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[Re]vue de Web : Levothyrox, nouveau scandale sanitaire ?

Dans le bouillonnement de l'information et des réseaux sociaux, cette semaine est émaillée d'événements marquant l'actualité et entachant la communication bien huilée du Gouvernement.

RSI : de la cacophonie aux non-dits douloureux

Mardi dernier, Édouard Philippe s'est rendu à Dijon pour dévoiler sa réforme en faveur des travailleurs indépendants, flanqués de Gérald Darmanin, Ministre du Budget, d'Agnès Buzyn, Ministre de la Santé et du secrétaire d'État à l'économie Benjamin Griveaux.

Lire : Régime social des indépendants : de la cacophonie aux non-dits douloureux

Si cette nouvelle réforme du régime social des indépendants est très attendue, elle constitue toutefois un nouveau pas vers la tentation universaliste beveridgienne de l'État. L’uniformisation de la protection sociale poursuit son cheminement sous les coups de boutoir des hauts fonctionnaires de Bercy.

Levothyrox : nouveau scandale sanitaire ?

Le Levothyrox est un médicament pour le traitement de la thyroïde, produit par le laboratoire allemand Merck. Cette hormone de synthèse est prescrite à 3 millions de patients, majoritairement des femmes. Elle figure dans les substances les plus vendues en pharmacie avec le paracétamol, l’ibuprofène ou l’amoxicilline.

La controverse vient d'un changement de formule recommandé par l'ANSM en mars 2017 afin de mieux stabiliser dans le temps la teneur en substance active. Depuis la sortie d’une nouvelle formule, en début d'année, de nombreux patients se plaignent d’effets secondaires importants.

Le Figaro dénonce le scandale d'un "système d’alerte français [qui] implose" : "Les déclarations d’effets indésirables liés au Levothyrox s’empilent. (...) Plusieurs centres de pharmacovigilance croulent tellement sous les déclarations que certains d’entre eux ne les enregistrent pas toutes ou les entassent sans vraiment les lire".

En cause, la plate-forme de déclarations des effets indésirables en ligne mise en place par Marisol Touraine (pour un coût de 2M€) qui est devenu un véritable "fourre-tout" où, de fait, "tout devient gris" et où "s’il y en a, les signaux ne sont plus visibles".

Si la Ministre de la Santé, Agnès Buzyn, sous la pression citoyenne et médiatique, s'est résolue à prendre la parole pour désamorcer la bombe et limiter l'effet de panique générale, c'est pour lancer une "mission d’information sur la question". Ouf ! On est sauvé !

Pour la Ministre, "ce n’est pas un scandale sanitaire, mais c’est une crise d’information. Nous devons sortir du registre du drame et dédramatiser l’information autour du médicament."

Pour le Dr Nau, "la ministre semble, ici, comme dépassée par une « crise d’information » dont elle a (pour partie) hérité ; dépassée aussi par le bouillonnement des réseaux sociaux et les failles récurrente du système national de pharmacovigilance – sans oublier une forme de légèreté de l’Agence nationale de sécurité des médicaments."

Tabac et terrorisme, Édouard Philippe met fin à la polémique

C'est la polémique de la rentrée des classes : s'abritant derrière une circulaire sibylline, certains établissements scolaires autoriseraient de fumer dans l'enceinte afin d'éviter, face à la menace d'attentats terroristes, toute mise en danger à l'extérieur.

Lire : Tabac, de nouveau sur la sellette.

Et ce n'est pas le Ministre de l'Éducation qui a tranché, mais bien le Premier Ministre en personne,  Édouard Philippe : "À l’heure où le gouvernement va engager une campagne de lutte contre le tabagisme, et alors que la sécurité aux abords des établissements a été renforcée dans le cadre de la nouvelle posture Vigipirate Attentats, il n’est pas question d’affaiblir le décret du 15 novembre 2006 qui interdit de fumer à l’intérieur des établissements" apprend-on dans Libération.

 

 

 

À propos de Vincent Fromentin

Blogueur santé et directeur de publication de La Lettre de Galilée. Voir tous ses articles.
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