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La protection sociale au coeur des économies prévues par le Gouvernement

Comme le titraient Les Echos, la protection sociale sera le "premier gisement d'économies" du projet de budget 2015, soit 20 milliards d'euros au total sur les 50 milliards de réduction des dépenses.

Concrètement, le projet de loi de financement de la protection sociale (PLFSS) présenté et discuté demain en conseil des ministres, demandera à l'assurance maladie un effort de 3,2 milliards d'euros, soit une maîtrise de l'Objectif national de dépenses d'assurance-maladie (l'Ondam) limitée à 2,1 % contre 2,4 % en 2014. Mauvaise nouvelle présentée par la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), le dérapage des comptes de l'assurance maladie est plus grave que prévu. Des traitements plus chers que prévus auraient plombé les comptes :  un nouveau médicament contre l'hépatite C, le Sovaldi®, auait déjà coûté plus de 400 millions d’euros.

Autrement dit, le déficit de l'assurance-maladie va continuer de s'accroître cette année de 6,8 à 7,3 milliards. On limite la casse, grâce à la réforme des retraites…  enclenchée par le précédent quinquennat qui a certainement amélioré la branche vieillesse.

Lire : Assurance maladie… de mort lente

La principale vache à lait, bien commode depuis ces dernières années, reste l'industrie du médicament sur laquelle Marisol n'hésitera pas à ponctionner quelques 1,5 milliards d'euros (réévaluation des prix du médicament, réduction du volume des prescriptions, développement des génériques, etc.)

Lire : Médicament et croissance économique, les industries pharmaceutiques dans le cas K

Autre piste d'économie envisagée : la famille à hauteur de 700 millions d'euros. Sujet épidermique capable de jeter les foules dans les rues : division de la prime naissance pour le deuxième enfant, réduction du congé parental par "équité" à 6 mois, réduction de certaines allocations familiales (notamment le complément de libre choix du mode de garde), etc.

Autant de pistes que le Haut Conseil aux Finances Publiques (HCFP) a retoqué, jugées "réalistes" mais "intenables" au regard de la conjoncture économique. Comme le rapport l'Opinion, 20% des dépenses publiques sont financées par la dette. Pour 5 euros dépensés, 1 euro est emprunté… Le panier est percé et la barre des 2000 milliards d'euros de dette a été franchi. Les discussions sur le budget n'ont donc pas fini d'être houleuses.

 

Crédits photos : Mr Noded.

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