Tag archives : cancer

Les interventions non médicamenteuses (INM) à la toise

L’évaluation des interventions non médicamenteuses est-elle possible au même titre que les interventions médicales ? Des chercheurs se réuniront du 19 au 21 mars à Montpellier pour répondre à cette question Une question préliminaire mais essentielle : de quoi s’agit-il ? Traitement et soin Lors du dernier congrès sur les INM le cancérologue Henri Pujol, longtemps président de la Ligue contre le Cancer, disait : « il y a d’un côté les traitements, il y a de l’autre les soins. Les malades ne veulent plus être traités, ils veulent être soignés. Les traitements, en cancérologie,  nous les connaissons, il n’y en a que trois : la chimie, les rayons, la chirurgie. Les soins en revanche c’est tout les reste (…) « . La plaquette de la conférence organisée par l’ICEPS donne une (suite…)

Les roublards et les balourds

Editorial de la 278 Le plan tabac présenté cette semaine par Marisol Touraine donne à son auteure une dimension qu’on ne lui connaissait pas. Voilà enfin une ministre qui ne passe pas son temps à régler son compte à contretemps à une droite devenue de toute façon moribonde. Nous le disions dans nos papiers précédents, fascinée, comme Hollande, par une revanche inespérée sur une droite insolente et tapageuse, la ministre de la santé ne pouvait s’empêcher de gloser sur le passé et de provoquer sur le futur. D’ailleurs, le débat au printemps sur sa loi de santé promet bien des escarmouches. Nous apparaît aujourd’hui une ministre porteuse de consensus. On en viendrait presque à l’unité nationale, comme pour les frappes en Irak. «J’ai choisi mon camp, celui de la santé (suite…)

Jean de Kervasdoué : nostalgies et portes ouvertes

Plutôt décevant, le livre de Jean de Kervasdoué « ils ont perdu la raison » est resté  discret. Normal :  les lecteurs ont connu mieux. Jean de Kervasdoué fait partie de cette aristocratie catho bretonne qui a viré à gauche, en gardant la particule, le regard altier et cette façon de parler avec componction comme si chaque mot produit devait être une pépite que s’arracherait un auditoire conquis. Le livre qu’il vient de commettre, ils ont perdu la raison, paru en février 2014 aux Éditions Robert Laffont est un essai, écrit à la première personne, livrant pêle-mêle ses coups de blues et ses nostalgies de militant socialiste, ses coups de gueule sur les grands sujets de société, ses coups de griffe (plutôt succulents) sur des écolos devenus imbéciles, ses analyses (plutôt pertinentes) (suite…)

PLFSS 2014 et médicament : attention danger !

Le PLFSS 2014 prévoit de modifier les conditions de prise en charge de médicaments bénéficiant du régime ATU : sale coup pour des milliers de malades gravement atteints.

Grande angoisse dans les familles de malades atteints de pathologies graves, rares ou douloureuses (parfois les trois à la fois) car une modification de la réglementation, probablement concoctée sur un coin de table par un conseiller ministériel stagiaire en attente de pantouflage, risque de priver plusieurs milliers de patients de leur ultime remède. Un amendement que nous publions en fin d’article circule en ce moment parmi les parlementaires.

ATU pointu

Une petite précision pédagogique préliminaire s’impose car la quincaillerie réglementaire relative au remboursement des médicaments est d’une complexité sordide. Commençons par le commencement. Il existe des médicaments innovants, souvent développés dans les services de pointe des hôpitaux publics, prescrits à des malades hospitalisés gravement atteints et le plus souvent en échec thérapeutique. En attendant leur autorisation de mise sur le marché (AMM) ces médicaments expérimentaux, parfois encore en phase d’essai clinique par des malades volontaires, peuvent bénéficier d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU, nous y sommes !) donnée par l’Agence Nationale de Sécurité des médicaments (ANSM ex-AFSSAPS). Durant cette phase, ces médicaments sont, soit remis gratuitement à l’hôpital par l’industriel, soit encore vendus à l’hôpital à un prix négocié. Dans ce cas, l’établissement peut bénéficier d’une prise en charge financière sur le compte de la dotation pour les missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation (MIGAC) à la main des ARS (pour être précis, il s’agit d’une sous-dotation qui répond au joli nom de Merri… mais ne compliquons pas !).

Ce serait très aisé à comprendre si l’histoire… Lire la suite…

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