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[Re]vue de Web : la police des idées

Cette semaine l'actualité est riche en informations. Reste à démêler la vraie de la fausse !

 

Le discret géant alimentaire Lactalis sous les feux d'un scandale alimentaire ?

Même si pour l'heure, ni la Ministre de la Santé, ni le géant alimentaire ne se sont prononcés dans cette affaire, tous les ingrédients du scandale alimentaire sont réunis. En cause : la vente, malgré un rappel de certains lots de produits Lactalis, le premier géant mondial des produits laitiers, après la contamination de bébés par des salmonelles.

Hier, c'est Bruno Le Maire, le ministre de l’économie, qui est monté au créneau en qualifiant la situation de "grave". Il a prévenu que ces "dysfonctionnements inacceptables" devront être "sanctionnés". Reste des questions à résoudre : comment cela est-il possible ? Pourquoi les laits incriminés ont été retirés rapidement et sans problème dans les officines de pharmacie et pas dans les grandes surfaces ?

Contre les fausses informations et les réseaux sociaux : le Ministère devient l'arroseur arrosé !

Les Français consacrent en 2017 1h20 quotidiennement sur les réseaux sociaux, selon le baromètre annuel du Crédoc. C'est dire combien la propagation des "fake news" est dangereuse, d'autant lorsqu'il s'agit d'informations concernant la santé des individus. Encore faut-il définir ce qu'est une fausse information. Qui en a le pouvoir. Et comment répondre aux fausses rumeurs.

Lire : Fake news : Arrachez l’ivraie pour la brûler

Et justement, le Ministère a voulu communiquer (en utilisant les réseaux sociaux). Manque de bol, c'est le Ministère de la santé via son compte Twitter qui a relayé une fake news qui n'a pas manqué de faire hurler les chirurgiens-dentistes en pleine négociations conventionnelles...

En question : un flyer explicatif de ce qui va changer en 2018 pour les Français. Pour les soins dentaires, un plafond tarifaire maximal fixé à 550€. En pleines négociations, alors que rien n'est encore acté, cela en dit long sur la vision du Gouvernement des discussions avec les professionnels de santé.

Mais aussitôt dit, aussitôt modifié par le Ministère qui rajoute sur l'affiche "pour les bénéficiaires de la CMU-C/ACS". Alors que le tarif pour les CMUC est déjà de... 410€...

Un cafouillage qui finalement entraîné le retrait du tweet... No news, good news.

Des affiches contre le sexisme et les violences des gynécologues

En marge d'un congrès de gynécologie à Lille, des affiches anonymes placardées aux alentours du centre de congrès ont marqué leur refus d'un système jugé "sexiste, patriarcal et paternaliste". Avec des slogans comme "Soigne-moi et tais-toi" ou "Mon consentement doit être demandé et son refus respecté, connard".

Alors que la démographie de ces professionnels de santé ne cesse de se dégrader depuis 10 ans, cette polémique semble assez mal venue. La défiance renforce encore plus les difficultés d'accès aux soins...

On se souvient néanmoins des diatribes de Martin Winckler n'hésitant pas à fustiger les "positions réactionnaires" des gynécologues qui n'hésitent pas à pratiquer des actes "sans nécessité" : le frottis cervical avant 25 ans et tous les ans ; l’examen gynécologique systématique pour prescrire la pilule ; l’examen gynécologique systématique annuel sans aucun motif médical ; la palpation systématique avant 40 ans des seins d’une femme qui n’a pas de symptômes.

"On peut aussi trouver non seulement superflues – car elles font partie du rituel de certains médecins – mais aussi franchement invasives et nocives : les déclarations et jugements de valeur sur le poids, le tabagisme (avant 35 ans, l’association tabac + pilule n’a pas à être « interdite »), l’orientation sexuelle, l'origine ethnique, le nombre de partenaires sexuels et les « risques » d’IST, le fait d’avoir ou non des enfants, les dangers de « l’horloge qui tourne »… Sans oublier la transphobie, qui interdit à bon nombre de personnes transgenre l'accès à un médecin, gynécologue ou non, au mépris des obligations déontologiques." ajoute le médecin blogueur.

La fin des gynécologues ?

Crédits photos : Internet Archive Book Images.

À propos de Vincent Fromentin

Blogueur santé et directeur de publication de La Lettre de Galilée.Voir tous ses articles.
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