Tag archives : CHU

Réseaux sociaux : la guerre est déclarée

Dorénavant, chaque semaine a son hashtag. Et les directions des hôpitaux n’apprécient pas trop le déballage médiatique de ses personnels. Même la Cour des Comptes enjoint la HAS de tweeter contre les assertions complotistes de certains… Quand la Cour des Comptes se prend pour la Haute Autorité de Santé Dans son dernier rapport annuel, la Cour des Comptes s’essaie à un style un peu nouveau en consacrant un chapitre entier sur la politique vaccinale en France. Et ces énarques émérites ont même troqué leur hermine contre le stéthoscope en se hasardant à quelques recommandations de santé publique. Mais que fait la Haute Autorité de Santé ? Lire : Quand la Cour des Comptes se prend pour la Haute Autorité de Santé La directrice du CHU de Tours n’apprécie pas #BalanceTonHosto C‘est le moins qu’on (suite…)

L’équilibre des comptes ne sera pas au rendez-vous

Éditorial de la 410ème Le Saint Esprit semble bien avoir touché toutes les têtes cette semaine. Selon un dernier sondage Ifop pour Le Parisien, le raz-de-marée Macron escompté pour les élections présidentielles pourrait assurer au Président une majorité absolue à l’Assemblée. Pour autant, le Président christique devra en convaincre plus d’un lorsque l’on sait les perspectives économiques envisagées par les experts. La Cour des Comptes a rendu public la semaine dernière son rapport sur le budget de l’État en 2016 dans lequel elle pointe du doigt le bilan critiquable de l’ère Hollande. Si le déficit affiché en fin de quinquennat est inférieur aux prévisions de la loi de finances initiale et de la loi de programmation pluriannuelle des finances publiques 2014-2019, il résulte d’un bidouillage avec les comptes spéciaux. Et les sous-budgétisations ainsi (suite…)

Nantes aura-t-elle son lieu unique hospitalier ?

La métropole nantaise compte encore aujourd’hui 4 sites hospitaliers publics répartis sur son territoire. Au nom d’une logique opérationnelle et économique, le regroupement de ces différentes plates-formes est recherché depuis des décennies. Son principe a été approuvé le 18 février 2010 par Roselyne Bachelot, alors ministre en exercice. Elle a ensuite été confirmée le 15 juillet 2013 par Marisol Touraine. Pour Patrick Rimbert, qui avait succédé à Jean-Marc Ayrault à la mairie, le feu vert gouvernemental était « une très bonne nouvelle pour les Nantaises et les Nantais, et pour tous les habitants de l’agglomération », se félicitait-il dans le journal Ouest France. Des interrogations subsistaient et perdurent néanmoins. Lire : Sur fond de contestation, le transfert du CHU de Nantes reporté de 2 ans Elles concernent d’une part le financement de (suite…)

Faut-il sonner le glas de la T2A ?

En mars 2013, alors que la Ministre venait de dévoiler les 13 engagements de son « pacte de confiance à l’hôpital » en déclarant vouloir « tourner la page de la loi HPST« , à l’issue de la remise du rapport d’Édouard Couty sur l’hôpital, beaucoup s’interrogeaient sur l’avenir de la tarification à l’activité (T2A) dix ans après son entrée en vigueur. La récente publication du rapport du think tank Économie Santé du journal les Échos bouscule sérieusement les idées reçues et relance la polémique.

Selon le baromètre DREES 2014 publié le 15 avril dernier, les Français sont davantage satisfaits de la qualité des soins de la médecine de ville que de l’hôpital. De quoi amener de l’eau au moulin de ceux qui accusent la T2A d’avoir déprécié la qualité des soins…

La Lettre de GaliléeSi la tarification à l’activité reste fortement critiquée dans ses modalités d’application, elle n’a toutefois jamais été profondément remise en cause. Plus équitable que la dotation globale, la tarification à l’activité rémunère les hôpitaux sur leur production effective de soins sur la base de tarifs nationaux identiques pour tous. Le think tank Économie Santé propose de « réformer les tarifications, en particulier la T2A qui est inflationniste et celle des urgences qui est une aubaine pour les établissements. » (p.14). Pour les économistes, qui souhaitent libérer l’hôpital de ses « entraves », la T2A a un « effet inflationniste majeur par le fait de privilégier l’activité la plus rentable et surtout en « optimisant » le codage. »

Pour corriger la tendance inflationniste du modèle T2A, un mécanisme de dégressivité tarifaire, certainement trop complexe pour être appliqué avec pertinence, a été prévu en cas de dépassement d’un seuil d’activité, dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale de 2014. Par ailleurs, afin de gagner en qualité des soins, une dotation complémentaire est prévue dans la LFSS pour 2015 pour les établissements de santé satisfaisant aux référentiels nationaux. Dans le cas contraire, ce sont les Agences Régionales de Santé qui se chargeront du sale boulot si le niveau de qualité et de sécurité des soins est jugé insuffisant.25

La réforme emblématique de la tarification

Depuis 2005, la France a adopté un système de tarification à l’activité pour ses établissements de santé, délaissant ainsi une logique de dotation globale ou de tarification à la journée selon les établissements. On distinguait ainsi, avant cette date, un financement par dotation globale pour les établissements publics, les établissements de santé privés participant au service public hospitalier (PSPH) et ceux ayant opté pour la dotation globale en application de l’article 25 de l’ordonnance du 24 avril 1996. Mais il existait également pour certaines cliniques privées sous contrat et hors contrat, mentionnées dans l’article L.162-22-6 du code de la sécurité sociale, un système de tarification à la journée et/ou au forfait. La T2A n’est pas appliquée partout : les hôpitaux géographiquement isolés dans la LFSS 2014 ont désormais la possibilité de déroge à la règle de la T2A. Les hôpitaux locaux demeurant financés par dotation globale auront vocation à devenir des « hôpitaux de proximité », catégorie instituée par la LFSS pour 2015, avec un mode de financement mixte, dérogatoire au droit commun de la T2A. Cette transition de la tarification hospitalière obéit à divers impératifs pour palier les dérives constatées jusque-là : le législateur souhaite une meilleure transparence, un système de paiement équitable et une meilleure efficience du marché des fournisseurs de soins.

Pourquoi mettre fin à la T2A ?

Le 12 décembre 2012, Marisol Touraine a lancé un comité de réforme de la tarification hospitalière (Coretah) ayant pour mission de réformer la tarification hospitalière actuelle dans le sens de la qualité des soins et de la pérennisation du système de santé. Ses conclusions sont retracées dans le rapport annuel du Gouvernement au Parlement sur le financement des établissements de santé transmis à la fin octobre 2013. Trois axes principaux y sont évoqués : repenser la T2A pour une allocation de ressources plus équilibrée ; mieux prendre en charge la pertinence et la qualité des parcours de soins ; simplifier et préciser les principes du modèle. Deux ans après, où en est-on ?

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Petit manuel de Macron-économie à l’hôpital

Un article du projet de loi Macron permettra aux hôpitaux d’exporter leur savoir faire. Signe d’un changement de regard sur le système de santé français ? Depuis que l’Organisation mondiale de la santé en 2000 a érigé la France au premier rang pour son système de santé -score régulièrement contredit par nos déclinologues assermentés- la médecine française jouit d’une réelle réputation dans la plupart des pays dans le monde. Les mesures proposées par Emmanuel Macron ne sont cependant pas suffisantes pour faire de la santé un secteur exportateur de richesses. Le sport de l’export La France peut-elle vendre sa médecine ? L’article paru dans Les Echos de mercredi dernier montre à quel point tout est toujours compliqué dans notre pays. Alors qu’on exporte le musée du Louvre et les grandes (suite…)

Les champignons de printemps

Éditorial de la 254 Au moment où Marisol Touraine, désormais seule aux commandes d’un ministère boulimique, usant d’un égo de plus en plus marqué, lance une campagne sur sa stratégie nationale de santé, le premier ministre, lui, ferraille avec sa propre majorité pour lancer le pacte de responsabilité voulu par le président Hollande. Déjà, la CGT et la CGT-FO, reçues en bilatéral à Matignon, comme les autres syndicats et le patronat, ont refusé tout compromis. « Il donne les clés du camion au patronat et nous demande de monter dans la remorque » dira Jean-Claude Mailly, le leader de FO, aux Échos. La littérature sanitaire et sociale a poussé cette semaine comme des morilles après une ondée nocturne. Le MEDEF (encore lui) vient de publier sa contribution au débat sur la stratégie (suite…)

Médecins-Majorité: vrai divorce ou simple crise passagère?

Mais quelle mouche a donc piqué les députés de la majorité qui font désormais preuve de cette même imagination à contrarier le lobby médical qu’ils déployaient jadis à lui complaire ? Légitimement inquiets à la perspective de voir les routes de leur circonscription plus facilement empruntées par les vétérinaires que par les médecins, nos édiles ont été fort marris de voir le gouvernement déserter le dossier au motif que les partenaires conventionnels ont, eux-mêmes, refusé « la patate chaude ». Et l’on aboutit à cette disposition qui cumule à peu près tous les défauts en renvoyant à l’horizon 2012 le principe d’un concours obligatoire au « service médical commun » sous peine d’amende. Du même coup : – Les promoteurs de la formule sont irrités du « sursis » à statuer (suite…)

Histoire d’échelles

Pendant que Jean-Marie Bertrand, secrétaire général chargé de la mise en place des ARS, s’évertuait le 13 février à rassurer les syndicats de la Sécurité Sociale sur le sort des 2000 agents des caisses d’assurance maladie invités à émigrer dans ces nouvelles « maisons communes » aux forts relents étatiques (on peut lire le compte rendu de cette rencontre, avec des colorations diverses, des principaux syndicats sur annu-secu), les débats sur la territorialisation reprenaient de plus belle. Il suffit parfois de jeter en l’air quelques concepts mal compris pour créer la zizanie. Le concept de territoire en fait partie. De quel territoire parle-t-on ? La confusion entre le pilotage d’un espace et son organisation est fréquente. Et les géographes eux-mêmes sont parfois coupables d’imprécision. On peut rendre grâce à Jean-Marie (suite…)

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