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Croissance française : nous ne travaillons pas assez

Jacques Lucas nommé à la tête de l’agence agence numérique de santé (ANS) À peine son départ du CNOM annoncé, en juin dernier, le Dr Jacques Lucas a été nommé par Agnès Buzyn (communiqué de presse) à la présidence de l’agence numérique de santé (ANS) qui doit succéder à l’ASIP Santé. Premier vice-président du CNOM, en charge du numérique, le Dr Lucas a largement contribué au développement des enjeux du numérique en santé notamment avec la publication en 2015 d’un Livre blanc sur le numérique en santé. Lire : Rapport Villani sur l’Intelligence Artificielle : quelles perspectives pour la santé ? « Le Dr Jacques Lucas a toujours voulu faire bouger les lignes, et nous ne pouvons que nous réjouir de l’embarquer dans cet ambitieux chantier qu’est le numérique en santé. Cette nomination (suite…)

Rapport Villani sur l’Intelligence Artificielle : quelles perspectives pour la santé ?

Jeudi 29 mars dernier, Cédric Villani, l’excentrique mathématicien et député LREM d’Essonne, présentait au Collège de France son rapport sur l’intelligence artificielle (IA). Édouard Philippe, en septembre dernier, l’avait chargé d’une mission parlementaire de 6 mois. Une dizaine de pages sont consacrées au domaine de la santé. Décryptage.

Les experts sont unanimes pour saluer le travail considérable réalisé par l’équipe de Cédric Villani en un temps si court. La France doit se positionner pour jouer un rôle dans le développement de l’intelligence artificielle. Le rapport insiste sur la nécessité, dans tous les domaines, de renforcer les programmes de recherche, de s’interroger sur les limites juridiques et éthiques. Toutefois, si le rapport a le mérite de marquer et d’éveiller les consciences sur l’ampleur du phénomène IA, certains soulignent la faiblesse des crédits alloués (1,5Md€ sur 4 ans) et l’absence remarquée des entreprises.

Lire : Santé connectée : faut-il craindre les robots ?

La révolution de la médecine prédictive

Dans le domaine de la santé, l’intelligence artificielle « ouvre des perspectives très prometteuses » pour le patient grâce à une prise en charge « plus personnalisée et prédictive« .

Lire : Comment les Big data sauveront nos vies

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[Re]vue de Web : des annonces et des magouilles

Cette semaine, comme ces derniers jours, les affaires, les conflits d’intérêts et la magouilles des hommes politiques passionnent plus les journalistes et l’opinion publique que le bilan du Gouvernement. Comme  l’évoque Rouja Lazarova non sans poésie pour Libé : « La pire des sanctions, c’est l’indifférence. (…) Depuis quelques mois, personne n’attend les ministres à la sortie du Conseil le mercredi matin, leurs pas crissent solitaires sur le gravier de la cour de l’Elysée. Mais, cette fois, l’indifférence a été brisée par les «affaires».«  Le #gouvernement de l’#indifférence à la #transparence https://t.co/TUr2H3MAdf — Vincent Fromentin (@vfromentin) 23 mars 2017 Macron et ses casserolles Attaqué par Benoît Hamon sur ses accointances avec certains lobbies de « l’industrie pharmaceutique, pétrolière et chimique » lors du débat télévisé, Emmanuel s’est défendu et a pris l’engagement solennel de ne « pas être tenu (suite…)

Le petit DMP est attendu à la caisse

On reparle du dossier médical personnel. Accaparés par la loi de santé, les syndicats de médecins n’ont pas eu le temps de voir s’approcher le char d’assaut de la CNAMTS. Le voilà aux portes de la ville (la médecine « de ville », s’entend) canon pointé sur les patients. Depuis plus de 10 ans qu’on tergiverse, le big data a envahi la planète, Facebook a dépassé le milliard de comptes actifs,  mais l’accès à ses données personnelles de santé reste pour le moment un vœu pieux. Un article de la newsletter de TIC-Santé évoque la cinquième conférence santé connectée organisée par Les Échos à Paris jeudi dernier. Une histoire chaotique Souvenez-vous qu’un certain ministre de la santé, aujourd’hui chantre pipolisé mais sûrement sincère de la défense des grandes causes perdues, s’était engagé en 2004 (suite…)

DMP : chronique d’une folie d’État

Le DMP, dossier médical partagé devenu « personnel» à force de balbutiements stratégiques, n’en finit pas d’agoniser. L’énormité des sommes englouties n’étonne plus. Le fiasco fait à peine l’objet de temps à autres d’un subreptice article dans la presse. Comment expliquer cet échec, alors que la plupart des autres secteurs ont réussi leur tournant technologique ? Le DMP est le prototype même d’une couillonnade publique hissée en dix ans au niveau de l’excellence dans l’échelle du ridicule.

Douste l’approximatif

La Lettre de Galilée

Tout le monde se gausse de Douste-Blazy, coupable d’avoir imprudemment annoncé en 2004, alors qu’il était ministre de la santé et de la protection sociale, l’accès de chaque Français à son dossier médical informatisé d’ici… 2007. Ceux qui l’ont connu ou simplement côtoyé savent que le maire de Toulouse survolait les dossiers, ne regardait pas ses notes et donnait des sueurs froides à ses scribouillards lorsqu’il commençait un discours. On ne nous enlèvera pas de l’idée qu’il n’y avait pas, dans son cabinet, quelques esprits éclairés sur les questions de technologies de santé pour lui souffler une énormité pareille. Si la vision n’était pas fausse et eut pu fort bien être inspirée par un Alexandre Moatti alors conseiller du ministre, le premier « monsieur DMP » avant son officialisation par la loi du 13 août 2004, l’argument économique, selon lequel le dossier médical éviterait 3 milliards d’euros de dépenses par an à la sécu, relève davantage de la rhétorique du directeur de cabinet lui-même, un certain Frédéric Van Roekeghem, dont on connaît aujourd’hui la destinée.

Peu importe aujourd’hui la responsabilité des Pygmalion de l’époque. Le discours est parti trop vite. Le concept n’a pas été ficelé. On y décèle en effet trois fonctions dont on ne sait pas, dix ans après, encore se départir :

  • Coordination entre les professionnels
  • Information du patient
  • Économie pour la sécu.
Ces trois ambitions du DMP sont complémentaires mais incompatibles. Le glissement sémantique de « partagé » vers « personnel » montre bien la confusion. Avant de préférer le ministère des affaires étrangères à un méga-ministère de la santé, Douste le dandy met

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