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Santé : Un an après, tout reste à faire

Éditorial de la 449ème

Mardi, Christophe Castaner organisait une "soirée informelle" pour fêter la première année de Macron à l’Élysée, entre ministres et députés macronistes au Musée des Arts Forains dans le XIIème arrondissement de Paris.

Celui qui était entré "par effraction" à l'Élysée n'emporte aujourd'hui toujours pas les foules. Selon un sondage Elabe-Wavestone pour les Échos, 52% des Français estiment encore que son élection a été une "mauvaise chose" et, s'il incarne bien la fonction présidentielle, les Français restent sceptiques sur la révolution promise : ils ne sont que 20 % à penser que Macron « réforme le pays en profondeur », quand 57 % estiment qu'il ne modifie que « quelques aspects seulement » et 22 % qu'il n'aura, au final, « pas changé le pays ».

La première année n'a pas été celle des résultats même si les réformes ont été menées au pas de charge.

Dans le domaine de la santé, l'heure était plus à la conciliation avec les professionnels de santé pour dégoupiller les crispations de l'ère Touraine : réouverture tactique des négociations conventionnelles avec les chirurgiens-dentistes dans l'optique de la promesse du reste à charge 0, numéro d'équilibriste diplomatique avec les médecins pour remettre le tiers-payant sur les rails, lancement de la concertation sur la stratégie nationale de santé.

Les dossiers chauds s'accumulent et tout reste à faire. Mais, au final, malgré les sourires et les séquence de communication bien huilées, Agnès Buzyn a poursuivi cette année la politique engagée précédemment par Marisol Touraine sous Hollande.

Lire : Agnès Buzyn : le bilan de la Ministre de la Santé à 6 mois

Les crises sanitaires et/ou médiatiques n'ont pas manqué non plus. Du Lévothyrox, l'année dernière, à l'affaire Noémie Musenga qui déchaîne l'actualité ces jours-ci. Comme nous l'évoquions dans le bilan de ses six moisla gestion de ces crises a révélé le caractère fort mais mesuré de la Ministre de la Santé. Elle a d'ailleurs plutôt tiré son épingle du jeu avec une bonne gestion des crises.

Reste encore dans les cartons, annoncée pour l'année à venir, la grande réforme de l'hôpital et de sa tarification pour sortir du système de la T2A. Un chantier ambitieux et attendu.

Lire : Agnès Buzyn soupçonnée de conflits d’intérêt ?

Dernier caillou dans la sandale : selon le Canard Enchaîné, il est encore question de conflit d'intérêt avec la fin du mandat du directeur de l'INSERM en juin prochain. L'actuel directeur est Yves Lévy, accessoirement mari d'Agnès Buzyn. Pour prévenir toute polémique, cette dernière avait, dès sa prise de fonction, transféré la tutelle de l'institut au Premier Ministre. Mais le Canard accuse la Ministre de faire le forcing pour maintenir son mari à la tête de l'INSERM, quitte à user du chantage à la démission.

Crédits photos : rruilisboa

 

À propos de Vincent Fromentin

Blogueur santé et directeur de publication de La Lettre de Galilée. Voir tous ses articles.
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