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#FakeMed : les “médecines parallèles” en question

Éditorial de la 444ème

Lancée à l'initiative du syndicat de l'Union Française pour une Médecine Libre (UFML) créé en 2012 et présidé par le Dr Jérôme Marty, une lettre au président de l'Ordre des médecins entend alerter sur les dérives des "médecines parallèles" dans les maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP). Les médecins pointent du doigt ces professions parfois pas ou peu reconnues qui bénéficient de la notoriété et des financements publics des maisons de santé.

Lire : La santé et ses dérives sectaires.

"Cette coexistence dans une même structure de professions non soignantes et de médecins favorise une confusion pour les patients qui peuvent ainsi percevoir une caution scientifique de ces médecins parallèles et génère une déconsidération de l'exercice médical", évoquant un "risque de dérive sectaire accru du fait du cautionnement par certains médecins de ces médecines parallèles".

Sur sa page Facebook, le syndicat recense toutes les dérives, photos à l'appui : magnétiseur, réflexologue, naturopathe, etc. Autant de disciplines plus ou moins ésotériques attirées par des MSP qui peinent souvent à attirer de vrais médecins généralistes. 

Ce lundi, Le Figaro relayait une tribune de 124 signataires, initiée en début de mois sur Twitter par @Asclépios,  qui s'élèvent contre les "fake medecines", notamment l'homéopathie qui "comme les autres pratiques qualifiées de «médecines alternatives», n'est en rien scientifique". "Ces pratiques sont également coûteuses pour les finances publiques. Des formations sont assurées dans des structures recevant de l'argent public. Des consultations sont ouvertes dans des hôpitaux. Certains de ces traitements sont pris en charge par l'Assurance-maladie" ajoutent-ils.

Ils demandent ainsi au CNOM et aux pouvoirs publics de prendre leurs responsabilités et de clarifier les choses "en n'autorisant plus les médecins qui promeuvent ces pratiques à faire état de leur titre", en "supprimant les diplômes d'homéopathie, de mésothérapie ou d’acupuncture", en n'enseignant que des "formations à l'efficacité scientifiquement démontrée", ou en ne remboursant plus des soins, des médicaments ou des traitements "issus de disciplines refusant leur évaluation scientifique rigoureuse".

À l'heure où les plus hautes instances luttent sans relâche contre les "fake", il en restera toujours quelques uns pour crier à la théorie du complot et d'un nouveau tour de Big Pharma !

Crédits photos : Jacqueline Goltman, Lauren C.

À propos de Vincent Fromentin

Blogueur santé et directeur de publication de La Lettre de Galilée. Voir tous ses articles.
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