Tag archives : consommation

L’Assurance maladie veut économiser 2 Md€ en 2018

Dans un rapport provisoire des Charges et Produits pour 2018 que nous avons pu nous procurer, l’Assurance maladie projette d’économiser 2 Md€ en 2018. Comme chaque année, la CNAMTS dévoile au travers de 200 pages documentées ses propositions pour tenir les objectifs d’économies : priorité au virage ambulatoire, à la maîtrise médicalisée des prescriptions,  au prix du médicament et à l’innovation.

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L’alcoolisme chez les jeunes : un phénomène préoccupant

Depuis les années 60, la consommation d’alcool est en baisse. Néanmoins, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), la France reste l’un des plus gros consommateurs au monde, au-dessus des moyennes européennes. L’INPES dans son baromètre santé, ce 1er avril, consacre un numéro spécial sur l’alcoolisme en France, toujours considéré comme risque majeur de santé publique et sujet de préoccupation, particulièrement  chez les jeunes. Malgré l’efficacité de la loi HPST qui avait reculé à 18 ans l’âge légal pour acheter de l’alcool, les pratiques liées à la consommation d’alcool des jeunes semblent évoluer dramatiquement. Découverte de plus en plus jeune,  la consommation d’alcool  se fait plus violente, plus habituelle et, de fait, ne reste pas sans conséquence sur la santé de ces populations. La Ministre s’attaque à l’alcool et au « binge drinking«  Dans son article (suite…)

Prescription pharmaceutique : la CNAMTS distribue ses mauvais points

Une analyse de la prescription des médicaments de spécialité réalisée par la CNAMTS donne au PLFSS 2014 une occasion d’accroître le contrôle dans les hôpitaux.

Le n° 41 de Points de repère, intéressant petit document d’information de la CNAMTS de juin 2013, fait une analyse de la prescription des médicaments. Ses conclusions ne sont pas tombées dans l’oreille d’une sourde : le PLFSS 2014 dans son article 41 prévoit un renforcement du contrôle sur les médicaments de la liste en sus prescrits par les médecins des hôpitaux.

Cocorico

Dans un graphique montrant la remarquable dégringolade de la consommation des médicaments délivrés en officine depuis 10 ans, la CNAMTS s’envoie des fleurs : la politique de maîtrise finit par payer. Trois facteurs expliquent selon ses calculs cette décroissance continue :

  • « des mesures de régulation constantes depuis plusieurs années sur les médicaments de ville avec une maîtrise des volumes, d’importantes baisses de tarifs (baisses de prix et passages au tarif forfaitaire de responsabilité, TFR) et le développement des génériques »
  • « un ralentissement de la croissance sur des classes de médicaments qui contribuaient significativement à la croissance ces dernières années non relayé par de nouvelles classes à fort potentiel »
  • « des baisses brutales de prescriptions de médicaments dont les indications ou l’évaluation de l’apport thérapeutique a été modifié ».

Baisse des tarifs et substitution par des génériques… Lire la suite…

Consommation pharmaceutique : l’incroyable résistance des idées reçues

L’étude indépendante réalisée en 2012 par Pierre Chahwakillian avec la collaboration d’Antoine Ferrier-Battner à partir des données d’IMS-Health fournies par le LIR sur les ventes de médicaments de 8 classes thérapeutiques entre 2000 et 2011 dans 7 pays européens chamboule les idées reçues sur la position de la France dans la consommation des médicaments.

Le rififi provoqué au début de l’été par la parution du rapport établi conjointement par Michèle Rivasi, eurodéputée (Europe-Ecologie), Philippe Even président de l’Institut Necker, habitué des coups médiatiques, et Serge Rader pharmacien à ses heures, a fourni l’occasion à une presse en mal de moralisation de touiller quelques contrevérités sur la pharmacie dans le chaudron des idées reçues.
Les assertions du trio militant ont provoqué une vigoureuse mise au point du LEEM.

La question aujourd’hui est de savoir ce qui reste dans l’opinion publique de ces buzz médiatiques récurrents sur l’industrie pharmaceutique aussi éphémères que souvent mensongers.
Prenons encore l’exemple des conclusions de la conférence organisée en février 2013 par Jean-François Derre, directeur associé de CELTIPHARM, reprises illico dans Le Point, L’Express, Le Parisien et même largement diffusées dans la presse gratuite. Que disaient-elles ? La baisse de consommation des médicaments traduirait pour la première fois une « crise de confiance » ponctuelle des consommateurs dont la cause – pour le moins subjective – serait produite par le raffut fait sur le Médiator et sur la pilule de 3ème génération. Dont acte.
Cette avalanche de papiers suit de 6 mois une autre agitation médiatique, celle provoquée fugacement par le communiqué signé par le LIR, « la fin de l’exception française » en juillet 2012, démontrant un mouvement de fond et déjà ancien de la consommation pharmaceutique française.

Comment expliquer l’ensevelissement en moins de six mois d’une démonstration par une autre présentation radicalement opposée ?

En vérité, les informations se suivent mais s’évaporent. Si le papier s’empile, dans le virtuel, la dernière information écrase la précédente. C’est en tout cas ce qui se passe dans… Lire la suite…

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