Tag archives : ANSM

Levothyrox, le retour

Éditorial de la 468ème Dans l’affaire Levothyrox, selon le Procureur de Marseille, Xavier Tarabeux, le Parquet, qui avait ouvert une information judiciaire pour « blessures involontaires », a élargi l’enquête pénale au chef d' »homicide involontaire » depuis  le 30 novembre dernier. Lire : Affaire Levothyrox, retour sur un scandale Le Levothyrox est un médicament pour le traitement de la thyroïde, produit par le laboratoire allemand Merck. Cette hormone de synthèse est prescrite à 3 millions de patients, majoritairement des femmes. Elle figure dans les substances les plus vendues en pharmacie avec le paracétamol, l’ibuprofène ou l’amoxicilline. Lire : Levothyrox : Agnès Buzyn et Bruno Le Maire auront-ils affaire à la justice ? La controverse vient d’un changement de formule recommandé par l’ANSM en mars 2017 afin de mieux stabiliser dans le temps la teneur en substance active. Depuis la sortie d’une nouvelle formule, (suite…)

#FakeMed : une nouvelle charge contre les médicaments anti-Alzheimer

La Drees publie un rapport sur la démographie des professionnels de santé : plus d’infirmiers, moins de généralistes. La Direction dedirection de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) vient de publier deux nouvelles études sur les professionnels de santé : l’une sur la démographie des médecins et leur accessibilité géographique ; l’autre sur la projection du nombre d’infirmiers en activité à l’horizon 2040. Lire : Et si les “déserts médicaux” étaient un mirage ? Ainsi, au 1er janvier 2018, 226 000 médecins sont en activité, soit 10 000 de plus qu’en 2012. Parmi eux, 45 % sont des médecins généralistes. En matière d’accès aux médecins généralistes, les inégalités de densités départementales n’ont pas augmenté depuis les années 1980 et 98 % de la population réside à moins de 10 (suite…)

Affaire Levothyrox, retour sur un scandale

Éditorial de la 425ème Hier, le Levothyrox ancienne formule a fait son retour dans les pharmacies de l’Hexagone « pour une durée et des quantités limitées » précise l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) dans un communiqué. Un rétropédalage complet dans la gestion de cette crise sanitaire et médiatique. Comment et pourquoi en est-on arrivé là ? Lire : Lévothyrox, faut-il enterrer le débat ? Pourquoi changer la formule du médicament ? En mars 2017, à la demande de l’ANSM, les laboratoires Merck, qui commercialisent ce médicament réservé au traitement de la thyroïde et prescrit à 3 millions de patients, changent la formule. Il s’agit de « garantir une teneur de lévothyroxine, la substance active du médicament, plus constante d’un lot à l’autre, ou au sein d’un même lot, et ce pendant toute la durée (suite…)

Vaccin DTP : l’État sera-t-il bientôt condamné ?

Éditorial de la 424ème La Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, l’a rappelé devant l’Assemblée nationale : l’aluminium contenu dans les vaccins est sans risque pour la santé. « Nous avons sur les adjuvants un recul d’utilisation de quatre-vingt-dix ans et plusieurs centaines de millions de doses ont été utilisées depuis que les vaccins existent. ne sont pas nocifs pour la santé, ainsi que tous les rapports le montrent. Je vous renvoie notamment à l’excellent rapport de l’Organisation mondiale de la santé publié en 2003 et à toutes les études scientifiques. Nous sommes dans l’irrationnel le plus total. Nous travaillons aujourd’hui à lutter contre les réseaux sociaux et contre la désinformation. » avait-elle lancé en juillet dernier. Pourtant une étude sur le sujet révélée par Le Parisien semble pointer du doigt des risques potentiels. (suite…)

Scandale du Levothyrox : la Ministre prend les choses en main

Éditorial de la 423ème Lorsque la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, évoque un simple « défaut d’information » concernant le dosage du Levothyrox, certaines voix s’interrogent pourtant sur l’ampleur de la controverse. Faut-il hurler avec les loups ? Pour comprendre ce qu'il se passe avec le Levothyrox, relire le thread du Dr. Lehmann sur Twitter : Agnès Buzyn fait son job Face à la déferlante d’inepties qui se déversait sur Internet, alimentant les théories conspirationnistes et complotistes, la Ministre de la Santé a certainement eu raison de clarifier les choses en optant pour des propos tranchés, voire lapidaires. Quitte à crisper davantage le débat. Entre Apollon et Dinoysos, la contorsion était délicate. D’un autre côté, face à l’inertie institutionnelle, Agnès Buzyn s’est saisie du dossier : elle a rendu publiques toutes les données (suite…)

[Re]vue de Web : Lévothyrox, faut-il enterrer le débat ?

Cette semaine est riche en polémiques, couacs et autres délices. Le Ministère de la Santé est en surchauffe, quelque peu dépassé par les dossiers brûlants qui surgissent de toutes parts… Mis en cause dans sa gestion de l’ouragan Irma, Macron pérore Beaucoup de parlementaires ont reproché au Gouvernement son « manque d’anticipation » dans la gestion de l’ouragan Irma à Saint-Barthélemy et Saint-Martin, réclamant l’ouverture d’une commission d’enquête parlementaire. C’est ce que rapporte lundi Marc de Boni dans le Figaro. Face à la polémique, Emmanuel Macron et Agnès Buzyn se sont rendus sur place.   Lundi, le Premier Ministre se défendait : « Au-delà des polémiques auxquelles un certain nombre de gens sont abonnés – j’ai parfois le sentiment qu’alléchés par la souffrance, ils bondissent sur l’opportunité d’une polémique politicienne -, ce qui va (suite…)

Levothyrox, Baclofène, docétaxel : l’Agence du médicament sur la sellette

Éditorial de la 422ème Nous sommes dans l’irrationnel le plus total » répondait Agnès Buzyn, le mercredi 26 juillet 2017 lors d’une séance extraordinaire à l’Assemblée Nationale, à la question de Frédérique Tuffnell. La député LREM de la deuxième circonscription de Charente-Maritime lui demandait ainsi si l’on pouvait « envisager une autre solution que la menace pénale pour inciter nos concitoyens à faire vacciner leurs enfants » ? La réponse de la Ministre de la Santé a été lapidaire : « Sans obligation, le taux de couverture baisserait, à cause des réseaux sociaux et de la désinformation. Je souhaite redonner confiance dans les vaccins. L’obligation de vacciner signifie aussi que je prends mes responsabilités, en affirmant devant vous qu’il n’y a pas de toxicité, comme le montrent toutes les études scientifiques. » Aujourd’hui, c’est le Levothyrox qui déchaîne (suite…)

[Re]vue de Web : Levothyrox, nouveau scandale sanitaire ?

Dans le bouillonnement de l’information et des réseaux sociaux, cette semaine est émaillée d’événements marquant l’actualité et entachant la communication bien huilée du Gouvernement. RSI : de la cacophonie aux non-dits douloureux Mardi dernier, Édouard Philippe s’est rendu à Dijon pour dévoiler sa réforme en faveur des travailleurs indépendants, flanqués de Gérald Darmanin, Ministre du Budget, d’Agnès Buzyn, Ministre de la Santé et du secrétaire d’État à l’économie Benjamin Griveaux. Lire : Régime social des indépendants : de la cacophonie aux non-dits douloureux Si cette nouvelle réforme du régime social des indépendants est très attendue, elle constitue toutefois un nouveau pas vers la tentation universaliste beveridgienne de l’État. L’uniformisation de la protection sociale poursuit son cheminement sous les coups de boutoir des hauts fonctionnaires de Bercy. Régime #social des #indépendants : de la cacophonie aux (suite…)

Et si les Françaises ne faisaient plus confiance à leurs pilules ?

En décembre 2012, la plainte contre les laboratoires Bayer d’une jeune femme, victime d’un AVC après la prise de la pilule Méliane, a mis le feu aux poudres. L’Agence Nationale de Sécurité du médicament (ANSM) avait dévoilé quelques mois plus tard que les pilules de dernières générations causaient en France 20  décès et plus de 2 500 accidents thromboemboliques veineux par an. Un chiffre que l’Association des victimes d’embolie pulmonaire trouvait sous-évalué et pour qui « la réalité est sans doute plus proche de 200 décès par an« . Face à ces risques, le Ministère de la Santé a décidé une mesure controversée : le déremboursement de toutes les pilules de 3e et 4e générations. Ce scandale sanitaire a contribué à faire baisser les ventes des moyens contraceptifs. Mais, si depuis 2000 le recours à la (suite…)

PLFSS 2014 et médicament : attention danger !

Le PLFSS 2014 prévoit de modifier les conditions de prise en charge de médicaments bénéficiant du régime ATU : sale coup pour des milliers de malades gravement atteints.

Grande angoisse dans les familles de malades atteints de pathologies graves, rares ou douloureuses (parfois les trois à la fois) car une modification de la réglementation, probablement concoctée sur un coin de table par un conseiller ministériel stagiaire en attente de pantouflage, risque de priver plusieurs milliers de patients de leur ultime remède. Un amendement que nous publions en fin d’article circule en ce moment parmi les parlementaires.

ATU pointu

Une petite précision pédagogique préliminaire s’impose car la quincaillerie réglementaire relative au remboursement des médicaments est d’une complexité sordide. Commençons par le commencement. Il existe des médicaments innovants, souvent développés dans les services de pointe des hôpitaux publics, prescrits à des malades hospitalisés gravement atteints et le plus souvent en échec thérapeutique. En attendant leur autorisation de mise sur le marché (AMM) ces médicaments expérimentaux, parfois encore en phase d’essai clinique par des malades volontaires, peuvent bénéficier d’une autorisation temporaire d’utilisation (ATU, nous y sommes !) donnée par l’Agence Nationale de Sécurité des médicaments (ANSM ex-AFSSAPS). Durant cette phase, ces médicaments sont, soit remis gratuitement à l’hôpital par l’industriel, soit encore vendus à l’hôpital à un prix négocié. Dans ce cas, l’établissement peut bénéficier d’une prise en charge financière sur le compte de la dotation pour les missions d’intérêt général et d’aide à la contractualisation (MIGAC) à la main des ARS (pour être précis, il s’agit d’une sous-dotation qui répond au joli nom de Merri… mais ne compliquons pas !).

Ce serait très aisé à comprendre si l’histoire… Lire la suite…

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