Histoire de tauto…logies

Éditorial de la 245

Un rapport d’information du Sénat présenté le 28 janvier au nom de la commission des affaires sociales de cette respectable assemblée fait un bilan décevant de la loi Bachelot de 2009 sur les coopérations entre professionnels de santé. Pas brillant. Seulement une quarantaine de protocoles de coopération auraient vu le jour en 4 ans. La procédure qui implique la bénédiction de la HAS n’est pas sans rappeler celle infligée par la «commission Soubie» aux premiers réseaux de santé dans la décennie 90. La législature suivante avait tout bonnement transféré le pouvoir de décision aux échelons régionaux (URCAM et ARH). Pour les coopérations, les sénateurs proposent la même chose en faveur des ARS

Ce fameux article 51 de la loi HPST a été largement influencé par le contexte de psychose de la désertification médicale. Mais aujourd’hui, les parlementaires s’en défendent. Juré, craché : la coopération n’est pas animée d’arrière-pensées démographiques.
Alors que les nouvelles générations sont plutôt favorables aux regroupements, pour quelles raisons les coopérations n’ont-elles pas marché ? Ou si mal ?
Question de gros sous. Car si l’intention était louable, comment maintenir les revenus de ceux qui pouvaient « dégager du temps médical » au profit d’une équipe pour laquelle les ENMR (expériences de nouveaux mode de rémunération) étaient insuffisants.
Là aussi les sénateurs le jurent : les coopérations ne reposent pas sur des motifs économiques.

Il y a pourtant un magot dans les mains de la CNAMTS : la sous-exécution de l’objectif des dépenses de ville en 2013 (dans une situation de déficit chronique de l’assurance maladie, il y a de quoi s’interroger sur le bienfondé de la formule). En tout cas, le patron de la CSMF veille au grain. Dans Le Quotidien du Médecin d’hier, le même patron de la CSMF exprime ses doutes, craignant «un transfert du pouvoir médical».
Pouvoir ? Le mot est lâché.

À propos Remy Fromentin

Cofondateur de La Lettre de Galilée en 2007, il a mené une carrière de dirigeant au sein de l'Assurance maladie jusqu'en 2002. Il est depuis cette date consultant international. Voir tous ses articles.
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