré par rapport à son impact attendu. Dans le discours de Marisol Touraine prononcé le 19 juin dernier, la généralisation du tiers-payant tient une place relative. « Je redis ma détermination à lutter contre les barrières financières et toutes les formes de discrimination » assène-t-elle à son auditoire en rappelant qu’elle en avait pris l’engagement le 23 septembre dernier et en précisant, prudence oblige, que la première étape (tiers-payant aux bénéficiaires de l’aide à la complémentaire santé – ACS) serait confiée pour sa mise en place à l’assurance maladie. Dix-sept lignes dans un discours de quinze pages suffisent cependant à allumer quelques mèches inutiles. La presse s’est précipitée sur le tiers-payant en occultant hélas des questions plus centrales comme (suite…)

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