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Réforme des retraites : la route est longue

Éditorial de la 434ème

Dans un de ses récents rapports, la Drees analyse les résultats d'un sondage qu'elle a réalisé pour 2016 à propos des retraites. Si les Français sont majoritairement attachés à un système de retraite public, la moitié serait ouverte à des réformes partielles en introduisant "un complément d’assurance ou d’épargne individuelle".

Lire : Retraites : la situation financière se dégrade et complique la réforme de Macron

Ainsi, selon le document "les Français se prononcent majoritairement pour une plus grande harmonisation des règles du système de retraite. 39 % considèrent qu’il ne devrait y avoir qu’un seul régime avec des caractéristiques identiques pour tous, et 45 % préfèrent qu’il y ait un socle commun de retraite, avec certaines différences selon le statut professionnel. L’organisation du système actuel, qui comprend des régimes différents selon les statuts professionnels, semble convenir uniquement à 16 % des Français. Ce résultat pourrait traduire à la fois une volonté de renforcer l’équité entre les différents régimes, et une envie de simplification et de plus grande lisibilité." (p.2)

Reste que 60% ne sont pas pour un régime unique...

Même si une majorité de Français plébiscitent un système de retraite largement universel (84%), depuis 2010, pourtant, la proportion des personnes (35%) souhaitant réserver la retraite uniquement aux cotisants est en augmentation (+10 points entre 2010 et 2016). Tous les esprits ne sont donc pas acquis à la grande réforme des retraites souhaitée par Macron.

Lire : Programme santé de Macron : « révolution culturelle » ou paroles creuses ?

Fin novembre, Jean-Paul Delevoye, le haut commissaire nommé par Macron pour mener la réforme des retraites, a auditionné les partenaires sociaux ainsi que le président du conseil d'administration de la Caisse nationale d'Assurance vieillesse (Cnav), Gérard Rivière. Selon l'Express, un simple discours du Président de la République pourrait se substituer à la loi-cadre initialement prévue pour 2018. La réforme est complexe et le sujet "conflictuel". Une loi pourrait être attendue plutôt "en 2019". Mais personne ne souhaite s'enfermer dans un calendrier.

Les réformes du Code du Travail passées à la hussarde sont des bombes à retardement : en témoigne le coup de gueule de ces "petits" au détour d'une visite officielle. En déplacement à l'hôpital Delafontaine de à Saint-Denis (93), Emmanuel Macron a été pris à partie verbalement par une infirmière, accusé d'être "brutal" dans ses réformes. "Faire tout d'un coup c'est beaucoup pour nous. Vous le ressentez pas, mais nous les petits on le ressent. Tous les décrets que vous avez faits, tous les changements, ça été brutal pour nous. Nous les petits on souffre. On veut bien du changement, mais pas brutalement comme vous le faites, avec douceur. Vous nous bousculez."

Du lièvre et de la tortue, on sait lequel arrivera premier...

Crédits photos : ENO_Studio.

 

 

 

 

À propos de Vincent Fromentin

Blogueur santé et directeur de publication de La Lettre de Galilée. Voir tous ses articles.
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