La Lettre de Galilée

Polnareff, Cannes et l’avenir de la santé

Éditorial de la 359 Éric Le Boucher n’avait certainement pas tort la semaine dernière quand il confessait vouloir voter pour l’intelligence artificielle lors des prochaines présidentielles. Si Manuel Valls fait la une de Society et bat sa coulpe (« On a fait des erreurs« ), -dans une interview coincée entre un article sur Mountain Man, l’acteur islandais devenu célèbre pour avoir « crevé les yeux de son ennemi avec les pouces » dans « Game of Thrones » et un autre article sur l’histoire secrète de Purple Rain, l’homme qui voulait être prince… On apprend dans le Challenges de cette semaine qu’Emmanuel Macron, quant à lui, pour doper son mouvement En marche ! préfère recourir au Big Data et à la « campaign technology start-up » qui a aidé Obama en 2008. Cette agence spécialisée en campagne électorale, dont s’était d’ailleurs (suite…)

D’un chapeau l’autre

Déférence gardée envers Céline si, humble gazette, la Lettre de cette semaine sur lui renchérit en plagiant le médecin banni de Meudon avec un calembour trop facile.

À nous plonger dans l’agenda de Marisol Touraine pour y chercher les recettes de l’art consommé de la persuasion on y découvre en réalité des discours bien chapeautés destinés à ne pas froisser l’auditoire pour lequel ils sont écrits. C’est donc sous le couvre-chef qu’il convient de chercher, et entre les mots, entre les lignes, qu’il faut deviner les réelles intentions.

Lire la suite…

Aporie

Les campagnes électorales les plus insipides peuvent avoir pour vertu secondaire d’enrichir le vocabulaire des gazettes. Ainsi le débat télévisé du second tour avait-il livré le terme d’« anaphore » : « Moi, président de la République, je … ». Une improvisation, en quinze strophes et un peu plus de 3 minutes, des engagements personnels du prétendant dont on imagine qu’elle fit plus pour son élection que les 60 promesses inconsistantes du candidat et dont personne ne lui tiendra grief de les oublier rapidement.

Lire la suite…

Petites flèches, boomerangs et occasions manquées

Las d’une campagne atone, les électeurs pensent maintenant aux vacances et se donnent le temps de voir surgir à l’automne les problèmes laissés en suspens dans la ouate rassurante des discours de campagne.
Muni d’un blanc seing du peuple qui vient de donner la majorité absolue au parti du président, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault va prendre le programme socialiste (« projet », dirait Marisol Touraine encore attachée à la réthorique des primaires) avec méthode.
Dans les dix casse-tête annoncés par Les Echos d’hier inscrits sur sa feuille de route figure la sempiternelle question des dépassements d’honoraires sur laquelle la mutualité française a donné l’assaut vendredi lors d’une assemblée générale extraordinaire.

Lire la suite…

Le non-choix de Sophia

Le premier tour des législatives n’aura finalement fait qu’une seule victime : l’intérêt du débat politique et sa conséquence en termes de mobilisation électorale… On frise l’électrocardiogramme plat. Alors même que l’actualité vient de servir un de ces plats roboratifs à souhait qui, à lui seul, aurait pu, aurait dû, mobiliser la classe médico-politique.
Celui-là est signé de trois enquêteurs de la maison IGAS et porte un titre peu racoleur : « Evaluation de la prise en charge du diabète » mais le fond mérite intérêt car le sujet concentre à lui seul tous les paradoxes, toutes les ambiguïtés, tous les dysfonctionnements du système de santé français.

Lire la suite…

Quelle mouche…

Sans qu’aucune étude sérieuse n’ait été conduite sur le réel impact de la distance d’accès aux soins sur l’accroissement des inégalités sociales, le « désert médical » est devenu l’expression consacrée. D’abord métaphore sahélienne pas forcément bien choisie, puis érigé en slogan par quelques géographes émules du docteur Pangloss, voilà le terme porté au pavois de la crédibilité cosmogonique du monde de la santé. Admis comme une évidence biblique, le désert médical est repris d’une même voix par les élus des territoires de toutes les tailles qui en font un viatique électoral. Et voilà, assez inattendues, les recommandations sorties des cogitations du Conseil National de l’Ordre des médecins réuni en conclave à Biarritz il y a quelques semaines : le moment est venu, nous dit-il, de mettre en place une régulation drastique des (suite…)

Normalitude

Jusqu’ici, tout va bien », titrait malicieusement l’hebdomadaire Marianne de la semaine dernière sur un arrière plan de bombe à la mêche quasi-consumée…
Il est vrai que les premiers pas du tandem Hollande-Ayrault se déroulent spectaculairement bien, ce qui est assez remarquable en terrain miné. Au moins sur le front de la politique extérieure : Obama ou Merkel n’ont pas eu beaucoup de mal à faire, avec ce novice, le deuil de leur amitié pour son expérimenté prédécesseur… La vie politique est décidément cynique !
Au plan communautaire et intérieur, les bombes allumées sont en revanche légions !

Lire la suite…

Fond de sauce, mises en bouche et mignardises

Dans l’attente du renouvellement de l’assemblée nationale, n’attendons rien de très spectaculaire. Car dans le miroton des promesses présidentielles l’essentiel des réformes annoncées relève de la loi. Le nouveau menu (la nouvelle ardoise ?) du gouvernement fraîchement constitué sera donc connu dans le détail le 3 juillet prochain, date d’ouverture de la session extraordinaire du Parlement et, probablement, du discours de politique générale.
Pour faire patienter sa clientèle de gauche et surtout ne pas la décevoir trop tôt, le nouveau chef étoilé de l’avenue de Ségur –qui, selon la presse de la semaine, se rapprocherait plus d’Anne-Sophie Pic que de Maîté– doit recourir à trois règles : mitonner, rassurer, régaler.
Lire la suite…

Hic et nunc ?

Juste après le premier tour, alors que d’évidence les jeux étaient faits pour le second et que la mine défaite des ténors de l’UMP trahissait déjà quelques prochains réglements de compte internes sur les escapades « buissionnières » de leur leader, la plupart des journaux sifflait la fin de la récréation. « Bonjour les ennuis » titrait la couverture du Point du 26 avril alors que, revenu à une ligne éditoriale un peu moins partisane, Libération du 7 mai annonçait que « pour les socialistes, le vrai travail commence ».
Omniprésente pendant la campagne, Marisol Touraine, à en croire son propre blog, accumule suffisamment de Miles pour un billet prime à destination de l’avenue de Ségur. Seulement 200 mètres séparent le QG de « transition » du nouveau président et le ministère des affaires sociales. La fille du grand sociologue de gauche, invitée sur France 2 à 13 heures et sur I-Télé à 18h30 dès le lendemain de la reprise de la Bastille par les électeurs socialistes aux troupes de Mélenchon, s’évertue à occuper l’espace visuel. L’accession au pouvoir commence par la reconnaissance d’un visage : une image doit en chasser une autre.

Lire la suite…

En continuant à utiliser le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Plus d’informations

Les paramètres des cookies sur ce site sont définis sur « accepter les cookies » pour vous offrir la meilleure expérience de navigation possible. Si vous continuez à utiliser ce site sans changer vos paramètres de cookies ou si vous cliquez sur "Accepter" ci-dessous, vous consentez à cela.

Fermer