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[Re]vue de Web : des clics et des couacs

Des couacs, orchestrés ou non, ont émaillé cette semaine d'actualités. Suscitant quelques colères...

Couacs en cascade aux Épreuves Classantes Nationales informatisées (ECNi)

Cette année, les épreuves classantes informatisées devaient se terminer le 21 juin. Mais, selon un communiqué du Ministère de l'Enseignement, "le jury a pris la décision de reprogrammer l’épreuve d’analyse de dossiers cliniques progressifs du 19 juin après-midi lorsqu’il lui a été signalé que cette épreuve comprenait un dossier très similaire à l’une des épreuves des E.C.N. tests de l’année 2016. (...) Le ministère de l’Enseignement et le ministère de la Santé assurent les étudiants de leur soutien quant au désagrément lié à la réorganisation de cette épreuve et les remercient de leur compréhension."

Digne d'un communiqué de la SNCF gare du Nord... 8450 étudiants devront replancher.

Sauf que re-boulette : on les a fait plancher sur un dossier déjà proposé.

Communiqué : "Après un premier report de l’épreuve du 19 juin après-midi au 22 juin matin, le jury des épreuves classantes nationales a dû prendre à nouveau la décision de reprogrammer l’épreuve d’analyse de dossiers cliniques progressifs du 21 juin après-midi  au 22 juin après-midi. 

Cette décision est liée à une nouvelle difficulté concernant la confidentialité d’un des dossiers, dont certains étudiants redoublants étaient susceptibles d’avoir connaissance. Un incident technique a également conduit à une interruption de l’alimentation électrique d’un des centres avec un temps de connexion corrigé pour certains  candidats."

Même topo pour l'internat d'odontologie. Selon Aurélie Haroche, pour le Journal International de Médecine, "les candidats à l’internat d’odontologie ont appris qu’ils devraient repasser le 30 juin une nouvelle épreuve de questions après qu’il ait été mis en évidence que l’une des questions à trente points avait déjà été traitée par certains candidats lors d’un entraînement facultaire."

 

Agnès Buzyn laisse fuiter sa feuille de route...

Et après ? Rien de bien extraordinaire sinon la confirmation des engagements pris par Emmanuel Macron.

La Ministre souhaite ainsi modérer les dépassement d'honoraires "par le biais combiné des contrats responsables et des négociations conventionnelles". Le Pr. Philippe Touraine aurait-il du souci à se faire ? Lui qui a maladroitement tenté de défendre sur Twitter le bilan de sa soeur, Marisol. Il n'a suscité qu'une volée de bois verts des twittos lui rappelant ses dépassements importants...

Autre sujet qu'Agnès Buzyn souhaite réformer : le reste à charge 0 à l'horizon 2022 pour l’optique ainsi que pour les prothèses dentaires et auditives.

Lire : Quand Castaner se paye la couronne de la Reine d'Angleterre

Pour y parvenir, elle souhaite "gagner en efficience tout au long de la chaîne de valeur, définir un panier de soins indispensables, à tarifs opposables, en fixant des plafonds de prix, et un partage de la prise en charge entre assurance maladie obligatoire et complémentaire".

En ligne de mire également, l'objectif de rendre "plus lisibles les offres des différents organismes complémentaires de façon à permettre aux assurés de les comparer plus facilement".

Lire : Programme santé de Macron : « révolution culturelle » ou paroles creuses ?

"Pour augmenter les moyens au service de la prévention" comme l'avait annoncé Emmanuel Macron, la Ministre mettra en place  "courant 2018 ou début 2019" "un service sanitaire de trois mois pour chaque étudiant en santé". Rien de neuf à se mettre sous la dent.

Cafouillage sur la vaccination

Un sujet épidermique, typiquement français : la vaccination. La Ministre a, aussitôt ses fonctions prises, été attaquée pour ses positions iconoclastes à propos des conflits d'intérêt. Pourtant, ses DPI en 2012 et 2014 que nous nous sommes procurées ne sont pas des bombes.

Lire : Mais qui est vraiment Agnès Buzyn ?

Mais pourquoi la Ministre de la Santé s'est-elle empressée sur ce dossier ? Sa communication est à revoir pour un sujet aussi sensible. Il était évident que tous les "anti-vaccins" s'engouffreraient dans la brèche des conflits/liens d'intérêts.

Lire : Vaccination : la loi, les lobbies ou les labos ?


Elle a donc annoncé réfléchir, en dépit de la décision du Conseil d'État de rendre obligatoire la fourniture par les laboratoires pharmaceutiques de vaccins DTP, à l'extension possible de l'obligation vaccinale infantile, de 3 à 11 vaccins.

Lire : Vaccination : la controverse lancée par le professeur Joyeux s’enflamme


Crédits photos : Tim Ebbs.

À propos de Vincent Fromentin

Blogueur santé et directeur de publication de La Lettre de Galilée. Voir tous ses articles.
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