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Revenu universel de base : utopie à la mode ou nécessité sociale ?

Si le revenu universel, ce concept à la mode, n'emporte pas l'adhésion de la majorité des Français, il  séduit néanmoins plusieurs candidats à la présidentielle comme Frédéric Lefebvre, Benoît Hamon, Marie-Noëlle Lienemann ou Nathalie Kosciusko-Morizet. On l'avait aussi déjà entendu dans la bouche de Christine Boutin en 2003 ou de Dominique de Villepin en 2011. Le revenu universel de base est-il un gadget social ou une révolution nécessaire ?

Le revenu universel est un concept à la mode dont les sirènes ont presque séduit le Sénat qui a conduit depuis mai dernier une mission d'information, présidée par Jean-Marie Vanlerenberghe, dont le rapport final a été publié la semaine dernière. Ce rapport sur l’intérêt et les formes possibles de mise en place d’un revenu de base en France, présenté par Daniel PERCHERON, revient sur cette idée humaniste qui resurgit dans le débat social actuel et propose de prudentes recommandations.

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C'est à Saint Thomas More, le pieux chancelier du roi d'Angleterre Henri VIII (qui avait payé de sa tête sa fidélité à l'Église lorsqu'il avait reproché les errements conjugaux de son roi), que l'on doit l'origine des réflexions sur l'assurance pour tous d'un revenu minimum. Dans son île utopique, le magistrat imagine une société équitable où "sans argent, l'existence pourrait être facilement garantie à chacun ; et que la clef d'or, cette bienheureuse invention qui devait nous ouvrir les portes du bonheur, nous les ferme impitoyablement". Cela a contribué à la promulgation de la loi sur les pauvres en Angleterre en 1601.

En France, aujourd'hui le revenu universel pourrait être la conséquence logique de l'instauration en 1988 du Revenu Minimum d'Insertion (RMI). C'est en tout cas ce que pense Lionel Stoléru dont les travaux ont inspiré en partie la création du RMI : "la mise en œuvre d’un revenu universel [est] l’aboutissement logique et inéluctable du processus engagé avec la création du RMI et poursuivi avec sa transformation en revenu de solidarité active (RSA)" (pp.18-19).

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La Lettre de Galilée

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À propos de Vincent Fromentin

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