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La Sécu dévoile les motifs des arrêts de travail aux employeurs

Dans les actualités cette semaine, des informations qu’on entend beaucoup; et d’autres qu’on entend moins. Balance ton hosto Sur Twitter, le hashtag #balancetonhosto a rapidement fait des émules pour dénoncer les incohérences de l’hôpital. Lancée sur le ton de la plaisanterie par un médecin, connu des réseaux sociaux, Primum non Nocere, la nouvelle est allée jusqu’aux oreilles de la Ministre de la Santé, interrogée au micro de RTL ce jeudi. « C’est un éclairage sur les dysfonctionnements« , a concédé la Ministre, tout en essayant de « relativiser » l’ampleur des informations, parfois inquiétantes, remontées par les soignants et les patients. Lire : L'hôpital au coeur des débats #BalanceTonHosto je commence. Quand ils ont construit le nouveau bloc operatoire de mon chu ils ont pensé à tout sauf aux couloirs pour transporter les malades Sauf que le (suite…)

Le rôle des aidants : une souffrance souvent méconnue

Conséquence du baby boom, les projections démographiques établissent un vieillissement accéléré de la population française dans les prochaines années. La dépendance constitue à ce titre un enjeu économique majeur de santé publique. Dans ce contexte, de nombreuses personnes s’occupent quotidiennement de leur proche en situation de perte d’autonomie. Souvent seuls, ces « aidants naturels » sont confrontés à des situations de souffrance et à une charge difficilement supportable. La récente loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, adoptée en première lecture, après examen par le Sénat, le 19 mars dernier, par 178 voix pour et aucune contre, prévoit d’allouer 365 millions d’euro pour les 8 à 9 millions de personnes, aidant un proche dépendant, malade ou handicapé âgé. Un geste suffisant pour reconnaître ces aidants de plus en plus nombreux ?

Le vieillissement de la société et l’émergence d’un « 5ème risque »

La France traverse une double transition : à la fois démographique, puisqu’elle est marquée par un vieillissement de sa population en raison de l’allongement de l’espérance de vie à la naissance, et épidémiologique, puisque, de fait, le pays se trouve confronté à l’essor des maladies chroniques et dégénératives. D’ici 2050, l’INSEE prévoit que la population de la France atteigne 70 millions d’habitants dont un habitant sur trois âgé de 60 ans ou plus, soit 22,3 millions de personnes -contre 12,6 millions en 2005 (représentant une hausse de 80 % en 45 ans).

Selon l’INSEE, au 1er janvier 2010, la part des personnes de plus de 60 ans représente 23% de la population, soit 14,8 millions de personnes. Mais, par suite du baby boom, c’est la tranche des plus de 75 ans qui est de plus en plus représentée : 9% de la population totale soit 5,8 millions de personnes. Depuis 2002, l’allocation de perte d’autonomie (APA) permet de chiffrer le nombre de personnes en dépendance modérée (GIR3 et 4) ou lourde (GIR1 et 2). La dépendance d’une personne est évaluée à partir d’une grille recensant 6 groupes iso-ressources appelés GIR : du GIR6 pour une personne encore autonome pour les actes essentiels de la vie courante à GIR1 pour une personne en fin de vie ou confinée au lit ou au fauteuil, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessite une présence indispensable et continue d’intervenants . Selon la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, citant les chiffres de la DREES, au 31 décembre 2011, 1,2 million de personnes sont bénéficiaires de l’APA dont 721 416 à domicile et 477 851 en établissements. Lire la suite…

Mourir à l’hôpital est-il un échec ?

Remanié par la Commission des Affaires Sociales, le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement est examinée aujourd’hui par les sénateurs. Concernant les aidants prenant soin d’un proche âgé, la commission des affaires sociales a proposé de renforcer le rôle des Conseils Généraux dans la prise en charge des personnes âgées, notamment dans le soutien, l’accompagnement et la valorisation des proches aidants par l’ajout de l’article 52 A.  L’observatoire national de la fin de vie (ONFV) en mars 2013 avait publié un rapport intitulé « Vivre la fin de sa vie chez soi ». Autour de 10 questions, ce document lèvait le voile sur un sujet tabou qui se pose avec acuité en France alors qu’est débattue la loi sur la fin de vie. Marisol Touraine a demandé d’engager davantage de formation sur les soins palliatifs à l’attention des professionnels de santé intervenant au chevet des patients en fin de vie.

Lire : Fin de vie, chronique d'une loi qui déçoit

Se basant sur un sondage IFOP de 2010 selon lequel 81% des Français préféraient mourir à leur domicile, le rapport de l’ONFV nuance cette représentation, parfois sacralisée ou idéalisée, de la mort au domicile. Alors qu’en réalité seulement 25% des décès surviennent au domicile, il s’agit de bien distinguer le lieu de « fin de vie » et celui du « décès ». Le plus souvent, le choix de terminer ses jours à son domicile participe plus d’une crainte de mourir seul dans un lieu déshumanisé. C’est d’ailleurs l’intitulé du sondage (« En écho aux réserves émises à l’encontre des services hospitaliers, 8 Français sur 10 préféreraient passer leur dernier instant à leur domicile », sondage IFOP de 2010, p. 8). La réponse à la question posée paraît logique : mourir dans un établissement de soins signifie pour les répondants qu’il y a eu un incident, alors que mourir chez soi est une fin « normale »…

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